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Arrêt programmé de l'ampoule traditionnelle

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Conformément au calendrier publié lundi, les ampoules de 100 Watt et plus ne seront plus commercialisées sur le territoire de l'UE dès le 1er septembre 2009

Amateurs de bonnes vieilles ampoules à incandescence, faites le plein. L'Union européenne (UE) a publié hier le calendrier visant à supprimer la commercialisation de ces ampoules.
Dès le 1er septembre 2009, les ampoules traditionnelles de 100 watts et plus disparaîtront des magasins de l'UE. Un an plus tard, ce sera au tour de celles de 75 watts, puis 60 watts l'année suivante.
Celles de moins de 60 watts ne seront plus vendues à partir du 1er septembre 2012. Et ce n'est pas tout : les halogènes les moins performantes cesseront d'éclairer les maisons en 2016.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'amélioration de l'efficacité énergétique du plan climat. L'ampoule, très satisfaisante en matière d'éclairage, ne transforme en effet que 5% de l'électricité qu'elle consomme en lumière, le reste se dissipant en chaleur.
La Commission a calculé qu'en troquant les ampoules classiques pour des ampoules «basse consommation», jusqu'à 80% moins gourmandes en énergie, les ménages peuvent économiser 50 euros en moyenne par an.

À l'échelle de l'UE, l'économie se chiffrerait entre 5 et 10 milliards d'euros chaque année.


autrement acheter un vélo ...........et pédaler !! :siffle: :corne:
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Les nouvelles ampoules :une lumineuse idée ?
Jean-Bernard Litzler et Caroline Sallé

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Économie d'énergie oblige, la bonne vieille ampoule d'Edison va devoir céder sa place aux lampes fluocompactes. Pas sûr néanmoins que ces nouveaux modèles soient totalement écolos

. Toute la lumière sur les zones d'ombre qui subsistent.

C'est fait. Début décembre, l'Union européenne a finalement appuyé sur l'interrupteur. Espèce désormais menacée, l'ampoule à incandescence - 130 ans au compteur - devrait totalement s'éteindre d'ici à 2012. Objectif : réduire notre consommation d'énergie afin de diminuer les émissions de CO2 dans l'atmosphère.

Pour autant, les nouvelles lampes basse consommation ne sont pas dénuées d'inconvénients : polluantes, quasiment toutes importées d'Asie, blafardes pour la plupart, lentes à l'allumage… Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles ne font pas l'unanimité. Quelques réponses susceptibles d'éclairer nos lanternes.

Une bonne affaire?

Pas toujours. L'argument de vente n° 1 des lampes fluocompactes, c'est leur faible consommation électrique : 4 à 6 fois moins que leurs homologues classiques pour un éclai­rage comparable.

Seul bémol : certains fabricants disent obtenir une luminosité équivalente à du 100 W classique avec des ampoules fluocompactes à 18 W, quand d'autres affichent 20 W ou encore 23 W. Difficile de s'y retrouver. En tout cas, en admettant (ce qui est vraisemblable) que le prix de l'électricité ne baisse pas, l'investissement peut s'avérer rentable dès la première année dans le cas d'un usage intensif.

Le surcoût (5 à 15 € par ampoule) est rapidement effacé par les économies d'énergie auxquelles s'ajoutent les gains de remplacement d'ampoules puisque certains modèles affichent une longévité 15 fois supérieure aux versions à filament.

Le site http://www.econologie.com propose d'ailleurs un calculateur pour évaluer l'économie réalisée, qui peut friser la centaine d'euros sur la durée de vie totale de l'ampoule.

Seul point noir : la longévité n'est pas toujours conforme aux attentes et elle baisse avec des allumages/extinctions répétés. «Évidemment, nous entendons surtout les déçus des fluocompactes, admet Hervé Lefebvre, de l'Ademe.
Mais dans le panel de 10 000 ménages que nous interrogeons tous les ans, nous constatons une progression ininterrompue de cet équipement. Il était présent chez 51 % d'entre eux en 2000, alors que l'on devrait dépasser les 70 % pour 2008. C'est bien que les consommateurs y trouvent leur compte.»

Fabrication

Le mercure sous le feu des projecteurs. D'accord, les modèles basse consommation se révèlent moins gourmands en électricité. D'accord, leur durée de vie accrue évite une surproduction de déchets non négligeable. Mais de là à les estampiller «100 % écolo», c'est aller un peu vite en besogne.
Car les ampoules fluocompactes contiennent du mercure. En quantité minime, certes (5 milligrammes au maximum, soit cinq fois moins qu'une pile de montre et 100 fois moins qu'un plombage).

Mais multipliée par plusieurs dizaines de millions de lampes, ce métal lourd peut s'avérer ­franchement dangereux pour l'environnement et la santé s'il n'est pas correctement géré.
Depuis deux ans, le recyclage existe (rens. : http://www.malampe.org ou en appelant le 0810 001 777).

Reste que tout le mercure recy­clable n'est pas valorisé et qu'en plus, tous les consommateurs ne trient pas… Autre point noir : la plupart des fluocompactes étant produites en Chine, l'acheminement par voie maritime n'est pas forcément des plus économes en carbone…

Mise en marche

Des ratés à l'allumage. Lentes au démarrage, les ampoules basse consommation ?
Oui, à en croire le nombre de mécontents qui ­fulminent dans les forums consacrés à l'éclairage.
Pas confortable en effet d'attendre quelques dizaines de ­secondes, voire plus d'une minute, pour atteindre une lumière optimale. Toutefois, les fabricants ont fait quelques progrès et l'on ­trouve aujourd'hui des modèles qui s'allument quasi instantanément.
Mais en attendant que les emballages mentionnent le temps de chauffe, il n'y a guère d'autres solutions que de s'en remettre aux informations d'un bon vendeur…

Couleurs

Le grand retour du style néon. Récurrente aussi, la critique concernant la couleur blafarde des fluocompactes, capable de transformer le plus cosy des salons en parking glauque.
L'ambiance néon, non merci. Pour s'en sortir, il faut se référer à ce que l'on appelle la «température de couleur», mesurée en kelvins (K). En somme, plus la température est élevée (4 000 à 6 500 K), plus la lumière est froide et tire sur le bleu.

À l'inverse, plus elle est basse, plus la couleur est jaune et chaude. Pour un rendu équivalent aux modèles à incandescence, choisir plutôt une ­lampe de 2 700 K. Et ne pas se laisser abuser par les mentions du type «lumière du jour», franchement blanche.

