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peqa
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Message par peqa »

Bonjour Domi,

Comme tu le sais l'Agence Européenne pour la Sécurité Sanitaire reste amoureuse des OGM de Monsanto.
Il va donc falloir se remonter les manches encore une fois... y compris si les 27 pays de l'UE interdisent cette culture car ils seront tous jugés, condamnés et pendus par la justice européenne et par la Commission de Bruxelles capable de prendre des décisions allant à l'encontre de toutes les opinions publiques.
Peqa
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Domi
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Message par Domi »

Les OGM en France : chronologie

Depuis que l'Union européenne s'est saisie du dossier des OGM en 1990, partisans et opposants de cette technique, qu'ils soient scientifiques, semenciers, agriculteurs ou citoyens s'affrontent sans répit. Rappel des principales dates.

23 avril 1990 : la CEE adopte deux directives, sur l'utilisation confinée des OGM pour la recherche ou à des fins industrielles, et sur la dissémination volontaire d'OGM dans l'environnement. Elle fait obligation de procéder à une évaluation.
16 juillet 1992 : publication de la loi transposant en France les directives communautaires de 1990.

18 Décembre 1996 : la Commission européenne autorise la commercialisation d'un maïs transgénique de la société Novartis.

1997
12 février : Alain Juppé, Premier ministre, annonce l'interdiction de la mise en culture de semences de maïs transgénique.
8 avril : le Parlement européen demande la suspension de la commercialisation du maïs transgénique, jusqu'à ce que la preuve de son innocuité soit établie.27 novembre : le gouvernement Jospin autorise la mise sur le marché du maïs transgénique, mais il instaure un moratoire sur celle du colza et de la betterave, plantes présentant un risque de diffusion des gènes dans l'environnement.

1998
27 janvier : plusieurs associations et un syndicat d'agriculteurs (la Confédération paysanne) lancent une "Alerte aux OGM", campagne contre la diffusion des OGM.
5 février : le ministère de l'Agriculture autorise trois variétés de maïs produites par Novartis.
18 février : condamnation à huit mois de prison avec sursis de José Bové (Confédération paysanne) pour la destruction d'un stock de semences transgéniques sur un site de Novartis dans le Lot-et-Garonne. C'est le début d'une longue série d'actions anti-OGM qui le mèneront en prison en 2003.
20-21 juin :conférence de citoyens sur l'utilisation des OGM en agriculture et dans l'alimentation, organisée par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques et rassemblant 14 citoyens débattant avec des spécialistes.
30 juillet : le gouvernement autorise deux nouvelles variété de maïs transgénique (TER 25 d'AgrEvo et MON 810 de Monsanto) mais décide un moratoire de 2 ans pour le colza et la betterave.
25 septembre : à la suite d'un recours présenté par Greenpeace, le Conseil d'Etat suspend la commercialisation du maïs transgénique autorisée en février, en vertu du principe de précaution.
7 octobre : la Commission européenne déclare illégal le moratoire imposé par la France sur la commercialisation du colza génétiquement modifié; une procédure d'infraction est ouverte contre la France.

1999
20 mai : la Commission européenne suspend les procédures d'homologation de variétés de maïs transgénique, après la parution d'une étude publiée par la revue Nature qui souligne certains risques liés au pollen.
23 juin : réunion interministérielle consacrée aux OGM ; la France demande une "suspension sur les nouvelles autorisations de mise sur le marché de lignées d'OGM" au niveau européen.
24 - 25 juin : les ministres européens de l'Environnement proposent de renforcer la législation sur la commercialisation des OGM. Deux déclarations séparées sont adoptées, la première (France, Danemark, Grèce, Italie et Luxembourg) prônant la suspension de nouvelles autorisations de mise sur le marché.
21 octobre : le comité permanent des produits alimentaires de l'UE rend obligatoire l'étiquetage des produits alimentaires contenant au moins 1% d'organismes génétiquement modifiés.

2000
21 mars : la Cour de justice européenne estime qu'un pays de l'UE qui a déposé une demande d'autorisation d'OGM auprès de la Commission doit en autoriser la mise sur le marché après décision favorable.
12 avril : le Parlement européen vote un projet de directive autorisant la culture des OGM sous de fortes précautions.
Septembre-octobre : organisation, par le secrétariat d'Etat à la Consommation, d'un "débat citoyen" sur les OGM.
22 novembre : le Conseil d'Etat valide l'arrêté du ministère de l'Agriculture de février 1998 qui autorisait la commercialisation de variétés de maïs OGM de Novartis.

