La grande distribution fait trembler le petit commerce

Economie et autres faits de société en Franche-Comté
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Bisontin la vertu
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Re: La grande distribution fait trembler le petit commerce

Message par Bisontin la vertu » jeu. 22 mai 2008, 23:00

Thierry39 a écrit :A noter que depuis quelques mois les collectivités ont le droit de préempter les baux commerciaux et fonds de commerce. Peut-être un moyen pour essayer de maintenir des commerces dans nos communes.

C'est marrant, à Grenoble, mon ancien glacier s'est fait racheter son local par la mairie : ils vont raser le pâté de maison pour y construire une voie d'accès à l'autoroute :grr1:

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Beuillot
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Re: La grande distribution fait trembler le petit commerce

Message par Beuillot » jeu. 22 mai 2008, 23:10

Personnellemnt, j'ai vraiment de la chance.
Je fais la majorité de mes courses de bouffe aux Galeries Gourmandes, filiale d'Atac, situées à 100m de chez moi dans un centre commercial du centre-ville (avec des prix à peine supérieurs à ceux des hyper), et j'ai pléthore d'épiceries ouvertes jusqu'à 21 ou 22h dans un rayon de 150m.
Hier, je suis allé acheter du boulghour et deux concombres dans l'une de ces épiceries à 50m de chez moi et je suis revenu 1h après. Là, il y a une vie de quartier, et les habitants du quartier gare de Strasbourg y sont très attachés.
Si j'y suis t'été, c'est pas pour y rêtre.

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Re: La grande distribution fait trembler le petit commerce

Message par peqa » jeu. 22 mai 2008, 23:23

Je réponds rapidement à Thierry
Dans les années 1960 les Etats Unis ont lancé un concept assez intelligent de "Shopping Park". L'idée était simple. Il s'agissait dans une zone donnée de rassembler des shopping centers, des discount stores, des bureaux, des habitations... de telle sorte que les habitants et résidents permanents de la zone couvrent par leurs achats au moins les frais fixes des installations commerciales.
J'ai étudié le cas d'une zone de ce type à Minneapolis (Southdale Shopping Center) qui était, je crois, une assez belle réussite.
Nous n'avons pas en France cette idée d'équilibre et nous créons des flux avec tous les problèmes que ceci engendre...

Je voudrais ajouter un point qui va lourdement changer la donne dans les années à venir. Il s'agit de la "respiration" des grandes villes. Depuis 3 décennies les grandes villes françaises se dépeuplent au profit des petites villes périphériques. Par exemple entre 1975 et 1990 Marseille a perdu 100 000 habitants. Des petites villes du littoral méditerranéen ont vu, en revanche, leur population croître de 50 à 100% sur la même période. Je suis certain que des phénomènes similaires sont observables en Franche Comté, notamment autour de Besançon. Ceci va boulerverser la donne de la distribution car les flux s'inversent. Même bouleversement à prévoir pour les centres ville. Les choses sont donc un peu plus compliquées pour les centres ville et il est probable que la réponse est surtout qualitative.
Mais les élus des grandes villes devraient certainement analyser de près le fait que leur population "fout le camp"... Il me semble bien que c'est perceptible à Grenoble aussi
A bientôt
Peqa

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Re: La grande distribution fait trembler le petit commerce

Message par Moulin à rata » jeu. 22 mai 2008, 23:47

La population quitte le centre-ville pour la banlieue car les loyers sont tellement élevés que, pour avoir un minimum d'espace (notamment avec des enfants), il faut s'éloigner du centre surtout quand il s'agit d'acheter...
Personnellement, j'aurais bien aimé habiter dans Paris mais c'est impossible et ma ville de banlieue a un super centre-ville très dynamique et une vraie vie de quartier.

