Toujours défendue par l’Association Scientifique et Historique du Pays de Salins (bien qu’un peu endormie cette année), l’hypothèse d’une localisation d’Alésia à Salins-les-Bains semble relancée par un pharmacien retraité – historien : Philippe Arnould.
Après deux conférences à Salins puis Arbois en 2025, (annoncées comme « causerie », mais où l’auteur refusait le dialogue), Monsieur Arnould vient de publier ce mois d’août 2026 un livre au titre sans équivoque : « Alésia c’est Salins, dans le Jura en Séquanie (Franche-Comté) », 188 pages, au format 15,5 x 23 cm, imprimé en Italie par Amazon.
Rien de nouveau par rapport aux publications existantes sur cette hypothèse, l’auteur reprenant les mêmes arguments que les défenseurs historiques Jeandot, Mérona, Monnin et leurs successeurs, mais aucune preuve toujours de l’existence d’une fortification de l’oppidum ou de son siège par les Romains.
L’auteur s’attache à démontrer l’invalidité de la localisation d’Alésia sur le Mont Auxois, ou à Chaux-des-Crotenay, forcément, et déclare étonnamment que le livre de Danielle Porte ne propose aucun site. Il fait état de quelques affirmations surprenantes ; entre autres :
- L’emplacement d’Alésia était relativement connu du Sénat à Rome à l’époque (d’où le manque de précision par César de son emplacement) …
- L’armée de secours avait déjà été formée à Bibracte avant que Vercingétorix parte pour sa première attaque des légions romaines (la bataille préliminaire) …
- Vercingétorix barre la seule route possible pour César, l’obligeant à faire le siège d’Alésia. C’est une rengaine déjà entendue pour Chaux-des-Crotenay …
- César, puis Dion Cassius qualifiaient Alésia d’importante nécropole …
Et puis, cette affirmation dont les salinois font une preuve suprême : l’appellation « remandure » de l’opération de retrait du sel des cuves serait une survivance de l’époque Mandubienne, oubliant que pendant les quelques siècles que dura la période dite « gallo-romaine », l’extraction du sel à salins a été interrompue, les Romains préférant faire venir leur sel d’origine marine.