2001
1er mars : le Tribunal administratif de Paris contraint le ministère de l'Agriculture à communiquer la liste des communes de France où des expérimentations de culture d'OGM sont réalisées.
12 avril : publication au Journal officiel européen d'une directive relative à la dissémination volontaire d'organismes génétiquement modifiés dans l'environnement.
23 juillet : l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) rend public un avis sur les conséquences liées à la présence fortuite de semences OGM dans des semences conventionnelles.
25 juillet : le gouvernement annonce pour l'automne la publication des dossiers de demande d'autorisation de mise en culture ou d'importation d'OGM.
Août : la Confédération paysanne et plusieurs associations qui demandent la destruction des cultures d'OGM en plein champ en raison des risques de dissémination dans l'environnement boycottent la réunion consacrée à l'élaboration d'une "charte de la transparence des essais OGM". Au cours des années suivantes, des militants anti-OGM arracheront à de nombreuses reprises des plants de cultures transgénique dans plusieurs régions.
26 septembre : le rapport Chevassus-au-Louis préconise une coexistence viable des cultures OGM et non OGM, le renforcement du dispositif de vigilance et des analyses de coûts et bénéfices avant les autorisations.

2002
4-5 février : le gouvernement organise un débat public au Conseil Economique et Social sur les OGM.
6 mars : quatre "sages" nommés par le gouvernement rendent un rapport à l'issue de ce débat public. Ils recommandent une révision totale des procédures et la refonte des commissions qui s'occupent des autorisations.
24 juin : l'Europe ratifie le Protocole sur la biosécurité, dit Protocole de Carthagène. Celui-ci rend obligatoire la mise à disposition du public de toutes les informations relatives aux risques relatifs à la circulation des OGM pour la santé humaine et pour l'environnement.
28 novembre : les ministres de l'Agriculture des Quinze fixent à 0,9% le seuil à partir duquel la présence d'OGM dans les aliments doit faire l'objet d'un étiquetage spécifique.

2003
14 janvier : Hervé Gaymard, ministre de l'Agriculture, lors de son audition par la mission d'information du Sénat sur les OGM, se prononce contre la levée du moratoire européen sur les OGM.
13 mai : les Etats-Unis, le Canada, l'Argentine, l'Egypte, l'Australie et la Nouvelle Zélande portent plainte devant l'OMC contre le moratoire européen.
15 mai : publication du rapport de la mission d'information du Sénat sur les OGM. Il présente onze propositions visant à permettre des recherches sur les OGM et demande une sortie maîtrisée du moratoire.
22 juillet : les ministres européens de l'Agriculture adoptent deux propositions de la Commission instaurant un système de traçage et d'étiquetage afin d'ouvrir la voie à la levée du moratoire appliqué depuis 1999.
10 novembre : le CRII-GEN saisit la Commission d'Accès aux Documents Administratifs (CADA) pour obtenir les procès-verbaux de la Commission du Génie Biomoléculaire à propos du maïs Mon863 (une étude dont les résultats soulèvent de nombreuses questions et divisent la communauté des experts).

2004
20 février : la Cour d'appel de Bordeaux confirme la validité de l'arrêté anti-OGM pris par le maire de Mouchan, dans le Gers. Celui-ci avait fait valoir le préjudice commercial que la présence d'OGM porterait aux agriculteurs biologiques de sa commune.
18 avril : entrée en vigueur de la législation européenne sur la traçabilité et l'étiquetage des OGM.

2005
4 avril : le rapport de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur les OGM demande une pause des essais en plein champ mais se prononce pour le principe de ces expérimentations.
9 décembre : pour la première fois, à Orléans, la justice relaxe des Faucheurs volontaires en invoquant le "danger imminent" des OGM.

2006
7 février : l'Organisation mondiale du commerce condamne l'Union européenne, exigeant qu'elle rendre sa réglementation sur les OGM conforme à ses obligations commerciales internationales.
8 février : un projet de loi sur les OGM est présenté au Conseil des ministres.
23 mars : le Sénat adopte le projet de loi sur les OGM en première lecture.
12 décembre : la Commission européenne demande à la Cour de justice européenne d'infliger des sanctions financières à la France, pour non transposition de la directive d'avril 2001.

2007
20 mars : le gouvernement transpose par décret la directive européenne d'avril 2001 sur les OGM.
25 octobre : le Grenelle de l'environnement préconise la suspension des cultures commerciales d'OGM en France jusqu'à une expertise indépendante.

2008
9 janvier : le président de la Haute Autorité provisoire sur les OGM fait état de "faits scientifiques nouveaux négatifs" à propos du maïs MON 810 et préconise sa suspension.
9 février : la France suspend la culture du maïs MON 810, seule variété de maïs trangénique autorisée et cultivée en France.
22 mai : adoption par le Parlement de la loi sur les OGM qui reconnaît "la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM" en France.
19 juin : le Conseil constitutionnel valide la loi OGM adoptée en mai.
9 décembre : la France est condamnée par la Cour européenne de Justice à une amende de 10 millions d'euros pour avoir tardé à prendre des mesures contre les infractions commises contre les cultures OGM.