Je ne sais pas si cette "fuite" va engendrer une respiration ou plutôt une précarisation (moins de projets d'aménagement, moins de réhabilitation...)
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Cuisiner suppose une tête légère, un esprit généreux et un coeur large. Paul Gauguin

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Re: La grande distribution fait trembler le petit commerce

Message par Bisontin la vertu » ven. 23 mai 2008, 0:08

peqa a écrit :Mais les élus des grandes villes devraient certainement analyser de près le fait que leur population "fout le camp"... Il me semble bien que c'est perceptible à Grenoble aussi


Oui, peqa, tu as entièrement raison : la population de Grenoble se remettre à croître très lentement après un creux dans les années 1980 - 1990. La croissance s'explique par l'arrivée d'une population de cadres issus de la mondialisation :corne:

Ce qui permet de rebondir sur les propos de Moulinette...

Moulin à rata a écrit :La population quitte le centre-ville pour la banlieue car les loyers sont tellement élevés que, pour avoir un minimum d'espace (notamment avec des enfants), il faut s'éloigner du centre surtout quand il s'agit d'acheter...
Personnellement, j'aurais bien aimé habiter dans Paris mais c'est impossible et ma ville de banlieue a un super centre-ville très dynamique et une vraie vie de quartier.

Je ne sais pas si cette "fuite" va engendrer une respiration ou plutôt une précarisation (moins de projets d'aménagement, moins de réhabilitation...)


Effectivement, les prix deviennent monstrueux. Actuellement, à Grenoble, en neuf, ça commence à 2 900 euros / m2 et ça atteint dépasse les 5 000 euros / m2 sur certains projets. Pour l'ancien, c'est à peine moins (mon appart de 1992 est estimé à 3000 euros / m2 !!!)
La question est : rester ou partir ? Et c'est là qu'il faut raisonner en global. Partir, oui ok, une petite maison, un petit jardin mais ensuite, il faut revenir travailler, emmener les enfants à l'école, au club de sport, chez les copains. Et avec le pétrole qui file vers les 150 dollars le baril, le budget transport devient vite prépondérant. Plus que si on avait emprunté plus pour rester en centre-ville ou un quartier limitrophe. Avec 300 euros par mois (bugdet moyen pour une voiture), on peut emprunter 50 000 euros sur 20 ans !
Ensuite au niveau de la respiration de la ville (joli terme Moulinette), c'est à la commune ou plutôt à la communauté de communes que revient la responsabilité de faire les les bons choix en évitant de privilégier des aménagements coûteux et inutiles sur le long terme

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Re: La grande distribution fait trembler le petit commerce

Message par Beuillot » ven. 23 mai 2008, 0:40

Bisontin la vertu a écrit :Effectivement, les prix deviennent monstrueux. Actuellement, à Grenoble, en neuf, ça commence à 2 900 euros / m2 et ça atteint dépasse les 5 000 euros / m2 sur certains projets. Pour l'ancien, c'est à peine moins (mon appart de 1992 est estimé à 3000 euros / m2 !!!)

::o ::o ::o
Et moi qui croyais habiter une des villes les plus chères de France!
J'ai acheté du neuf sur plan à 2250€/m2 en 2002 et ça dépasse les 3000€ actuellement.
Le prix le plus élevé que j'ai entendu est celui d'une résidence qui va se construire au bord de l'Ill: 4700€/m2.
Mais il est clair que le phénomène d'exode banlieusard est marqué: tous les villages autour de Strasbourg ont vu fleurir leurs lots de maisons individuelles et de petits immeubles de 2 étages. Des strasbourgeois qui continuent à travailler "à la capitale" s'insatallent jusqu'aux alentours de Saverne (40km). Je vous laisse imaginer l'évolution de la circulation. :angry:
Certaines personnes ont tout de même la bonne idée de laisser leur voiture à la gare et de prendre le train.
Si j'y suis t'été, c'est pas pour y rêtre.