Peut-on s'en servir partout ?

Non.
Parmi les inconvénients souvent ignorés des lampes fluocompactes, il y a leur sensibilité au froid (contrairement aux LED). Mieux vaut donc éviter de les installer à l'extérieur ou dans des endroits non chauffés.
Le guide d'achat en ligne du WWF (http://www.guide-topten.com) recense d'ailleurs les températures minimales et optimales d'un large choix d'ampoules.
Autre élément à prendre en compte, leur fréquente incompatibilité avec des variateurs d'intensité ou leur incapacité à être encastrées. Dans tous les cas, mieux vaut inspecter les conseils d'utilisation qui signalent généralement ces contre-indications.
Enfin, de par leur temps de latence au démarrage et leur sensibilité aux allumages répétés, mieux vaut éviter d'en équiper les lieux de bref passage (toilettes, couloir, cagibi).

Santé

Faut-il craindre les mauvaises ondes ? Selon le Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem), les fluocompactes émettraient des ondes électromagnétiques. Certes, les rayonnements émis n'ont été enregistrés qu'à proximité immédiate.
Mais par mesure de précaution, le Criirem «déconseille l'utilisation de ces ampoules en tant que lampes de chevet ou de bureau».

Faut-il les installer dès maintenant ?

Oui, mais petit à petit.
Une certitude : pas la peine de renouveler massivement son stock d'ampoules, ni de commencer à stocker les anciens modèles. Mieux vaut y aller petit à petit et accompagner la disparition progressive des ampoules à filament.
D'une part, cela permet d'apprécier la qualité d'éclairage du modèle retenu et éventuellement de rectifier le tir pour l'achat suivant. D'autre part, les mois qui viennent devraient voir un élargissement des gammes proposées et surtout un étiquetage plus complet des produits. Parmi les mentions qui devraient être obliga­toires d'ici à la fin de l'année : le nombre de cycles d'allumage/extinction, la température de couleur et le temps de chauffe de la ­lampe.

À côté des ampoules fluocompactes, il faut également penser à surveiller d'autres technologies comme les lampes à LED. Tout aussi économes en énergie, elles sont encore plus durables et faciles d'utilisation, mais leur faisceau d'éclairage plus limité les restreint pour l'instant à l'éclairage d'appoint.

Enfin, remplacer ses ampoules ne fera pas chuter sa consommation électrique de manière absolument spectaculaire.

Jean-Marc Jancovici, spécialiste du réchauffement climatique, rappelle que d'autres gestes moins médiatisés sont bien plus efficaces : «Il suffit d'éviter d'utiliser un sèche-linge pour supprimer d'un seul coup l'équivalent de toute sa consommation électrique destinée à l'éclairage.»
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Une crise de la mondialisation ? Non, de l'ajustement à la mondialisation



Tandis que la crise économique et financière étend jour après jour ses ravages planétaires, bousculant les dogmes les mieux établis des vingt dernières années, il n'est pas trop tôt pour commencer à s'interroger sur sa signification, car c'est d'elle que découleront les leçons à en tirer et la lecture d'un monde qu'elle marquera durablement de son empreinte.

Le développement mécanique de la crise est désormais bien élucidé.. Les responsabilités principales sont également bien établies : excès de liquidité, d'endettement et sous-estimation du risque, conduisant in fine à une pénurie mondiale de liquidité, de crédit et de confiance.

C'est au niveau de l'interprétation du séisme de 2008 que les choses se compliquent. Le caractère « global » de la crise (au double sens de planétaire et de généralisé) justifie que l'on y voie « la première crise de la mondialisation ».
Mais cette qualification peut donner lieu à des lectures divergentes. Ecartons d'emblée les réactions sommaires ou idéologiques : si profonde soit-elle, cette crise ne marque ni la fin du capitalisme et de l'économie de marché, ni celle de la mondialisation elle-même, irrésistible et globalement bénéfique, ni même celle de l'innovation financière en tant que telle, indispensable à la croissance.

Mais sous la dénonciation, plus rigoureuse et légitime, des seuls excès et déséquilibres du capitalisme financier dérégulé et mondialisé des vingt dernières années perce, notamment en France, la tentation d'un retour en arrière, voire d'une « revanche » sur le dogmatisme libéral d'une période peu amène pour l'intérêt général et le volontarisme politique.

Pour compréhensible qu'elle soit, cette attitude n'en appelle pas moins une certaine circonspection.
Oui, la crise marque la fin bienvenue d'une époque marquée par un ensemble de déséquilibres majeurs : la dictature du court terme sur le long terme, celle des actionnaires financiers sur les autres parties prenantes de l'activité économique, celle de la technique la plus désincarnée sur toute réflexion sur les finalités ou toute préoccupation de l'intérêt public.
On mentionnera de même au niveau macroéconomique les déséquilibres commerciaux, monétaires et financiers entre l'Occident et les économies émergentes, ou encore le décalage entre la puissance des marchés mondialisés et la capacité de réaction individuelle ou collective des Etats.

La crise va naturellement corriger certains de ces excès en modifiant les rapports de forces économiques et politiques ou, à d'autres niveaux, en ramenant par exemple une partie des élites étudiantes des Etats-Unis et d'Europe vers les sciences, les technologies et la chose publique. Mais ne nous y trompons pas : loin de nous conduire vingt ans en arrière, cette crise est au contraire un violent accélérateur de notre entrée dans le XXIe siècle, une crise d'ajustement, en quelque sorte, et c'est surtout en cela qu'elle peut être qualifiée de « crise de la mondialisation ».

Quels sont en effet les grands marqueurs de ce changement de paradigme historique, amorcé dès le début des années 2000 ? En premier lieu figure la montée en puissance des grands pays émergents, produit de la mondialisation.
L'Occident pensait disposer d'une ou deux décennies pour s'y adapter : la crise a rendu le G8 instantanément obsolète et a mis la coordination macroéconomique mondiale et la réforme des institutions internationales au sommet de l'ordre du jour.

Second facteur structurant du monde de demain, la problématique énergie-climat et la mondialisation de l'économie de la connaissance. L'Europe se hâtait lentement sur le chemin de la stratégie de Lisbonne : voilà que la récession mondiale la conduit (et les Etats-Unis avec elle) à faire d'urgence du « triangle de la connaissance » (éducation, recherche, innovation), de la croissance verte et du développement durable les indispensables moteurs de la reprise.