2009
11 février : l'Afssa estime que le maïs MON 810 ne présente pas de danger pour la santé humaine. Le gouvernement maintient néanmoins son moratoire.
16 février : la France plaide avec succès à Bruxelles en faveur du maintien de l'interdiction de la culture de cet OGM sur le territoire national.
2 mars : les pays de l'UE refusent de forcer l'Autriche et la Hongrie à cultiver le maïs génétiquement modifié MON 810, contrairement à ce que leur demandait la Commission européenne.
19 juin : onze pays de l'Union européenne réclament la possibilité d'interdire la culture de semences génétiquement modifiées sur leur territoire.
30 juin : l'autorité européenne de la sécurité alimentaire (EFSA) juge la culture du maïs MON 810, interdite dans six pays européens, sans risque pour la santé et l'environnement.


Catherine Gouëset

Source : http://www.lexpress.fr/actualite/enviro ... 73626.html





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Re: OGM

Message par Domi »

OGM : encore une pierre dans le jardin transgénique

On savait que les insectes ravageurs mutent pour s'adapter à la toxine insecticide émise par les OGM.

Ce phénomène est de nature à annuler le principal effet bénéfique vanté par les firmes biotechnologiques et l'industrie connexe.

Nouvelle preuve à l'appui, publiée début juillet dans la revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) : un lépidoptère ravageur, Pectinophora gossypiella, a muté pour résister à un coton transgénique dernier modèle. Ce coton OGM produit deux toxines : en effet, ayant constaté que les insectes savent s'adapter à une toxine, les firmes biotech ont voulu croire que la solution était de fabriquer un OGM produisant plusieurs toxines : deux, par exemple, Cry1Ac et Cry2Ab (des toxines Bt). Hélas ! Selon, des travaux nord-américains, Pectinophora gossypiella s'est adapté simultané-ment aux deux toxines, au point de supporter 240 fois la dose létale du premier, et 420 fois celle du second.

La presse nous dit que « l'éventualité de voir un insecte s'adapter simultanément à deux toxines – chacune ciblant des segments différents de l'organisme du lépidoptère – était jusqu'à présent tenue pour improbable par un grand nombre de chercheurs ». Plus exactement : par les chercheurs salariés des multinationales biotech...

Ceci démontre que :

- la nature est plus forte que le « trans » ;

- les « chercheurs » des multinationales ne cherchent qu'à masquer les problèmes dans l'intérêt du business ;

- sur le plan de la lutte contre les insectes, autant que sur le plan de la productivité (cf les suicides de paysans indiens et le maïs stérile en Afrique du Sud), le business OGM repose sur une esbroufe ;

- les bien-pensants mentent quand ils affirment que l'industrie OGM travaille dans l'intérêt des paysans.

La nature se défend victorieusement contre la violence technique. Plus cette violence s'aggravera pour essayer de surmonter les ripostes de la nature, plus celles-ci s'amplifieront et deviendront imprévisibles ; ce qui ouvrira un cycle dont l'homme ne maîtrise aucune perspective. Les phénomènes constatés aujourd'hui ne sont que de petits avertissements...

Ces données du problème sont désormais sous les yeux de tous, y compris des ********** de bonne volonté qui croyaient devoir défendre les OGM à cause de l'argument fallacieux : « c'est pour nourrir les pauvres ».


Source : revue scientifique PNAS

j'ai enlever le lien qui gênait avec toutes mes excuses :oui:
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Message par lionel »

Domi a écrit :[Ces données du problème sont désormais sous les yeux de tous, y compris des catholiques de bonne volonté qui croyaient devoir défendre les OGM à cause de l'argument fallacieux : « c'est pour nourrir les pauvres ».
C'est dans une revue scientifique, ça ? :what: Après avoir suivi ton lien, j'en doute fort, Domi. :non:
A bove ante, ab asino retro, a stulto undique caveto.
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Message par peqa »

Domi... les cathos ne sont pas tous des ploucks...!
D'ailleurs la pauvreté des uns n'est que le reflet de l'accumulation inutile de richesses par qq autres. Encore très récemment le pape a été très clair sur cette question!
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Message par Domi »

lionel a écrit :
Domi a écrit :[Ces données du problème sont désormais sous les yeux de tous, y compris des catholiques de bonne volonté qui croyaient devoir défendre les OGM à cause de l'argument fallacieux : « c'est pour nourrir les pauvres ».
C'est dans une revue scientifique, ça ? :what: Après avoir suivi ton lien, j'en doute fort, Domi. :non:
je n'ai pas dit que c'était scientifique et puis c'est un blog il n'engage que l'auteur mais en aucun cas mes pensées , chacun comme je l'ai déjà dit plusieurs fois
est libre de pensé , de croire, de ne pas croire à ce qu'il veut après c'est chacun mais n'allez pas penser que c'est l'expression de mes idées :non: :non:

si ça gène Yoyo ont peut enlever le lien c'est tout :kiss:

je m'excuse d'avoir été mal interpréter !! :oui:
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Message par peqa »