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Re: La grande distribution fait trembler le petit commerce

Message par sochalien 25 » sam. 24 mai 2008, 19:14

Chez moi à côté de besançon (10 km environ) c'est encore pas si cher que ca, si je te dis le prix tu vas rire nous qui trouvons ca déjà cher, c'est 95€ le m2 (il y a 20 ans c'était 15€ le m2), par contre à Besançon je sais pas trop les prix mais c'est moins cher que Grenoble, à mon avis !!!

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Re: La grande distribution fait trembler le petit commerce

Message par lionel » sam. 24 mai 2008, 23:49

sochalien 25 a écrit :Chez moi à côté de besançon (10 km environ) c'est encore pas si cher que ca, si je te dis le prix tu vas rire nous qui trouvons ca déjà cher, c'est 95€ le m2 (il y a 20 ans c'était 15€ le m2), par contre à Besançon je sais pas trop les prix mais c'est moins cher que Grenoble, à mon avis !!!

Heu, tu dois te tromper, ou ne pas parler de la même chose, sochalien. :non:
A bove ante, ab asino retro, a stulto undique caveto.

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Re: La grande distribution fait trembler le petit commerce

Message par Thierry39 » mar. 27 mai 2008, 20:00

lionel a écrit :
sochalien 25 a écrit :Chez moi à côté de besançon (10 km environ) c'est encore pas si cher que ca, si je te dis le prix tu vas rire nous qui trouvons ca déjà cher, c'est 95€ le m2 (il y a 20 ans c'était 15€ le m2), par contre à Besançon je sais pas trop les prix mais c'est moins cher que Grenoble, à mon avis !!!

Heu, tu dois te tromper, ou ne pas parler de la même chose, sochalien. :non:

Oui, je pense que ça doit être des prix de m2 de terrain constructible.
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Re: La grande distribution fait trembler le petit commerce

Message par Perle39 » mar. 27 mai 2008, 20:07

Thierry39 a écrit :
lionel a écrit :
sochalien 25 a écrit :Chez moi à côté de besançon (10 km environ) c'est encore pas si cher que ca, si je te dis le prix tu vas rire nous qui trouvons ca déjà cher, c'est 95€ le m2 (il y a 20 ans c'était 15€ le m2), par contre à Besançon je sais pas trop les prix mais c'est moins cher que Grenoble, à mon avis !!!

Heu, tu dois te tromper, ou ne pas parler de la même chose, sochalien. :non:

Oui, je pense que ça doit être des prix de m2 de terrain constructible.

Moi, je crois qu'il s'agit du prix du m² à la location ...

Sochalien25 :what:

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Re: La grande distribution fait trembler le petit commerce

Message par Thierry39 » mar. 17 juin 2008, 7:44

LE PAYS
www.lepays.fr

Article du mardi 17 juin 2008

Aire urbaine
Au marché, l’assurance d’un bon produit de saison servi avec le sourire

Image
Georges Lamielle, petit producteur à Grosmagny dans le Territoire de Belfort, a toujours une carotte ou un fruit en cadeau. Photo Jean Becker

Les mentalités changent : de nombreuses ménagères préfèrent se rendre au marché pour acheter fruits et légumes. Avec l’assurance d’avoir des produits frais cultivés dans la région.
BELFORT