Troisième marqueur de l'entrée dans le XXIe siècle : le retour de la géopolitique dans l'économie mondialisée, conséquence des deux développements précédents et des secousses de l'après-guerre froide.
L'Occident libéralisé y était resté largement insensible, continuant à fonctionner tranquillement sur le paradigme astratégique des années 1980 et 1990. Le retour (même temporaire) des Etats dans le jeu économique occidental rendu nécessaire par la crise est lui aussi une forme d'ajustement aux nouvelles réalités de la mondialisation.

Enfin, celle-ci a fait émerger une série de défis planétaires à relever et de biens publics mondiaux à préserver.
En améliorant la gouvernance mondiale et en rééquilibrant durablement le rapport entre économie de marché et intérêts collectifs, la crise permettra d'aborder ces grands enjeux plus rapidement et en meilleure position.

A quelque chose malheur est bon, dit la sagesse populaire : les marchés étaient devenus trop puissants, autocentrés et arrogants pour être maîtrisés par les Etats, s'adapter spontanément aux nouveaux défis collectifs, ou même percevoir le changement du monde ; seuls leurs propres excès ont fini par remettre les pendules à l'heure. Ruse de la raison ou paroxysme de l'autorégulation, comme on voudra...

Laurent Cohen-Tanugi - avocat et essayiste.

Source : http://www.lesechos.fr/info/analyses/48 ... sation.htm

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La chronique d'Hubert Reeves

L'avenir. Quel sera-t-il ?



Tous les Terriens ne pensent pas à l'avenir de la même façon. Il y a ceux dont l'avenir risque de n'être qu'une question de jours tant ils ont faim. Il y a ceux qui peuvent échafauder des projets y compris pour leurs enfants.

Il y a ceux qui sont sans avenir car ils ont soif. Et quand l'eau est disponible, elle les tue. Plus de 1 700 morts et 30 000 personnes sont touchées par le cholera au Zimbabwe en six mois. Ceux qui se douchent quotidiennement mesurent-ils leur privilège actuel?

Alors que ceux qui sont obsédés par la recherche quotidienne de la nourriture n'ont pas le temps et ne sont pas en mesure de se préoccuper d'un futur, ceux qui peuvent penser au long terme ont une lourde responsabilité.

LA DÉFENSE DE L'OR BLEU

Ils en prennent conscience. Un exemple le prouve: la tenue d'une conférence euro-méditerranéenne sur l'eau, au niveau des ministres, le 22 décembre dernier en Jordanie.

33 pays d'Europe et du pourtour méditerranéen réunis pour une déclaration définissent les principes d'une future stratégie commune de gestion de l'eau dans leurs pays et y associant la société civile représentée par des associations.

Ce mode de gouvernance n'isolant plus les élus dans leur bulle de légitime représentativité est en train de se réaliser. Autant les Parlements sont indispensables, autant il est sage de faire s'exprimer et participer d'autres structures démocratiques. Les associations sont en première ligne, toujours très motivées et de plus en plus professionnelles.

À y regarder de près, ce besoin d'eau amène la sagesse dans les têtes. Il permet aux pays de dépasser ce qui les sépare, de se consacrer à la défense de l'or bleu, tellement vital. La Jordanie et Israël sont même parvenus à aborder ensemble un projet de canal qui relierait la Mer Rouge et la Mer Morte.

Jamais notre planète Terre n'a pris autant d'importance. Elle est devenue «un patrimoine menacé». En réalité, ce n'est pas elle qui l'est mais ses occupants. Bien sûr, nous avons besoin d'être rassurés, de ne pas céder à la peur de l'An Trois mille et cela même si les signaux sont au rouge. La peur ne résout rien. C'est d'ambition dont il faut se doter. Celle de faire passer les signaux au vert. Plus facile à dire qu'à faire. La liste des constats négatifs est longue et de plus les crises financière et économique se greffent sur la crise écologique.

EROSION DE LA BIODIVERSITÉ

Le dérèglement climatique lui-même a du mal à rester présent dans l'opinion quand localement un hiver froid survient. C'est que l'explication est à refaire. Quant à l'érosion de la biodiversité...

Peut-être bien qu'en défendant bec et ongles quelques espèces emblématiques (éléphants, baleines et autres mammifères, par exemple) nos associations n'ont pas été comprises de la société qu'elles voulaient toucher. Maintenant qu'elles élargissent leur communication à la défense des insectes pollinisateurs, ou des micro-organismes, bactéries du sol, par exemple, si indispensables aux récoltes fournissant l'alimentation humaine, même les citadins souvent très éloignés de la nature et pas trop au fait de son fonctionnement, peuvent réaliser combien la nature est précieuse.

La conclusion à tirer est peut-être que, pour défendre une espèce, il est nécessaire de les défendre toutes et cela sera profitable à l'humanité qui, de ce fait, voit que son intérêt est de défendre le vivant dans toute sa biodiversité.

http://www2.canoe.com/infos/chroniques/ ... 05800.html
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Le capitalisme est-il durable ? Bernard Perret

« Une drôle de guerre », voilà, selon Bernard Perret, à quoi nous assistons depuis quelques années sur le front du développement durable.

Ainsi, tant la dilapidation des ressources naturelles que l’augmentation des inégalités entre les pays et à l’intérieur de leurs frontières respectives n’est plus susceptible se poursuivre indéfiniment. En 2005, les 500 personnes les plus riches du monde gagnaient autant que les 416 millions les plus pauvres. Une telle disparité représente une menace réelle pour la paix et la stabilité des démocraties.

Bernard Perret n’adhère cependant pas aux théories de la décroissance qui sont pourtant dans l’air du temps…

En effet, l’auteur est polytechnicien, ingénieur général des Ponts et Chaussées, administrateur de l'Insee et spécialiste de l'évaluation des politiques publiques. C'est un haut fonctionnaire respecté pour sa compétence et son sérieux. Selon lui, il faudrait être de mauvaise foi pour faire la fine bouche sur les bienfaits de la croissance.

Dès lors, nous sommes confrontés à un choix : le souci des générations futures face à nos consommations irréfléchies. La crise écologique impose de subordonner le souhaitable au nécessaire. En effet, « la protection de l’environnement n’est pas un objectif supplémentaire qui viendrait s’ajouter aux objectifs économiques et sociaux du développement, c’est la contrainte vitale à partir de laquelle tout doit être repensé.»

L’auteur ne se contente donc pas de critiquer le système actuel, il énonce qu’il faut remettre l’économie à sa place, l’obliger à respecter les contraintes écologiques vitales pour la société.