Merci pour la liberté de penser Domi.... beaucoup d'hommes sont morts (et meurent encore aujourd'hui) pour obtenir cette liberté.
Mais, de grâce, lis avec attention ce que tu souhaites publier ici car il y a parfois des conn... et des provocations. Laisse celà à ceux qui ont envie de provoquer... Ici nous essayons de rester entre gens de bonne compagnie!
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Message par Domi »

je vais pas faire de Polémique Peqa , mais je voudrait simplement te dire que ce n'est pas nécessairement des âneries et des provocations nous sommes dans un pays ou ils reste la liberté de parler et de pensé quoique!

DOnc si tu à des articles ou des idées pourquoi pas les publier mais je suis tanné de toutes ses remarques quelques fois désobligeantes , j'ai toujours respectés :euh: les autres je pense .

mais si ça va pas c'est simple je laisses tomber tout ça comme ça tu pourra lire ce qui te plait /
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Message par peqa »

Merci Domi de réagir... mais note que je ne lis pas ce qui me plait! Je lis ce qui me semble raisonnable et sensé. C'est vrai que ça élimine pas mal de choses!
A bientôt
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Message par Domi »

peqa a écrit : Je lis ce qui me semble raisonnable et sensé. [Peqa
que ceux tu dire par censé et raisonnable?

l'ouverture d'esprit je pense permet de lire et d'analyser des idées qui ne sont pas l es nôtre c'est pas ça qui nous permet de grandir chaque jour vers une certaines connaissances?

après que tu n'y adhère pas est autres choses , mais elle n'engage que t'a personne .

donc je prend acte de ton commentaire et donc je ne posterait plus afin que tu puis lire ce qui te plait !! voilà !!! c'est fini !!
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Message par peqa »

Bonsoir Domi,

Tu réagis trop vivement - je crois - à des remarques assez spontanées de ma part.
Tes messages m'ont appris beaucoup de choses et m'ont permis d'aller un peu plus loin sur des sujets que j'ignorais vraiment. Je découvre par exemple que le riz est un problème OGM au moins aussi sérieux que le maïs... pour ne prendre que ces deux exemples.
Dans tous les articles que tu as publié certains sont remarquablement bien fait et j'apprécie. D'autres sont médiocres et parfois provoquants, inutilement d'ailleurs. Le respect de la planète n'a nul besoin de provocation car c'est en soi une obligation suffisante et gigantesque.
Donc je ne respecte pas les provocateurs car il me font perdre du temps par rapport à l'essentiel. C'est cela que j'ai voulu dire à plusieurs reprises.
Ceci étant dit je lis tes rubriques sauf quand il est vraiment trop tard le soir...
A bientôt
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Message par Beuillot »

peqa a écrit :Merci Domi de réagir... mais note que je ne lis pas ce qui me plait! Je lis ce qui me semble raisonnable et sensé. C'est vrai que ça élimine pas mal de choses!
Et forcément, c'est très subjectif.
Je ne pense pas que Domi ait l'intention de blesser qui que ce soit ni de faire de la provoc' pure et dure.
Cette remarque malencontreuse sur un groupe de personnes laissée dans le texte d'origine ne relève à mon avis que d'une maladresse.
Et c'est la fin de l'année, il doit être fatigué. :;)
Bonnes vacances, Domi. :kiss:
Si j'y suis t'été, c'est pas pour y rêtre.

Comme ça. Pour rien.
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Message par Domi »

Le parc naturel des monts d'Ardèche bannit les OGM


Aubenas Correspondante

Huit ans après sa création, le parc naturel régional (PNR) des monts d'Ardèche est le premier en France à décider d'exclure totalement de son territoire la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) - qui sont déjà l'objet d'une mesure de suspension sur le territoire français. Un accord a en été conclu en ce sens, en septembre, entre la chambre d'agriculture et le parc ardéchois.
La direction de ce dernier a saisi la possibilité offerte par la loi du 25 juin 2008 d'interdire la culture des OGM sur tout ou partie des territoires des PNR, et ce à deux conditions : que cette option soit inscrite dans la charte du parc et que celle-ci bénéficie de "l'accord unanime des exploitants agricoles concernés".
Sur le même sujet

Si la révision de la charte du PNR des monts d'Ardèche était programmée pour 2009, il semblait plus difficile d'obtenir l'accord de ses 2 600 exploitants agricoles. De plus, que faire lors de l'arrivée d'un nouvel agriculteur ? Pour contourner ces difficultés, ce n'est pas l'accord unanime de ces derniers mais celui de leurs représentants syndicaux - la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) et la Confédération paysanne, en l'occurrence - qui a prévalu.