Si le marché Fréry à Belfort paraît morose en semaine, il n’en va pas de même le dimanche matin dans le quartier des Vosges : dès 7 h, les allées s’animent, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de la halle fraîchement rénovée. La porte franchie, des odeurs de produits frais aiguisent les papilles. En ce moment, ce sont les fraises qui parfument les étals. Et les producteurs les placent en évidence pour attirer les clients. Il y a beaucoup de monde, il faut attendre son tour pour faire ses achats, mais ici pas de numéros, la convivialité avant tout. Discussions et commentaires en tout genre vont bon train.
« Tiens c’est nouveau, il s’agit d’un chou rave de Vienne, une sorte de rave avec des goûts exquis », souligne Caroline, qui vient ici depuis plus d’un an. « Je ne raterai pas le marché, Pour moi, c’est l’assurance des bons produits du terroir. Et j’ai des points de repères : si ce n’est pas sur l’étal du maraîcher, c’est que ce ne sont pas des produits saison. »
Un peu plus loin Georges Lamielle, un habitué, reconnaît que le marché des Vosges, le dimanche matin marche bien. « Je ne vends que des produits qui poussent dans ma terre à Grosmagny », assure-t-il fièrement. Il reconnaît également que depuis le début d’année, il y a une nouvelle clientèle, qui vient au marché, rien que pour les produits bio. « C’est une mode, mais il faut expliquer à ces nouveaux clients, comment les légumes ont été plantés, le mode de production et les types d’engrais. On se rend compte que c’est une clientèle de connaisseurs et que l’on en peut pas les blouser. Ici, il n’y a pas de tromperie sur la marchandise, que de bons produits pour bien manger. »
Sandra adore l’ambiance : « Il y a le contact humain, le plaisir d’être reconnu d’un samedi sur l’autre, la possibilité de parler, de prendre son temps, et les commerçants vous reconnaissent, ce qui n’est pas le cas dans les grandes surfaces. Et il y a surtout les conseils du professionnel en fonction de la saison. » Tellement émue par son maraîcher, qu’elle en oublie de régler sa note…
Le marché des Vosges, c’est aussi un mélange de couleurs et de senteurs ; toutes les régions, et même les continents sont représentés : produits asiatiques, tunisiens, italien, portugais, africain, « chez Momo » par exemple. On est dépaysé… puis on revient au « Biau potager » de Reppe, qui cultive des légumes bio… avec déjà des tomates ou des carottes.
Sophie mise sur les produits laitiers : « Je viens au marché tous les dimanches pour acheter mon fromage. On en trouve comme nulle part ailleurs, et les fromages sont mieux affinés. »
Catherine joue la carte qualité prix : « Financièrement je m’y retrouve. J’habite en ville, alors je viens à pieds, et au marché on n’est pas obligé d’acheter les fruits et les légumes par un ou deux kilos. Si je veux trois pommes de terre et trois branches de persil, c’est possible. J’ai découvert ce marché, il y a un peu plus d’un an, et aujourd’hui je ne peux plus m’en passer. »
Sans oublier le petit grand-père qui vend trois carottes et deux choux-fleurs : il y a fort à parier, qu’en plus du sourire, il vous donnera une ou deux pommes pour vos enfants !

Jean Becker
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Re: La grande distribution fait trembler le petit commerce

Message par Beuillot » mar. 17 juin 2008, 15:34

Thierry39 a écrit :LE PAYS
http://www.lepays.fr

Article du mardi 17 juin 2008

Aire urbaine
Au marché, l’assurance d’un bon produit de saison servi avec le sourire

Image
[i]Georges Lamielle, petit producteur à Grosmagny dans le Territoire de Belfort, a toujours une carotte ou un fruit en cadeau.


Encore du lobbying anti-TdB... :angry:
Alors que nouz' aut', on y a toujours eul' sourire. :grr1:
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Re: La grande distribution fait trembler le petit commerce

Message par Thierry39 » mar. 17 juin 2008, 15:39

Beuillot a écrit :
Thierry39 a écrit :LE PAYS
http://www.lepays.fr

Article du mardi 17 juin 2008

Aire urbaine
Au marché, l’assurance d’un bon produit de saison servi avec le sourire

Image
[i]Georges Lamielle, petit producteur à Grosmagny dans le Territoire de Belfort, a toujours une carotte ou un fruit en cadeau.


Encore du lobbying anti-TdB... :angry:
Alors que nouz' aut', on y a toujours eul' sourire. :grr1:



Trop fort ! :lol: Et dire que je ne l'avais même pas remarqué en mettant l'article ...
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Re: La grande distribution fait trembler le petit commerce

Message par Texas Dog » jeu. 19 juin 2008, 1:06

Si les prix sont parfois "20% plus élevés que dans les autres pays européens", c'est parce que "plus de 85% des zones de chalandise sont considérées comme non-concurrentielles", a déclaré notre bon Premier ministre lors d'un déplacement vendredi dernier à Nancy.