Pour y parvenir, le rôle de l’État doit être réaffirmé (sans qu’il s’agisse d’un retour à l’interventionnisme que l’on a pu connaître). Ainsi l’État demeurera le lieu privilégié d’expression d’une volonté collective car il est le seul à pouvoir le faire. De plus, il faudra également « apprendre à gérer ensemble ce qui appartient à tous » et constitue donc un bien commun.

Ces changements sont aujourd’hui incontournables. Cependant, le développement durable ouvre de nouveaux champs, la qualité (de l’environnement, de l’habitat, mais aussi et surtout du vivre ensemble) remplacera la quantité. En ce sens, Bernard Perret énonce comme un fait établi que nous devons économiser les ressources de la nature. En revanche, nous pouvons toujours penser sans compter…
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Mieux respirer grâce aux plantes dépolluantes

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Toutes les plantes vertes n'agissent pas sur les mêmes polluants». Le gerbera par exemple (notre photo) combat le benzène, tandis que la sansevière peut absorber le trichloréthylène, le toluène et le xylène. Crédits photo : Le Figaro

Non, les plantes vertes n'ont pas pour unique fonction d'agrémenter nos salons. Elles peuvent aussi se transformer en précieuses alliées dans la lutte quotidienne contre la pollution intérieure. Mode d'emploi de ces filtres à air naturels.

On ne le sait pas toujours, mais l'atmosphère de nos habitations est en réalité bien plus polluée que l'air extérieur. Même en ville. La faute à d'innombrables substances chimiques libérées par les moquettes, les peintures, les meubles, les produits d'entretien… En clair, nos organismes sont quotidiennement exposés à des micropolluants qui, pour être totalement invisibles, n'en sont pas moins classés cancérigènes ou reprotoxiques.
Cette menace qui pèse sur notre santé est d'autant plus forte que près de 90 % de l'air que nous inhalons provient d'espaces clos. Bonne nouvelle toutefois : c'est justement sur cette qualité de l'air intérieur que chacun peut agir le plus efficacement. Comment ? Avant tout en aérant son home sweet home dix minutes par jour. Puis en y introduisant des «plantes dépolluantes».
Plusieurs études ont en effet démontré la capacité de certaines espèces à «dissoudre» la plupart des molécules qui nous empêchent de respirer à fond. Le point sur cette bioépuration à la portée de tous.

• Comment ça marche ?

Pour faire simple, les polluants de l'air sont dans un premier temps absorbés par les feuilles, les tiges, les racines voire les micro-organismes présents dans la terre, avant d'être stockés, transformés ou purement et simplement éliminés. On doit cette géniale trouvaille à la Nasa, qui, dans les années 1980, cherchait une solution au problème du renouvellement de l'air dans les vaisseaux spatiaux et les stations orbitales. Depuis, d'autres travaux ont mis en évidence la fonction épuratrice des plantes, notamment le programme Phyt'air en France. Au total, une cinquantaine d'espèces auraient des vertus dépolluantes.

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Les chrysanthèmes ,sont efficaces contre les méfaits du benzène. Crédits photo : Le Figaro

• Faire son autodiagnostic

Si l'on veut assainir l'air de sa maison, encore faut-il savoir à quelles sources de pollution s'attaquer. Benzène ou ammoniac ? Formaldéhyde ou monoxyde de carbone ? Avant de déclarer ouverte la chasse aux microparticules, rien de mieux qu'un petit autodiagnostic. Comment est-ce décoré chez moi ? Les sols sont-ils recouverts de tapis, de moquette ou encore d'un parquet stratifié ? En quoi sont fabriqués mes meubles ? Les parfums d'ambiance et autres sprays désodorisants sont-ils omniprésents ? Ai-je l'habitude de bricoler ? Y a-t-il des fumeurs dans la famille ? Où sont stockés les produits d'entretien ? Combien d'appareils électriques y a-t-il par pièce ?
Une fois les réponses collectées, chacun pourra se reporter au tableau ci-contre et repérer les principales substances chimiques tapies dans la maison. Restera ensuite à sélectionner les plantes les mieux adaptées pour assainir l'air. À l'occasion, on pourra aussi en profiter pour jeter tissus et éléments décoratifs superflus, s'engager à étudier la composition des prochains objets convoités.
Et, pourquoi pas, changer carrément ses habitudes : éviter les bombes de dépoussiérant, préférer les produits ménagers écolo, ouvrir grand les fenêtres quotidiennement, choisir des meubles en bois massif plutôt qu'en aggloméré… Bref, prévenir plutôt que guérir.

• À chaque polluant sa plante

«Toutes les plantes vertes n'agissent pas sur les mêmes polluants», explique Geneviève Chaudet, paysagiste d'intérieur, coach en bien-être et auteur d'un ouvrage sur le sujet.
Pour assainir l'air, il est donc important de varier les espèces lors que la fougère de Boston fait merveille sur le formaldéhyde, le Chlorophytum s'attaque essentiellement au toluène et au monoxyde de carbone. Le Gerbera combat le benzène, tandis que la sansevière (ou langue de belle-mère) peut absorber le trichloréthylène, le toluène et le xylène. Quant au cactus colonnaire, il excelle contre les ondes électromagnétiques…

• Une plante pour 10 m2

Combien faut-il installer de plantes chez soi pour un effet «détox» optimal ? Même s'il est encore difficile de répondre ­précisément à cette question, on ­préconise généralement de placer une plante pour une surface de 9 à 10 m². «Plus il y a de plantes, plus l'air sera sain et plus l'humidité qu'elles dégagent sera bénéfique à la santé», assure Geneviève Chaudet.
Éviter ­toutefois l'effet jungle, qui générerait trop d'humidité, nuance-t-elle. «Pour un salon de 25 à 30 m², compter quatre plantes de tailles différentes», complète Bénédicte Boudassou, biogéo­graphe et paysagiste de formation, auteure spécialisée d'un ouvrage sur les plantes dépolluantes à paraître en mars prochain.