Préserver les AOC

Cette décision est l'aboutissement d'un long travail collectif, soutenu par le conseil général. Quatre élus départementaux figurent parmi les vingt-neuf membres du bureau du parc, où la chambre d'agriculture dispose également d'un siège, qu'occupe son président, Jean-Luc Flaugère.

"Je n'ai pas les compétences pour dire si les OGM constituent quelque chose de bien ou de mal, explique celui-ci. Il y a une haute autorité qui travaille là-dessus. Mais en ce qui concerne le PNR, je n'ai pas hésité : il faut préserver les produits, les paysages, les habitants du parc, ainsi que les cultures qui ont besoin d'un périmètre de protection. L'Ardèche et les OGM ne font pas bon ménage..."

"L'une des missions des parcs, qui sont des conservatoires d'environnement, est de protéger la biodiversité, enchaîne le président du parc naturel, Franck Bréchon, qui espère faire école. On est aujourd'hui vierge de culture transgénique, mais il s'agit de se garantir pour l'avenir. En Ardèche, il y a de plus en plus de producteurs bio. L'interdiction des OGM est une question d'éthique qui assure l'absence totale de contamination et aussi la sauvegarde de nos quatre appellations d'origine contrôlée : la châtaigne, le picodon, le boeuf fin gras du Mézenc et, en zone limitrophe, le vin des côtes du Vivarais."

Le parc naturel des monts d'Ardèche s'étend sur le tiers du département, essentiellement des zones de pentes dont l'altitude varie de 170 m à 1 753 m (mont Mézenc). En tout, un territoire de 180 000 hectares, 61 600 habitants et 132 communes où sont privilégiées les activités patrimoniales. L'exploitation intensive est bannie sur les monts d'Ardèche, qui privilégient les cultures en terrasses de myrtilles sauvages, les variétés de châtaignes, les fruits anciens ou encore des élevages bovins ou caprins.

La décision d'interdire des OGM a pour arrière-plan la volonté de valoriser l'écotourisme dans la région. Ce sera un atout de plus pour un territoire qui séduit déjà nombre de citadins, notamment ceux de la région Rhône-Alpes.

Carole Dumas

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Re: OGM

Message par peqa »

Je salue le courage des Ardéchois en face des OGM en espérant qu'ils feront d'autres émules. Je crois que quelques communes ont adopté la même position, ce qui est courageux de la part des élus!
Celà dit, hélas, les comptes de Monsanto vont plutôt bien: certes les ventes de Round Up régressent (assez violemment semble-t-il) mais celles d'OGM progressent et fournissent un très bon bénéfice à Monsanto. Ceci signifie, en clair, que les batailles vont se poursuivre en Europe sur les OGM car Monsanto n'est certainement pas décidé à baisser les bras. La Commission va encore nous sortir des trucs pas possible! Il va falloir aiguiser à nouveau les faucilles (et les marteaux ajouterait Staline...que Dieu le repose!)
Enfin...drôle de planète!
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Re: OGM

Message par Domi »

Une étude prouve la nocivité pour l'organisme de trois maïs Monsanto

une étude publiée dans la revue International Journal of Biological Sciences démontre la toxicité de trois maïs génétiquement modifiés du semencier américain Monsanto, a annoncé vendredi 11 décembre le Comité de recherche et d'information indépendant sur le génie génétique (Criigen, basé à Caen), qui a participé à cette étude.

Nous avons prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés. […] A chaque fois, pour les trois OGM, les reins et le foie, qui sont les principaux organes réagissant lors d'une intoxication alimentaire chimique, ont des problèmes", a indiqué Gilles-Eric Séralini, expert membre de la Commission pour la réévaluation des biotechnologies, créée en 2008 par l'UE.

Universitaires de Caen et Rouen et chercheurs du Criigen se sont basés sur les relevés fournis par Monsanto aux autorités sanitaires pour obtenir le feu vert à la commercialisation, mais ils en tirent des conclusions différentes après de nouveaux calculs statistiques. Selon le Pr Séralini, les autorités sanitaires se basent sur la lecture des conclusions présentées par Monsanto et non sur celles de l'ensemble des chiffres. Les chercheurs ont, eux, pu obtenir l'intégralité des documents après décision de justice.

"Les tests de Monsanto, réalisés sur quatre-vingt-dix jours, ne sont à l'évidence pas assez longs pour pouvoir dire si cela déclenche des maladies chroniques. C'est pourquoi nous demandons des tests d'au moins deux ans", a expliqué un chercheur. Les scientifiques demandent en conséquence la "ferme interdiction" de l'importation et de la culture de ces OGM.

