« En 1996, date de ma première visite au pays du soleil levant, ce fut un choc culturel. Depuis j'y suis allée neuf fois, et à chaque voyage je découvre d'autres choses», s'enthousiasme Françoise.
Tradition et modernité
L'exposition est composée d’objets du quotidien mais aussi d'une série de photos prises sur le vif à Tokyo où l'on découvre que tradition et modernité font partie du quotidien et se complètent. «Dans la rue se côtoient les femmes et hommes vêtus de costumes sobres, les collégiens en uniforme, les adolescentes déguisées et les élégantes portant des kimonos brodés», s'amuse la photographe. Pour s’imprégner de cette atmosphère rythmée par la tradition et la modernité, il faut du temps. «D’ailleurs, au Japon tout est affaire de temps», estime-t-elle. Le temps qui passe est célébré par de nombreux actes rituels: les fêtes du 1er janvier ou des équinoxes, les événements liés aux saisons - rougeoiement des feuilles d’érables en automne ou floraison des cerisiers au printemps.
Ce dernier événement développe chez les Japonais une véritable frénésie : ils suivent en direct, sur toutes les chaînes de télévision, l'évolution des bourgeons en prévision de la date exacte de floraison des cerisiers. «C'est un ravissement, il y a en a partout, autant en ville qu'à la campagne», s'exclame Françoise. Les Japonais sont fascinés par l’éphémère, c’est une des raisons de leur empressement à aller admirer la floraison, dont ils connaissent la brièveté. «Au moment du "hanami", on pique-nique sous les cerisiers en fleurs qui sont là uniquement pour l'esthétique puisqu’ils ne donnent pas de fruits.»
L’exposition qui aborde cette terre de contraste au travers des facettes culturelles, culinaires, vestimentaires, donne aux visiteurs une envie de découvrir cet archipel de plus de 3000 km de long.
Y ALLER Exposition visible jusqu'au 16 octobre à la Bibliothèque universitaire Lucien-Febvre, 43 faubourg des Ancêtres à Belfort. Ouverture de 9h à 19h du lundi au vendredi et de 9h à 12 h le samedi
Source: http://www.lepays.fr
Si on pouvait une fois parler du Japon en évitant le poncif "tradition et modernité".

On n'a au moins pas eu droit à "terre de contraste". Faut dire que celui-là, on le trouve à toutes les sauces: la Haute-Saône, terre de contrastes.