Objectif du sieur Fillon : rassurer le petit commerce sur le projet de loi de modernisation de l'économie, tout en réaffirmant sa foi dans les vertus de la concurrence.

Enfin, M. Fillon a assuré que les maires pourront décider à l'avenir des conditions de la concurrence, autrement dit bloquer l'installation des grandes surfaces.

Sources : AFP
Les livres sont la lumière qui guide la civilisation. - Franklin D. Roosevelt

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Lepuix-Gy : une victoire du commerce de proximité

Message par Thierry39 » lun. 28 juil. 2008, 7:11

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Article du lundi 28 juillet 2008


Commerce La boucherie reprend ses droits à Lepuix-Gy

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Jérôme Travers (à gauche) a installé ses activités de boucherie et traiteur à Lepuix-Gy. Photo André Marie

C’est une victoire du commerce de proximité : après quatre ans de fermeture, la boucherie de Lepuix-Gy est rescussitée. Le boucher charcutier traiteur Chez Jérôme s’installe dans un village où l’on compte deux boulangeries et deux cafés.

Le paysage commercial de Lepuix-Gy, village montagnard d’environ 1300 âmes, vient de s’enrichir d’un nouveau commerce. Le rideau de l’ancienne boucherie s’est à nouveau levé jeudi matin. Jérôme Travers plus connu sous l’enseigne Chez Jérôme a quitté ces jours derniers le rayon boucherie du magasin Spar de Giromagny pour s’installer dans les locaux de l’ancienne boucherie Wimmer.
Une arrivée qui, ajoutée aux deux boulangeries épiceries et aux deux cafés existants, fait de Lepuix-Gy une commune rurale encore bien lotie en matière de commerce de proximité.

Une tradition presque centenaire

L’installation de Chez Jérôme dans les locaux de la rue de l’Église, c’est aussi le maintien d’une tradition presque centenaire. Charles Haissmann y exerçait déjà son art bien avant guerre. Après guerre c’était au tour de sa fille Marie et de son gendre Eugène Conrad de reprendre l’affaire. C’était aussi l’époque où le boucher devait savoir tout faire, abattre les bœufs, veaux et cochons à domicile. Début des années 60, l’affaire passait aux mains du fils Jean Conrad. En 1985, Jean Conrad vendait le fond de commerce à son apprenti Jacky Wimmer. Ce dernier a exploité l’affaire jusqu’en 2004, année au cours de laquelle il a décidé de quitter son village pour reprendre la boucherie Eich, place d’Armes à Belfort. Histoire de boucler la boucle, c’est maintenant au tour de Jérôme Travers, qui fut il y a 17 ans lui aussi apprenti de Jacky Wimmer de faire revivre ce commerce.

Fabrication maison

Boucher de formation, Jérôme Travers travaille ses produits dans la droite ligne des bouchers d’antan. Ici, pas de fabrication industrielle.
Saucisse, lard, jambon charcuterie sont fabriqués maison de A à Z. Une authenticité étayée par des viandes labellisées.

19 salariés

À la tête d’une entreprise de 19 salariés et, parallèlement à son activité de boucher charcutier, Jérôme Travers continue de développer une branche traiteur qui lui a permis de se forger rapidement une réputation de grande envergure.
Après avoir installé une première enseigne Chez Jérôme en 2003 à Villers-sur-Thur (68), ce battant installait en 2006 une seconde affaire au magasin SPAR à Giromagny. Le 12 janvier 2008, c’était l’ouverture à Chaux du restaurant L’Auberge du boucher dont le succès ne fait aucun doute.
En s’installant à Lepuix-Gy, Jérôme Travers bénéficiera de locaux et de conditions de travail plus adaptés notamment au niveau traiteur. « Notre rayon boucherie sera placé sous l’autorité de Pascal Pharisien et notre rayon traiteur sous la responsabilité de son épouse Sandrine », explique le patron. Les clients pourront aussi retrouver Chez Jérôme comme en 2006, tous les samedis matin au marché de Giromagny. Quant au plat du jour il est à 6,50 €.