• Ne pas négliger l'entretien

«Attention, si elle n'est pas entretenue, la plante pensera d'abord à elle et ne sera d'aucune utilité pour assainir l'air», prévient Bénédicte Boudassou. Ses conseils ? Une fois qu'on l'a achetée, mieux vaut donc la rempoter immédiatement dans un bon terreau. Il lui faudra une bonne semaine pour s'adapter, période durant laquelle elle n'agira pas contre les polluants. Veiller ensuite à l'arroser régulièrement, toujours en deux fois, à dix minutes d'intervalle, afin que la motte puisse se regonfler.
Tous les deux jours, vaporiser les feuillages avec de l'eau non calcaire et ôter régulièrement la poussière qui s'y accumule avec une éponge humide. Un filtre est d'autant plus efficace qu'il n'est pas encrassé. Enfin, penser à redonner des éléments nutritifs tous les deux mois. Bon à savoir pour ceux que la tâche découragerait : l'efficacité d'une plante augmente au fil du temps.

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Passer à l'action

• À lire : Les Plantes dépolluantes, de Geneviève Chaudet et Ariane Boixière aux Éditions Rustica, le livre référence en la matière . Plantes dépolluantes pour la maison, de Marc Grollimund et ­Isabelle Hannebicque, aux Éditions Ulmer. Enfin, à paraître le 10 mars prochain, Les Plantes dépolluantes pour une maison plus saine, aux Éditions Larousse.

• À consulter : le site de l'association Plant'Airpur (www.plantairpur.fr) et celui de l'observatoire de la qualité de l'air intérieur (www.air-interieur.org).

• Où se fournir : la majorité des plantes se trouvent très facilement en jardinerie et sont peu onéreuses. Pour les conseils, en revanche, ce sera plus compliqué car tous les vendeurs n'ont pas été formés. À quand des rayons spécifiquement dédiés aux plantes dépolluantes ? Botanic en tout cas organisera une opération «Plantes dépolluantes» du 18 mars au 7 avril prochains, en proposant animations, informations et promotions.

• À noter aussi : l'institut Jardiland vient d'éditer une planche spéciale « Plantes dépolluantes », issue de la collection «Deyrolle pour l'avenir» et vendue 10 € à partir de la fin du mois à la Boutique Deyrolle à Paris (VIIe) ainsi qu'au château de la Bourdaisière (37).
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Message par Beuillot »

Il fait quoi contre les ondes électomagnétiques, le cactus? Je suis sceptique. :euh:
Si j'y suis t'été, c'est pas pour y rêtre.

Comme ça. Pour rien.
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Message par Domi »

Beuillot a écrit :Il fait quoi contre les ondes électomagnétiques, le cactus? Je suis sceptique. :euh:
Pourquoi ça pique !! :lang:
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Message par Domi »

Favoriser les investissements verts

Les environnementalistes veulent une révolution économique

Agence QMI Virginie Roy 02/02/2009

Selon plusieurs groupes environnementaux québécois, la crise financière actuelle est un symptôme d’une crise plus profonde, celle de l’épuisement des ressources naturelles et de la dégradation avancée de nombreux écosystèmes.

La solution? Une révolution économique qui encouragerait les investissements verts.

«C’est certain qu’il faut continuer d’être prospère comme société, mais on ne peut continuer d’être prospère pendant qu’on hypothèque la santé de notre planète et pendant que les changements climatiques nous coûtent de plus en plus cher. La crise économique est une opportunité en or pour en prendre conscience.
La plupart des économies de la planète l’ont compris, mais pas le Canada. Il faut se prendre en main», a expliqué Steven Guilbeault d’Équiterre, alors qu’il commentait le budget 2009-2010 du gouvernement Harper présenté le 27 janvier dernier.

Le message est clair. La crise économique ne devrait pas détourner l’attention des gens des enjeux environnementaux, mais au contraire, elle est l’occasion pour tous les gouvernements de changer leur façon de faire. «Le modèle économique actuel basé sur une croissance exponentielle de la richesse et qui ne tient pas compte de la capacité limitée de la planète est voué à un échec», juge pour sa part Greenpeace.

Les actions de la révolution

Greenpeace et d’autres organisations environnementales suggèrent de nombreuses idées pour une économie verte. Par exemple, l’organisme recommande d’investir de façon importante, et à long terme, dans les programmes d’efficacité énergétique, de contribuer à des fonds suffisants pour permettre d’adapter les maisons et les entreprises selon les normes d’efficacité énergétique, d’augmenter de façon massive le soutien au transport en commun, en plus de soutenir les énergies vertes.

Selon Greenpeace, ces mesures vertes incitatives créeraient de nouveaux emplois à long terme et stimuleraient l’innovation en matière d’écologie de même que l’exploitation de technologies vertes.

Selon l’organisme, le défi des gouvernements consiste à savoir expliquer que la protection de l’environnement n’est pas un luxe qu’on peut se payer durant les périodes économiques fastes: «Au contraire, adopter des politiques de protection de l’environnement et des approches en développement économique et social qui tiennent compte des limites écologiques a plus de chance à garantir la stabilité et la pérennité de l’humanité sur cette planète», ajoute Greenpeace.

http://www2.canoe.com/infos/environneme ... 35350.html
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communiqué de presse de France Nature Environnement
– Mercredi 4 février 2009

L’E10 : un agrocarburant à côté de ses pompes

L'Union française des industries pétrolières (Ufip) vient d’annoncer qu’un nouveau « biocarburant », l'E10, allait être distribué dans les stations service en France à partir du 1er avril.

Mauvaise nouvelle : du blé, des betteraves et de la canne à sucre pour faire rouler nos voitures, déforester l’Amazonie et aggraver la crise alimentaire… Réaction de FNE.

Avec ses 10% d’éthanol issu de productions végétales, l’E 10 n’a rien de « bio », bien au contraire. Les Sénateurs eux-mêmes l’ont reconnu en adoptant un amendement dans le projet de loi Grenelle 1 pour remplacer le terme de « biocarburant » par celui d’ « agrocarburant », afin d’éviter toute confusion avec l’agriculture biologique.

Automobilistes, sachez qu’utiliser des céréales pour faire rouler sa voiture, cela veut dire qu'il y en aura moins pour nourrir les habitants de notre planète, et que l'homme continuera à raser des forêts pour augmenter les surfaces agricoles.

En France, et malgré une efficacité énergétique dérisoire, la culture intensive des agrocarburants va encore stimuler la course au rendement et la consommation d’engrais et pesticides qui sont dévastateurs pour l’eau et la biodiversité.