Ces trois OGM (MON810, MON863 et NK603) "sont approuvés pour la consommation animale et humaine dans l'UE et aux Etats-Unis" notamment, précise ke Pr Séralini. "Dans l'UE, seul le MON810 est cultivé dans certains pays (surtout en Espagne), les autres sont importés", ajoute-t-il encore. Une réunion des ministres de l'UE est prévue au sujet des MON810 et NK603 lundi.

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Re: OGM

Message par peqa »

Salut Domi,
Tu seras certainement intéressé d'apprendre que les comptes de Monsanto viennent de virer au rouge (au dernier trimestre 2009), assez sévèrement d'ailleurs. En cause l'effondrement des ventes de round up. Mais les OGM valent aussi de gros ennuis à Monsanto, notamment en Afrique du Sud.
Bien sûr ils ne vont pas rester les bras croisés et il faut donc s'attendre à de nouveaux efforts de promotion de leur part en Europe.
Mais enfin c'est peut être aussi un signe avant coureur d'un rejet croissant des stratégies de cet industriel.

A bientôt
Peqa
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Message par Domi »

Et voilà c'est repartie pour un tour ont voit le peut de sagesse de ceux qui nous dirige non !! :invis: -:(

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L'Europe autorise la culture d'une pomme de terre OGM

La Commission européenne autorise, «à des fins industrielles», la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF.

La Commission européenne a annoncé, ce mardi, qu'elle autorisait la culture d'une pomme de terre OGM. Baptisé «Amflora», ce tubercule ne pourra être cultivé «qu'à des fins industrielles», pour l'amidon et pour l'alimentation animale.

Cette décision relance la question des OGM en Europe. La dernière fois que la Commission a autorisé la culture d'un OGM remonte à 1998 avec le maïs Mon 810. «Des réponses ont été apportées à toutes les questions scientifiques, particulièrement celles concernant la santé», a expliqué John Dalli, le commissaire à la santé et à la protection des consommateurs pour justifier ce choix dans une Europe où les opinions publiques sont très divisées sur le sujet. «Nous devons continuer d'aller de l'avant dans l'ère nouvelle des technologies», a-t-il poursuivi avant d'ajouter: «Tout délai supplémentaire aurait été injustifié».

Destinée à la fabrication de papier glacé

Une victoire pour le groupe allemand BASF à qui revient la paternité de cette pomme de terre pour laquelle il a déposé sa première demande d'autorisation il y a 13 ans. L'industriel n'attend plus que l'approbation formelle de la Suède avant de se lancer dans la commercialisation de cette variété destinée essentiellement à la fabrication de papier glacé ou de certains bétons et adhésifs. «Une utilisation alimentaire n'est pas prévue», insistait le groupe hier.

Les réactions pour autant ne se sont pas fait attendre. Alors que les associations écologistes de Bruxelles se disaient choquées en raison notamment «d'inquiétudes au sujet d'un gène résistant aux antibiotiques» et d'un risque de dissémination, les Verts ont également vivement réagi, ainsi que le ministre italien de l'Agriculture. «Nous sommes contre cette décision», a-t-il déclaré. «Le fait de rompre la prudence d'usage qui était respectée depuis 1998 est un acte qui risque de modifier profondément le secteur primaire européen. Non seulement nous ne nous reconnaissons pas dans cette décision mais nous tenons à répéter que nous ne permettrons pas que cela remette en question la souveraineté des Etats membres en la matière».

En France, Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie a annoncé de son côté qu'il attendait l'avis du HCB (haut conseil sur les biotechnologies) sur cette pomme de terre pour prendre la décision d'autoriser ou non, sa culture. En cas de refus, il devra comme pour le maïs Mon 810 mettre en place une nouvelle clause de sauvegarde. A moins que d'ici là, la proposition de la Commission européenne de laisser aux états membres plus de latitude pour décider de cultiver ou non des OGM sur leur territoire ait été adoptée.
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Re: OGM

Message par Domi »

OGM : commercialisation ou culture, une vraie différence

Contrairement à la seule commercialisation, la culture transgénique peut comporter des risques environnementaux.

Si l'autorisation de la culture d'Amflora, une pomme de terre génétiquement modifiée, fait couler beaucoup d'encre, celle visant l'importation et la commercialisation du maïs transgénique passe quasiment inaperçue. Pour quelle raison ? Dans le cas de la seule commercialisation, il est souvent question de risques éventuels pour la santé humaine. Mais jusqu'à présent, les études montrent qu'ils sont nuls dans le cas des plantes autorisées.