André Marie
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Delle : commerce, de plus en plus de rideaux de fer baissés

Message par Thierry39 » lun. 16 févr. 2009, 8:21

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Article du lundi 16 février 2009


Delle : commerce, de plus en plus de rideaux de fer baissés

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Des magasins du centre-ville ont baissé rideau. Photo Louis Ducloux

Le bilan de l’activité commerciale de l’année 2008 a incité un certain nombre de commerçants à fermer boutique.

La crise économique actuelle ne va pas redonner le moral à un certain nombre de commerçants qui ont galéré durant toute l’année 2008. Le bilan des soldes peu encourageant ne va rien arranger. Des rideaux de fer sont restés fermés en ce début d’année 2009.
Les grandes surfaces Super U et Atac ont fermé leur porte. Trois cellules commerciales entourant la structure de Super U n’ont pas survécu au manque de passage de clientèle de la grande surface. À deux pas de là, le Central-Presse a toujours le rideau baissé. Au centre ville, le magasin de vêtements Diligence-California de Corinne et Dominique a été également emporté par la tourmente. La boutique de vente de vêtements de Jacqueline et son enseigne Le troc de Charline a également tiré sa révérence. Le bureau de tabac de la Grande rue a quitté Delle. Rue de l’Église et rue Scherer, de nombreuses vitrines sont vides depuis quelque temps déjà. L’Hôtel Le Moderne de l’avenue du Général-De-Gaulle a vu Brigitte cesser ses activités.
Malheureusement pour les commerçants du centre-ville, le poumon commercial de la Cité des Cariatides se déplace progressivement sur l’axe du fb de Belfort. Les grandes surfaces Intermarché et Lidl drainent la majorité de la clientèle. Le magasin Bricomarché s’agrandit avec une nouvelle construction à l’ouverture très proche. Le garage Renault de la famille Fischer en fait de même et abandonne parallèlement sa structure à Joncherey avec les 500 m² mis en vente.
Un permis de construire a été accordé pour la construction d’un magasin Netto, sur la voie de contournement Nord de la ville et à proximité des cours couverts de tennis. Un espace est encore disponible dans cette zone pour la construction de magasin de fleurs et arboriculture mais il n’y a pas de permis de construire déposé pour l’instant. Prochainement, l’agence d’assurances Macif va transférer ses bureaux de la place Charles Riche au 7, fb de Belfort. Le paysage commercial de la cité frontalière est bien en pleine transformation.


Louis Ducloux
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Re: La grande distribution fait trembler le petit commerce

Message par Thierry39 » lun. 16 févr. 2009, 8:29

LES DEPECHES LE PROGRES
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Article du dimanche 15 février 2009


Projets de village des marques: le «aïe aïe aïe» jurassien


Deux projets de villages des marques (à la façon Troyes) ont été déposés. Un « Marques Avenue » du côté de Beaune (Côte-d’Or) et un « Bergerac Outlets » pour Bellegarde (Ain). Les commerçants jurassiens inquiets sont prêts à se mobiliser