Nos amis allemands eux ont déjà dit stop à ce type de carburant.
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Message par peqa »

A ma connaissance les Allemands n'ont pas dit non aux agro carburants. Ils ont seulement limité leur croissance.
Je crois que Bruxelles voulait que les agrocarburants représentent 15 ou 20% du total en Europe. Les Allemands et les Français ont décidé de rester à un niveau plus faible (10% si ma mémoire ne me trahit pas).
En tout cas ce mouvement vers les agrocarburants est d'ores et déjà enrayé et c'est sage en effet.
Il faut maintenant travailler sur les sources alternatives (les algues par exemple) mais plus encore sur les véhicules hybrides.
Sauf cas particulier je dois faire 100 à 150 km par semaine. Avec un véhicule hybride je consommerais 0 pétrole.
Evidemment mon pompiste ne sera pas très content...
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Message par lionel »

peqa a écrit :Sauf cas particulier je dois faire 100 à 150 km par semaine. Avec un véhicule hybride je consommerais 0 pétrole.
En milieu urbain (50 km/h max, trajets relativement courts.), c'est vrai que c'est proche de l'idéal. Je me tate pour en acquérir un, mais j'habite à la campagne, enfin, à l'écart de la ville, du moins...
A bove ante, ab asino retro, a stulto undique caveto.
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Message par peqa »

Fais attention Lionel car alors tu charges ta voiture avec de l'électricité et le CO2 que ta voiture ne fait plus, c'est EdF qui le fait pour toi (voir les remarques de Kouste sur ce sujet). Donc il vaut peut être mieux rester avec son bon vieux diesel, en le règlant de temps à autre!
Si en plus tu charges ta voiture à partir de 20 heures alors tu deviens un vrai mauvais citoyen
A bientôt
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Message par lionel »

peqa a écrit :Fais attention Lionel car alors tu charges ta voiture avec de l'électricité et le CO2 que ta voiture ne fait plus, c'est EdF qui le fait pour toi (voir les remarques de Kouste sur ce sujet). Donc il vaut peut être mieux rester avec son bon vieux diesel, en le règlant de temps à autre!
Si en plus tu charges ta voiture à partir de 20 heures alors tu deviens un vrai mauvais citoyen
A bientôt
Peqa
Non, je pense à la Toyota Prius. Elle ne se charge pas sur le secteur, mais à partir du moteur essence, utilisé au dessus de 50 km/h ou si les batteries sont déchargées. Et je ne roule pas en diesel, je trouve que ça ne sent pas bon. :invis:
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Message par Domi »

L'agriculture doit changer pour nourrir le monde



Les agriculteurs du monde doivent se convertir sans tarder à des systèmes agricoles plus durables et plus productifs si
l'on veut nourrir la population croissante de la planète et relever le défi du changement climatique, selon M. Shivaji Pandey, un des meilleurs xperts de la FAO en matière de cultures, qui s'adressait aux participants du IVème Congrès mondial sur l'agriculture de conservation
(New Delhi, 4-7 février 2009).

Dans une allocution liminaire prononcée devant 1 000 personnes, M. Pandey, Directeur de la Division de la production végétale et de la protection des plantes de la FAO, considère l'agriculture de conservation comme un pilier de ce changement.

"Le monde n'a d'autre choix que d'intensifier la production agricole durable afin de satisfaire la demande croissante d'aliments pour les hommes et les animaux, réduire la pauvreté et protéger les ressources naturelles. L'agriculture de conservation est un volet essentiel de cette intensification", souligne M. Pandey.

L'agriculture de conservation vise des systèmes agricoles durables et rentables. Répudiant les opérations comme le labour mécanique, elle repose sur trois principes fondamentaux: le travail minimal du sol, les associations et les rotations culturales et la couverture permanente du sol. Cela permet d'optimiser la santé et la productivité des terres. Introduite il y a 25 ans environ, elle est désormais pratiquée sur 100 millions d'hectares dans le monde entier.

Dommages à l'environnement


Les méthodes traditionnelles de culture intensive ont, dans de nombreux cas, contribué aux dommages occasionnés à l'environnement, faisant reculer les taux de productivité agricole, alors que le monde a besoin de doubler sa production vivrière pour nourrir 9 milliards d'êtres humains en 2050, affirme M. Pandey.

"Dans maintes régions du monde, au nom de l'intensification, les agriculteurs ont pratiqué à outrance le labour, la fertilisation, 'irrigation et l'application de pesticides", rappelle-t-il. "Ce faisant, nous avons perturbé tous les aspects du sol, de l'eau, des terres, de la biodiversité et des services que fournit un écosystème en bonne santé. Cela a eu pour conséquence la réduction progressive du taux de croissance des rendements."

Si les tendances actuelles se poursuivent, le taux de croissance de la productivité agricole devrait tomber à 1,5% d'ici à 2030, puis à 0,9% de 2030 à 2050, contre une croissance de 2,3% par an enregistrée depuis 1961.

Dans les pays en développement, la croissance des rendements de blé a
chuté d'environ 5% en 1980 à 2% en 2005. Pour le riz, elle est passée de
3,2% à 1,2% pour le riz, et de 3,1% à 1% pour le maïs au cours de la
même période.


Réduire l'empreinte écologique

L'agriculture de conservation pourrait non seulement aider à relever les rendements mais aussi à fournir divers avantages importants pour l'environnement, poursuit M. Pandey. Outre le rétablissement de la santé des sols, elle abaisse également la consommation énergétique dans l'agriculture, réduisant l'empreinte d'un secteur qui représente actuellement quelque 30 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Elle pourrait atténuer davantage les effets du changement climatique en aidant à piéger le carbone dans le sol et économiser 1 200 km³ d'eau par an d'ici à 2030, car des sols sains préservent mieux l'humidité et ont par conséquent moins besoin d'irrigation.

Ce n'est qu'avec l'intensification durable de la production agricole que l'on peut accomplir de véritables progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement concernant la réduction de la faim et de la pauvreté et la sauvegarde de l'environnement, affirme l'expert de la FAO. Et d'ajouter: "Or, nous allons actuellement dans la mauvaise direction."

Il a exhorté les gouvernements, les bailleurs de fonds et autres parties prenantes à fournir un soutien stratégique et financier pour garantir une adoption rapide et à plus vaste échelle de l'agriculture de conservation. Il faut accélérer la formation, la recherche participative et le renforcement des associations d'agriculteurs tout en diffusant le nouveau matériel nécessaire à l'agriculture de conservation et, au besoin, en le fabriquant sur place.

Les délégués réunis au Congrès, qui constitue le plus grand rassemblement de la communauté favorable à l'agriculture de
conservation, sont des agriculteurs, des experts ou des décideurs en provenance du monde entier.