Lorsqu'on parle de culture, c'est autre chose : il faut en effet ajouter les risques environnementaux. «Avec du maïs importé les risques de dissémination sont extrêmement faibles. Il pourrait éventuellement s'agir de quelques graines qui tombent d'un camion et qui poussent et que l'on peut supprimer, explique le chercheur Jean-Jacques Leguay, vice-président du comité scientifique du Haut Conseil des biotechnologies (HCB). En revanche, si ce même maïs est cultivé, il peut y avoir une dissémination du pollen qui fécondera d'autres cultures de maïs non transgénique.» Cela peut alors devenir un problème économique pour un agriculteur qui aurait choisi de faire de l'agriculture biologique. Il perdrait son label. C'est ainsi que le HCB «a émis quelques réserves pour la betterave transgénique», rappelle Jean-Christophe Pages, le président de son comité scientifique.

Borloo saisit le Haut Conseil des biotechnologies

Concernant la pomme de terre Amflora, Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie, a saisi le HCB pour qu'il donne un avis attendu dans les prochains mois. C'est au nom de la protection de l'environnement que les ministères de l'Écologie et de l'Agriculture ont activé, il y a deux ans, la clause de sauvegarde pour le maïs MON810 jusqu'alors cultivé dans le sud-ouest de la France. S'il devait y avoir des réserves pour Amflora, ce qui pour le moment n'est pas le cas, les ministres pourraient faire de même avec ce tubercule.

À moins que d'ici là, l'Europe ait effectivement choisi de «laisser aux États membres plus de latitude qu'aujourd'hui pour décider de cultiver ou non des OGM». C'est en tout cas ce qu'elle annonce dans son communiqué. Une façon pour la Commission de se dédouaner dans un dossier très conflictuel qui l'oppose à certains pays comme la France, l'Italie, l'Autriche ou le Luxembourg… Les Vingt-Sept n'arrivant jamais à se mettre d'accord, la décision en matière de culture d'OGM revient systématiquement à la Commission dont les décisions sont, quoi qu'il arrive, critiquées.
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Re: OGM

Message par Domi »

L'innocuité de la pomme de terre transgénique mise en cause

lemonde.fr

Bruxelles, envoyés spéciaux

La reprise des cultures transgéniques en Europe ne devrait pas se dérouler aisément. L'autorisation d'une pomme de terre transgénique, mardi 2 mars, par la Commisson européenne, a suscité de vives réactions.

La firme allemande BASF, qui a mis au point cette variété, s'est réjouie de la décision, tandis que l'organisation des industriels des biotechnologies agricoles, Europabio, s'est déclarée "encouragée par cette approche fondée sur la réglementation". Europabio souligne que dix-sept OGM (organismes génétiquement modifiés) sont actuellement en cours de procédure d'autorisation.

L'Allemagne, la Suède, la République tchèque et les Pays-Bas devraient commencer à cultiver cet OGM (organisme génétiquement modifié) au printemps. L'Italie et l'Autriche ont en revanche immédiatement annoncé leur intention d'interdire sa culture.

Le gouvernement français, qui a, comme six autres pays européens, suspendu sine die la culture du maïs Mon 810 (autorisé par l'Europe en 1998), a indiqué par un communiqué du ministère de l'Ecologie qu'il "allait saisir le Haut conseil des biotechnologies (HCB), notamment sur la présence dans cette pomme de terre d'un gène de résistance à un antibiotique." Le 1er mars, le Fonds stratégique d'investissement français a annoncé l'injection de 150 millions d'euros dans la coopérative Limagrain, qui développe des OGM.

Les organisations écologistes (Greenpeace, Friends of the Earth, France nature environnement) ont de leur côté vivement critiqué la décision de Bruxelles. Quant aux députés Verts européens, ils stigmatisent "l'incapacité des commissaires à prendre en compte les points de vue clairement exprimés par un nombre important des Etats membres ainsi que par une large majorité des citoyens européens."

L'annonce a été faite par le commissaire européen à la santé et à la protection des consommateurs, John Dalli. C'est la première fois depuis douze ans que l'Union européenne délivre une telle autorisation. Dénommée Amflora, cette pomme de terre a été génétiquement modifiée afin d'augmenter son contenu en un composant chimique de l'amidon, l'amylopectine, dans le but de satisfaire des usages dans l'industrie du papier.

La validité scientifique de la décision suscite de vives interrogations. La pomme de terre Amflora contient en effet un gène de résistance aux antibiotiques kanamycine et neomycine. Or, la directive européenne sur les OGM 2001-18 prévoyait (son article4-2) "l'élimination" de tels marqueurs, pour éviter l'éventuelle émergence de bactéries résistantes.

