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Val
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Message par Val » dim. 06 avr. 2008, 11:01

Bisontin la vertu a écrit ::plussoie: Ca ne sert à rien de remplacer ses ampoules par des modèles à basse tension si on prend sa voiture pour aller chercher sa baguette de pain à 500 m ou si on laisse son téléviseur / ampli / home-cinéma en veille perpétuelle.
A savoir que si l'ont n'évitais tous ces petits voyant rouge de nos appareils ménager il y aurai une centrale nucléaire en moins !!!!!! :embarras: ::o :mscbs:
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Message par pingux » lun. 07 avr. 2008, 9:42

:plussoie: Ca ne sert à rien de remplacer ses ampoules par des modèles à basse tension si on prend sa voiture pour aller chercher sa baguette de pain à 500 m ou si on laisse son téléviseur / ampli / home-cinéma en veille perpétuelle.
Je suis désolé mais si ça sert... (c'est minime par rapport aux appareils en veille, mais au final ça fait tout de même moins de kW/h qu'avec le même comportement et des ampoules halogènes) C'est déjà ça de gagné...
On ne peut pas être parfait c'est clair, mais à force de faire des efforts ça finira par marcher...

Il y a plein de truc à faire, ne serait-ce qu'en voiture... avoir une conduite souple, ses pneux gonflés, de l'huile propre et le filtre à huile aussi, entretien regulier en gros... utiliser du carburant de meilleure qualité... etc ...
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Message par Bisontin la vertu » lun. 07 avr. 2008, 12:44

pingux a écrit :
:plussoie: Ca ne sert à rien de remplacer ses ampoules par des modèles à basse tension si on prend sa voiture pour aller chercher sa baguette de pain à 500 m ou si on laisse son téléviseur / ampli / home-cinéma en veille perpétuelle.
Je suis désolé mais si ça sert... (c'est minime par rapport aux appareils en veille, mais au final ça fait tout de même moins de kW/h qu'avec le même comportement et des ampoules halogènes) C'est déjà ça de gagné...
On ne peut pas être parfait c'est clair, mais à force de faire des efforts ça finira par marcher...
Moi, j'appelle ça de l'hypocrisie. C'est facile de remplacer des ampoules. Un peu moins quand il s'agit de perdre un peu de son confort.
Il y a plein de truc à faire, ne serait-ce qu'en voiture... avoir une conduite souple, ses pneux gonflés, de l'huile propre et le filtre à huile aussi, entretien regulier en gros... utiliser du carburant de meilleure qualité... etc ...
Où s'en passer le plus souvent possible, remettre en cause certains de ses trajets, son type de vacances, etc... Idem : c'est plus dur car ça perturbe son confort (ou ses habitudes comme on veut)

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Message par Thierry39 » lun. 07 avr. 2008, 13:29

Bisontin la vertu a écrit :
pingux a écrit :
:plussoie: Ca ne sert à rien de remplacer ses ampoules par des modèles à basse tension si on prend sa voiture pour aller chercher sa baguette de pain à 500 m ou si on laisse son téléviseur / ampli / home-cinéma en veille perpétuelle.
Je suis désolé mais si ça sert... (c'est minime par rapport aux appareils en veille, mais au final ça fait tout de même moins de kW/h qu'avec le même comportement et des ampoules halogènes) C'est déjà ça de gagné...
On ne peut pas être parfait c'est clair, mais à force de faire des efforts ça finira par marcher...
Moi, j'appelle ça de l'hypocrisie. C'est facile de remplacer des ampoules. Un peu moins quand il s'agit de perdre un peu de son confort.
Il y a plein de truc à faire, ne serait-ce qu'en voiture... avoir une conduite souple, ses pneux gonflés, de l'huile propre et le filtre à huile aussi, entretien regulier en gros... utiliser du carburant de meilleure qualité... etc ...
Où s'en passer le plus souvent possible, remettre en cause certains de ses trajets, son type de vacances, etc... Idem : c'est plus dur car ça perturbe son confort (ou ses habitudes comme on veut)