La conférence, hébergée par le Conseil indien de la recherche agricole (ICAR) et l'Académie nationale des sciences agricoles (NAAS), a bénéficié du co-parrainage de la FAO, du FIDA et d'autres organisations indiennes et internationales. Elle est axée sur les innovations en agriculture susceptibles d'améliorer l'efficience, favoriser l'équité et protéger l'environnement.



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Les "agrocarburants", ennemis des forêts ?



Les agrocarburants créent la polémique. Alors que de nombreux écologistes les considèrent comme un moyen efficace de lutter contre le réchauffement climatique, certains experts craignent qu'il ne s'agisse là que d'une illusion.
Au contraire, la tendance aux agrocarburants pousserait les Etats tropicaux, comme le Brésil, à étendre les surfaces de cultures de soja, de cannes à sucre...au détriment de la forêt, qui protège justement du réchauffement.

Les agrocarburants, ex-biocarburants, participent-ils à la déforestation ? Selon de nombreux chercheurs, il s’agirait en effet d’un effet pervers des carburants d’origine végétale. "
Ce que nous voyons désormais avec ce boom des biocarburants c'est une menace grandissante pour la forêt tropicale", a expliqué, samedi, Holly Gibbs, une scientifique de l'Université Stanford . "Il y a une inquiétude croissante que l'augmentation de la production de biocarburants pourrait accroître les émissions nettes de CO2 plutôt que de les réduire."

Brésil, Indonésie et Malaisie...ont répondu à la demande mondiale grandissante pour l'alimentation humaine, animale et les agrocarburants en augmentant leur production de soja, d'huile de palme, de colza, a expliqué la chercheuse.
La superficie des terres de culture dédiée au soja au Brésil a augmenté de près de 15% par an depuis 1990.

Ce phénomène reflète en partie la hausse de la demande alimentaire mais les scientifiques pensent que la récente augmentation des superficies de cultures est en grande partie liée aux agrocarburants.

La production mondiale d'éthanol a quadruplé et celle de biodiesel à décuplé entre 2000 et 2007, a relevé Holly Gibbs.

Pour parvenir à ces conclusions, la chercheuse a analysé des images satellites recueillies entre 1980 et 2000 montrant que plus de la moitié des nouvelles terres cultivées proviennent du défrichement de zone de forêt tropicale intacte. ::o ::o

"C'est une préoccupation majeure pour l'environnement de la planète", a jugé cette spécialiste soulignant que les forêts tropicales sont les plus efficaces pour emprisonner le CO2 dont elles stockent plus de 340 milliards de tonnes.

http://www.europe1.fr/Info/Actualite-In ... id)/203015

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L'avenir de l'humanité est sur Terre


Selon deux astronomes, il n’existe pas de planète de rechange.

La conquête de l’espace ne permettra pas de quitter la Terre pour que l’humanité aille se développer ailleurs.

Dans leur livre « Surviving 1000 centuries, can we do it ? », Roger-Maurice Bonnet, président du Cospar et ancien directeur des programmes scientifiques de l’Agence spatiale européenne (ESA), et Lodwijk Woltjer, ancien directeur général de l’Observatoire européen austral (ESO), dressent un état des lieux de la planète.

Limitation des ressources naturelles et risque de surpopulation conduisent à une conclusion : la Terre est un vaisseau spatial. Ses capacités, même si elles sont vastes, ne sont pas infinies. Dès lors, quel est l’avenir de l’humanité ?

Dans leur ouvrage, les deux astrophysiciens passent en revue les risques, qu’ils soient naturels ou provoqués par l’homme et explorent les moyens de les éviter. À l’aide d’arguments solides, ils écartent la possibilité d’émigrer vers une autre planète, qu’elle soit dans le Système solaire ou autour d’une autre étoile.

Selon eux, il n’y a pas d’autre issue que de rester à bord du vaisseau Terre. Dès lors, comment gérer l’appauvrissement en matières premières et la croissance démographique ?

En réagissant dès ce XXIe siècle, répondent les auteurs. Le constat sur l’état de la planète est sombre mais pas définitif.

En opérant un changement du mode de vie dominant, l’humanité a les moyens de se développer harmonieusement sur Terre. Une thèse que nous exposons dans le numéro de mars de Ciel & Espace, en kiosque dès ce 25 février.

Philippe Henarejos, le 24 février 2009

http://www.cieletespace.fr/evenement/28 ... -sur-terre

Au passage, pour le fil d'infos scientifiques, il y a http://terresacree.org/googlebigbang.htm


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« Notre planète va mal, c'est à chacun d'agir »

«Si l'on n'agit pas pour préserver notre environnement, d'ici 50 ans, Anglet sera sous l'eau ! Notre planète est très malade. Mais rien n'est encore inéluctable, à condition de se réveiller, et d'agir chacun à notre petite échelle. »

Daniel Carmantrand, qui vit au Pays Basque n'est pas un écologiste radical. Son action, à travers l'association qu'il a créée Planet it's up to you est plutôt d'informer et éduquer.

« Je suis là pour éveiller les consciences », dit cet architecte et conférencier, qui interviendra au Royal le samedi 14 mars à 9 h 30 après le film de Jean-Paul Jaud, « Nos enfants nous accuseront » (1).

« Sud Ouest ».- Vous sentez-vous proche de Nicolas Hulot ?

Daniel Carmantrand. Je soutiens bien sûr son engagement, car notre planète est malade. Il s'était beaucoup investi avant le Grenelle de l'environnement, là on le voit moins, je crois savoir qu'il est touché, car cela n'a pas donné grand-chose en réalité. Le combat écologique n'est pas que politique, je crois davantage aux actions de prévention et d'information, auprès des enfants notamment.

Vous êtes engagé dans ce combat depuis combien de temps ?

Depuis tout petit, j'ai toujours été sensibilisé par la nature, l'environnement. J'ai été marqué par le livre d'Yves Coppens quand j'avais 13 ans, il disait que l'homme ne pouvait évoluer qu'en tenant compte de son environnement.
Je voulais être vétérinaire, j'ai fait des études d'ingénieur agronome avant de devenir architecte ! J'ai beaucoup voyagé et des séjours à Madagascar m'ont, par exemple, profondément marqué quant à la préservation de notre planète.

L'état de la planète et la crise actuelle ne sont pas dissociables ?