INDÉPENDANCE

L'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA), sur les avis de laquelle la Commission se repose, a cependant jugé que ce marqueur ne posait pas de problème. Pourtant, deux avis de l'Organisation mondiale de la santé, en février 2005, et de l'Agence européenne des médicaments (EMEA), en février 2007, ont estimé que les antibiotiques concernés avaient un caractère thérapeutique notable. La position de l'AESA n'apparaît donc pas totalement convaincante. Pour Greenpeace, l'acceptation d'un OGM doté d'un marqueur de résistance aux antibiotiques est "incohérent".

L'indépendance de l'AESA est, d'autre part, sujet à controverse depuis que l'Observatoire européen des multinationales (CEO) a révélé en janvier que la coordinatrice scientifique du groupe d'experts sur les OGM de l'AESA, Suzy Renckens, avait été embauchée en 2008 par le groupe Syngenta, qui produit des OGM : la société espère notamment que son maïs Bt 11 sera prochainement autorisé.

Les critiques à l'égard de l'agence européenne ont été relayées par les Etats membres : le 4 décembre 2008, le conseil des ministres européens de l'environnement avait adopté à l'unanimité des conclusions demandant d'"améliorer" le système d'expertise communautaire et "une évaluation détaillée des effets à long terme sur l'environnement" des OGM. Mais depuis cette réunion, peu de changements ont été apportés. Selon des fonctionnaires européens, "la réforme de l'ASEA n'est pas à l'ordre du jour".

En fait, plutôt que de renouveler la méthode d'expertise, la Commission préfère assouplir le processus d'autorisation. D'ores et déjà, a indiqué John Dalli, "chaque Etat est libre d'autoriser ou non la culture de cet OGM". D'ici à l'été, des réflexions seront menées au sein de la Commission de façon à donner plus de souplesse aux Etats membres pour appliquer, ou pas, sur leur territoire, les autorisations accordées au niveau européen. Il s'agit d'élargir leur marge de manœuvre, soit dans le cadre de la législation existante, soit en refondant les lois européennes.
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Re: OGM

Message par Domi »

]Et voilà c'est repartie pour un tour ont voit le peut de sagesse de ceux qui nous dirige non !! :invis: -:(

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L'Europe autorise la culture d'une pomme de terre OGM

La Commission européenne autorise, «à des fins industrielles», la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF.

La Commission européenne a annoncé, ce mardi, qu'elle autorisait la culture d'une pomme de terre OGM. Baptisé «Amflora», ce tubercule ne pourra être cultivé «qu'à des fins industrielles», pour l'amidon et pour l'alimentation animale.

Cette décision relance la question des OGM en Europe. La dernière fois que la Commission a autorisé la culture d'un OGM remonte à 1998 avec le maïs Mon 810. «Des réponses ont été apportées à toutes les questions scientifiques, particulièrement celles concernant la santé», a expliqué John Dalli, le commissaire à la santé et à la protection des consommateurs pour justifier ce choix dans une Europe où les opinions publiques sont très divisées sur le sujet. «Nous devons continuer d'aller de l'avant dans l'ère nouvelle des technologies», a-t-il poursuivi avant d'ajouter: «Tout délai supplémentaire aurait été injustifié».

Destinée à la fabrication de papier glacé

Une victoire pour le groupe allemand BASF à qui revient la paternité de cette pomme de terre pour laquelle il a déposé sa première demande d'autorisation il y a 13 ans. L'industriel n'attend plus que l'approbation formelle de la Suède avant de se lancer dans la commercialisation de cette variété destinée essentiellement à la fabrication de papier glacé ou de certains bétons et adhésifs. «Une utilisation alimentaire n'est pas prévue», insistait le groupe hier.

Les réactions pour autant ne se sont pas fait attendre. Alors que les associations écologistes de Bruxelles se disaient choquées en raison notamment «d'inquiétudes au sujet d'un gène résistant aux antibiotiques» et d'un risque de dissémination, les Verts ont également vivement réagi, ainsi que le ministre italien de l'Agriculture. «Nous sommes contre cette décision», a-t-il déclaré. «Le fait de rompre la prudence d'usage qui était respectée depuis 1998 est un acte qui risque de modifier profondément le secteur primaire européen. Non seulement nous ne nous reconnaissons pas dans cette décision mais nous tenons à répéter que nous ne permettrons pas que cela remette en question la souveraineté des Etats membres en la matière».

En France, Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie a annoncé de son côté qu'il attendait l'avis du HCB (haut conseil sur les biotechnologies) sur cette pomme de terre pour prendre la décision d'autoriser ou non, sa culture. En cas de refus, il devra comme pour le maïs Mon 810 mettre en place une nouvelle clause de sauvegarde. A moins que d'ici là, la proposition de la Commission européenne de laisser aux états membres plus de latitude pour décider de cultiver ou non des OGM sur leur territoire ait été adoptée.
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