Je suis d'accord avec Bisontin sur l'obligation de renoncer à certaines habitudes et à un certain confort. Mais en observant es comportements, je ne suis d'ailleurs pas optimiste du tout de ce point de vue là.
Pour les ampoules basse consommation, c'est sûrement intéressant mais ce n'est pas la consommation d'électricité qui est la plus nuisible à l'environnement, du moins en France où on ne produit que très peu d'électricité avec des énergies fossiles.
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Tu m'prends t'y pour un idiot, de pas m'être renseigné là-d'ssus ? Un litre de vin chaque midi qu'on a droit ! et la chopine le soir !

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Message par Beuillot » lun. 07 avr. 2008, 14:04

Bisontin la vertu a écrit : Moi, j'appelle ça de l'hypocrisie. C'est facile de remplacer des ampoules. Un peu moins quand il s'agit de perdre un peu de son confort.
Ce n'est pas pour autant une mauvaise chose. Ce n'est bien sûr pas suffisant, mais mieux que rien.
Si j'y suis t'été, c'est pas pour y rêtre.

Comme ça. Pour rien.
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Message par Domi » lun. 07 avr. 2008, 14:32

Réchauffement climatique: des étudiants inquiets devant Hubert Reeves

Pascal Morin

La Tribune

SHERBROOKE

L'avenir de la planète n'est pas rose : les catastrophes naturelles vont se multiplier et près du tiers des espèces vivantes risquent de disparaître avant 2100.

Mais l'humanité a encore le pouvoir de changer les choses affirme Hubert Reeves, qui était de passage mardi à l'Université de Sherbrooke dans le cadre de la tournée du Pacte des générations.

Devant une salle bondée d'étudiants inquiets par les conséquences du réchauffement climatique, le réputé scientifique a dressé un portrait plutôt sombre de la situation.
Fidèle a sa réputation, il n'a pas donnée dans la dentelle, allant même jusqu'à évoquer la possibilité d'une sixième extinction des espèces dont pourrait évidemment faire partie le genre humain. ::o

"La planète n'est pas infinie, mais nous avons agi comme si elle l'était, a-t-il commencé par dire.
::o En un siècle, nous avons brûlé la moitié des réserves mondiales de pétrole. Nous avons consommé sans compter ce que la Terre a mis 100 millions d'années à créer. ::o

"Nous avons détruit près de la moitié de nos forêts et nous pêchons plus de poissons qu'il ne s'en produit, a-t-il ajouté, faisant du coup grincer des dents son jeune auditoire.

L'atmosphère n'est qu'une petite bande de 100 kilomètres et nous y envoyons des quantités considérables de gaz carbonique. Tout cela nous mène au réchauffement de la planète."

À la fin de son allocution, qui a duré un peu plus d'une heure, un jeune homme lui a sérieusement demandé comment il faisait pour dormir sur ses deux oreilles, sachant tout ce qu'il sait quant à notre avenir.
Question qui n'a pas manqué de faire sourire ce grand érudit à la barbe blanche.

"Il y a toujours des moyens d'améliorer la situation, a-t-il répondu.
I :euh: l faut commencer par augmenter notre consommation de négawatts, c'est-à-dire la quantité d'énergie qu'on ne consomme pas. Nous devrons utiliser notre génie pour trouver des moyens de mieux utiliser l'énergie solaire." :euh:

Mais tout n'est pas noir pour Hubert Reeves. La prise de conscience environnementale a atteint l'ensemble des populations, ce qui en soit, est un début de solution, dit-il.

"Depuis la conférence de Bali, il y a un changement très important dans l'attitude de l'humanité.
Le problème des changements climatiques a atteint les décideurs et il y a maintenant plusieurs éléments d'espoir. Il y a trois ans, j'étais beaucoup plus pessimiste.
Lorsque je donnais des conférences dans les universités, il y avait quelques étudiants polis, mais votre présence en grand nombre aujourd'hui (hier) prouve que les mentalités changent."