Tout est lié, au moment où la Terre est malade, la crise économique, sociale et humaine n'a jamais été aussi forte. Il faut relire « Effondrement » de Jared Diamon, un livre référence où il explique le déclin des sociétés, comme les Mayas, qui n'ont pas su maîtriser leur croissance en respectant l'environnement. Elles n'ont pas pris le recul nécessaire et l'ont payé cash.

Vous ne croyez pas à l'action des politiques ?

Les politiques sont soumis à la pression des lobbies et en terme d'écologie, les dossiers n'ont pas vraiment avancé ! Aujourd'hui, les consciences s'éveillent, les gens sont en train de prendre la mesure du problème, on le voit avec le succès du bio. Je pense que les politiques et les lobbies ne pourront que suivre la pression populaire.

Sinon que va-t-il se passer ?

On court à la catastrophe ! Quand on côtoie comme moi depuis 20 ans tous les soucis de notre planète, je peux vous dire qu'on a très peur pour l'avenir de nos enfants.
Si le monde ne réagit pas, d'ici 20 ans, il n'y aura plus certaines espèces de poissons, l'eau manquera dans des pays d'Afrique alors que les glaciers fondent et que le niveau des océans grimpe en flèche.
Ce ne sont que quelques exemples, que l'on peut multiplier par cent !

Existe-t-il une solution ?

Il n'y a pas de miracle à attendre. Je n'ai rien à vendre et je répète partout où je passe le même discours : la survie de la planète est de notre responsabilité, il est primordial d'éduquer et d'informer les populations sur ces problèmes environnementaux.
Chacun est auteur de sa vie, c'est à nous de faire bouger les choses. À un enfant, je dis qu'il n'a pas besoin de tirer la chasse d'eau pour un petit pipi, à un agriculteur, je lui dis de couper sa fougère à la main plutôt que d'utiliser un pesticide qui va dans la nappe phréatique. La préservation de notre planète dépend aussi de tous ces petits actes au quotidien dans nos sociétés de surconsommation.

Un mot sur le film de Jean-Paul Jaud, qui dénonce la malbouffe.

C'est un excellent film, qui connaît un très grand succès partout où je l'ai présenté. Les gens, les mamans comme les enfants, ne restent pas indifférents. Ils posent des tas de questions, sur les liens entre la nourriture et la maladie, notamment le cancer, l'utilisation massive des pesticides dans l'agriculture. Quand je vois ce que certaines cantines donnent à manger à nos enfants, j'en suis malade...



Auteur : Christophe Berliocchi

c.berliocchi@sudouest.com

http://www.sudouest.com/pays-basque/act ... 48552.html

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objectif zéro pesticides dans les villes et villages

L’agence de l’eau

Rhin Meuse incite les collectivités à ne plus utiliser de pesticides pour l’entretien des espaces verts.

Au coeur de la semaine du développement durable qui dure du 1er au 7 avril 2009, l’agence de l’eau Rhin Meuse diffusera aux 3 300 maires du
bassin la plaquette “Zéro pesticide, l’agence de l’eau peut vous aider” pour les inciter à passer à l’action.

La réduction de l’usage des pesticides pour l’entretien des espaces verts et des voiries est un enjeu important pour la biodiversité et la
préservation de la ressource en eau. Si l’utilisation des pesticides par les collectivités représente seulement 10% des quantités totales mises en oeuvre à l’échelle nationale, leur impact sur la qualité des eaux est significatif car les produits sont souvent employés sur des surfaces imperméables. 65% des rivières du bassin Rhin Meuse contiennent du
diuron (entretien des voiries) non dégradé.

La mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement, le plan “bio”, le plan “Ecophyto 2018” et les ambitions exprimées dans le projet de schéma
directeur d’aménagement et de gestion des eaux du bassin Rhin Meuse visent un objectif commun qui est de réduire d’une manière très
significative l’usage des pesticides. L’agence de l’eau Rhin Meuse, dans le cadre de son 9ème programme d’intervention, a fait de cette thématique un enjeu majeur.

A ce titre, elle mobilise les collectivités et les accompagne dans leur démarche de suppression des pesticides par des aides incitatives et des
conseils techniques. Onze contrats “Zéro pesticide” ont déjà été signés entre des collectivités et l’agence de l’eau Rhin Meuse. Une cinquantaine d’aides ont été accordées en 2008 notamment pour l’acquisition de désherbeurs thermiques.

Au total une centaine de communes du bassin Rhin Meuse ont décidé d’appréhender différemment la gestion de leurs espaces verts : la ville de Metz s’engage dans la démarche en signant une convention de partenariat avec l’agence de l’eau Rhin Meuse le 3 avril prochain.

Source
:http://www.actualites-news-environnemen ... cides.html

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Sexe contre nourriture : les chimpanzés femelles se donnent aux plus généreuxx :embarras: :euh: :invis:


Selon une étude allemande rendue publique mercredi 8 avril, les chimpanzés mâles ont tout intérêt à "acheter" les faveurs de leur compagne avec un peu de nourriture : les femelles se montreraient en effet plus enclines à s'accoupler si on leur offre de la viande.

Après avoir observé pendant près de deux ans un groupe de chimpanzés dans le parc national de Taï en Côte d'Ivoire, les auteurs de cette étude, témoins de 262 accouplements sur cette période, sont arrivés à la conclusion que "les chimpanzés sauvages femelles copulent plus fréquemment avec les mâles qui (...) partagent leur viande avec elles".

"Ces résultats suggèrent que les chimpanzés sauvages échangent de la viande contre du sexe, et cela sur une longue période", a expliqué Cristina Gomes, primatologuee à l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutive de Leipzig.


DE LA ZOOLOGIE À L'ANTHROPOLOGIE

Les scientifiques avaient remarqué depuis longtemps que ces singes grégaires partageaient fréquemment le produit de leur chasse, même avec des femelles n'y ayant pas participé, mais ils ne comprenaient pas pourquoi. Or cette nouvelle étude montre que "les mâles qui partagent leurs proies doublent leurs chances de s'accoupler", selon Mme Gomes. L'autre auteur de l'étude, le biologiste franco-suisse Christophe Boesch, a affirmé que ce travail "aurait une influence sur nos connaissances actuelles des relations entre les hommes et les femmes".

La problématique "sexe contre nourriture" pourrait ainsi passer du champ de la zoologie à celui de l'anthropologie : les scientifiques ont établi depuis longtemps que, dans les sociétés primitives de chasseurs-cueilleurs, les chasseurs performants ont davantage d'épouses et donc d'enfants, sans que ce lien ait été explicité jusqu'à présent.

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