Depuis que la nouvelle est tombée, nombreux sont les Jurassiens à se frotter les mains : dans un avenir relativement proche, ils pourraient voir arriver un village des marques dans un rayon de moins de 200 kilomètres. Le concept : des « surstocks », surtout de vêtements, des collections précédentes des grandes marques, à prix cassés.
Exit les expéditions à Troyes (entre 2h30 et 3h30 de route selon la ville jurassienne de départ); Dole pourrait être à moins d’une heure de l’un des sites.
Des sites, il y en a deux en projet : un à Bellegarde, dans l’Ain, du côté de Priay, déposé par l’anglais « Bergerac Outlets » (18 000 m2, 75 boutiques et création de 600 emplois), et un autre à Levernois, à côté de Beaune, en Côte-d’Or (89 boutiques), présenté par la société « Concepts et diffusion », leader des magasins d’usine qui possède neuf centres « Marques Avenue », dont celui de Troyes.
Du côté des commerçants du Jura, en revanche, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe… quand elle n’est pas passée complètement inaperçue. Michel Dronier, président de la Fédération jurassienne du commerce, l’a appris mercredi et a immédiatement donné l’alerte à ses homologues des départements voisins ainsi qu’à la Fédération nationale, dont il est le trésorier (lire ci-dessous).
Les autres commerçants, représentants d’une union commerciale ou non, n’étaient pas au courant ou ont confondu avec un autre projet, prévu pour Tournus (Saône-et-Loire) mais retoqué il y a un an. Lequel est peut-être d’ailleurs celui qui revient sur le tapis. « On a des craintes à avoir, reconnaît Éric Nicolas, patron de deux magasins de vêtements (sports et marques) à Lons. Ces magasins sont attractifs c’est vrai, mais ça dénature nos métiers : on passe un peu pour des « brigands » face à leurs prix, mais ça reste des soldes des saisons passées. Pour moi c’est de la concurrence déloyale! Déjà que pour Troyes, les comités d’entreprise remplissent des bus entiers… »

« Aïe aïe aïe, renchérit Annie Bertin-Mourot, présidente doloise des magasins « Client Roi », adhérente d’ « Unidole » et propriétaire d’une boutique de lingerie depuis 25 ans. On s’est battus contre un supermarché Leclerc, on attend déjà une zone commerciale avec dix boutiques de 1000 m2, et maintenant ça! On va déguster. Qu’est-ce qu’on peut faire si le projet est bouclé et que tout se décide en Côte-d’Or? Je ne sais pas ce qu’on va faire, mais on va faire quelque chose! » « Tout le monde va être unanime! poursuit Sylvie Luquot, présidente de l’association des commerçants de Morez. On pensait être tranquilles depuis que le dernier projet avait été abandonné; là ça fait peur. A Troyes, il y a les marques de mon magasin de vêtements, je sais que les gens de Morez y vont. Ça peut faire mourir nos commerces, en tout cas ça ne peut que faire du mal, déjà que les gens n’achètent plus à côté de chez eux. On a déjà subi de grosses pertes sur le week-end : tout le monde va au nouveau centre commercial de Val-Thoiry. » Même son de cloche à Saint-Claude, où Sylvie Dalloz, secrétaire de l’association des commerçants, « tombe des nues. Il y en a qui vont faire des bonds, on n’était pas du tout au courant » et à Champagnole. « On est complètement opposés à ce genre de sites, insiste Bernard Morilhat, président de l’Union des commerçants. Ce n’est pas du tout le moment, avec la crise, et c’est loin d’être opportun. » Le projet de l’Ain pourrait être officialisé d’ici la fin mars; quant à celui de Beaune, il serait à l’ordre du jour de la prochaine réunion de la Commission départementale (CDAC) de Côte-d’Or, le 10 mars. Ce qui laisse un bon mois aux commerçants jurassiens pour s’organiser.
Delphine Givord


« Il faut qu’on se rassemble pour faire connaître notre contestation »
Michel Dronier, Lavans-lès-Saint-Claude, président de la Fédération jurassienne du commerce
« Je ne suis que très peu au courant, j’ai été averti par la Fédération de l’Ain. J’ai alors appelé la Chambre de commerce du Jura et les commerçants de Saône-et-Loire, qui n’étaient même pas au courant non plus. On avait monté un collectif, avec des élus, pour le village de Tournus, il a été annulé et le revoilà à Beaune. Le combat a été mené avec la Fédération française des associations de commerçants, dont je suis le trésorier, et je pense qu’on a pu peser dans la balance. Aujourd’hui, même si le projet est avancé et qu’on vient d’avoir l’info, on va faire un document commun qu’on enverra à la Préfecture de Côte d’Or en signe de contestation, j’ai donné l’alerte aux autres départements. Ce qui est nouveau cette fois, c’est qu’avec cette nouvelle loi de modernisation économique, les chambres de commerce et donc les commerçants n’ont pas été avertis.
On n’a plus de temps devant nous, tout est déjà prêt, ça arrive comme ça en catimini et ça finira par passer! Pour réagir maintenant, ça va a priori être difficile. Leur choix est bizarre : Beaune et Troyes ne sont pas loin, le nouveau deviendrait concurrent et tout se diluerait sur Dijon, où vont déjà beaucoup les Jurassiens.
Compte tenu de la fragilité actuelle du domaine du vêtement, les magasins de proximité seront d’autant plus malmenés.
Le choix du site n’a pas partout le même impact : là, tout le Jura est à portée, les distances sont raccourcies! Les gros centres, et d’abord Dole, vont en faire les frais. En Franche-Comté, on est dans une situation de crise importante avec le domaine de l’auto et les effets de cette crise ne font que commencer. Comme toutes les fédérations de commerçants, on n’est pas contre la grande distribution mais contre le monopole. On veut pouvoir garder nos magasins de proximité indépendants et sauver nos centres-villes. On est en train de vider la France de toute sa fabrication, les produits fabriqués en Chine sont multipliés par dix! Il faut sensibiliser le grand public si on veut pouvoir continuer à exister. »


REPERES
Si un nouveau village des marques venait à s’implanter à Levernois, à côté de Beaune (Côte d’Or), les principales villes du Jura se retrouveraient dans un rayon de moins de 100 kilomètres. Voici les distances, à vue de GPS :
> Depuis Dole
Dole-Troyes : 223 km, 2h20
Dole-Levernois : 66 km, 45 minutes
Dole-Bellegarde : 142 km, 1h30
> Depuis Lons-le-Saunier
Lons-le-Saunier-Troyes : 273 km, 2h50
Lons-le-Saunier-Levernois : 73 km, 1h20
Lons-le-Saunier-Bellegarde : 95 km, 1h05
> Depuis Champagnole
Champagnole-Troyes : 283 km, 3 heures
Champagnole-Levernois : 124 km, 1h25
Champagnole-Bellegarde : 130 km, 1h45
> Depuis Saint-Claude
Saint-Claude-Troyes : 330 km, 3h50
Saint-Claude-Levernois : 175 km, 2h15
Saint-Claude-Bellegarde : 80 km, 1h10
> Depuis Morez
Morez-Troyes : 313 km, 3h30
Morez-Levernois : 155 km, 1 h57
Morez-Bellegarde : 105 km, 1h35
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Tu m'prends t'y pour un idiot, de pas m'être renseigné là-d'ssus ? Un litre de vin chaque midi qu'on a droit ! et la chopine le soir !

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Pivoine
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Re: Lepuix-Gy : une victoire du commerce de proximité

Message par Pivoine » lun. 16 févr. 2009, 11:07

Thierry39 a écrit :LE PAYS
http://www.lepays.fr

Article du lundi 28 juillet 2008


Commerce La boucherie reprend ses droits à Lepuix-Gy

Une arrivée qui, ajoutée aux deux boulangeries épiceries et aux deux cafés existants, fait de Lepuix-Gy une commune rurale encore bien lotie en matière de commerce de proximité.


Fabrication maison

Boucher de formation, Jérôme Travers travaille ses produits dans la droite ligne des bouchers d’antan. Ici, pas de fabrication industrielle.
Saucisse, lard, jambon charcuterie sont fabriqués maison de A à Z. Une authenticité étayée par des viandes labellisées.

André Marie
Ca m'intéresse. Dès qu'il ne neige plus, je vais y faire un saut ::) J'aime pô la neige -:(

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