La visite de M. Reeves s'inscrivait dans le cadre d'une tournée des universités québécoises organisé par les instigateurs du Pacte des générations, qui vise la mobilisation des clientèles étudiantes aux changements climatiques.

Plusieurs personnalités, dont les scientifiques Jean Lemire et David Suzuki ainsi que Steven Guilbeault, de Greenpeace, ont épousé la cause.


http://www.cyberpresse.ca:80/article/20 ... ACTUALITES
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Message par Domi » lun. 07 avr. 2008, 14:35

encore un sujet très intérresant n'est ce pas ! pour ou contre les biocarburant!! :euh:
L’Allemagne abandonne les biocarburants ::o :euh: :euh:

Des raisons économiques sont citées

par Alexis Beauchamp


L'Allemagne se détourne des biocarburants pour des raisons économiques plutôt qu'environnementales. Des raisons économiques sont citées
Le gouvernement allemand, depuis longtemps un ardent promoteur de l’éthanol et du biodiesel, capitule.

Après avoir annoncé une cible visant une proportion de 20 % de biocarburants dans les carburants fossiles d’ici 2020, voilà que l’Allemagne abandonne sa cible intérimaire de 10 %.

Le ministre allemand de l’Environnement, Sigmar Gabriel, a annoncé hier que la règlementation n’irait plus de l’avant parce que trop de voitures éprouveraient des difficultés techniques avec une proportion de 10 % de biocarburants. La proportion actuellement en vigueur en Allemagne est de 5 %, soit la même visée par le gouvernement du Canada en 2010.

M. Gabriel avait déjà fait part de ses réticences à cet effet, signalant que le programme serait arrêté si un million des 31 millions de véhicules en Allemagne ne pouvaient carburer au E10 ou B10.

Certains moteurs seraient plus exposés à la corrosion lorsque la proportion atteint 10 %. Ces véhicules auraient alors dû carburer à l’essence suprême, plus dispendieuse, qui n’est pas soumise aux exigences de biocarburants.

Critiquée de toutes parts

La plupart des médias allemands, de gauche ou de droite, se réjouissent de cette nouvelle qui est présentée comme la fin de l’ère des biocarburants en Allemagne.

Plusieurs se demandent toutefois comment le pays parviendra à respecter son engagement plus large visant une réduction de 40 % des émissions de GES par rapport à 1990 d'ici 2020.

L’Union européenne a pour sa part émis des doutes importants par rapport aux avantages environnementaux des biocarburants de première génération, comme l’éthanol à base de maïs et le biodiesel à base d’huile de palme, par exemple.

Bruxelles travaille actuellement à l’élaboration d’une norme qui imposerait des réductions de GES minimales aux biocarburants, et ce à partir d’une analyse du cycle de vie.

Il est trop tôt pour savoir quel impact le recul allemand aura sur la politique européenne sur les biocarburants. Cette décision de la première puissance économique du continent pourrait toutefois s’avérer un dur coup pour une filière de plus en plus critiquée…
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Message par Bisontin la vertu » mer. 09 avr. 2008, 22:13

J'avais récupéré une excellente image je ne sais plus où... Un type opulent au volant de sa décapotable arrêté à côté d'un type tout maigrichon et dépenaillé interpelle ce quidam en lui disant : "faudrait peut-être songer à se serrer la ceinture maintenant..."

Quand on parte de biocarburant, le monde marche sur la tête. Ca n'a de bio que le nom. Un peu comme la voiture propre.
:grr1:

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Message par Domi » jeu. 10 avr. 2008, 20:01

La Terre pourrait déjà avoir dépassé le seuil dangereux de CO2 ::o ::o ::o ::o
LE MONDE | 10.04.08 | 14h54 • Mis à jour le 10.04.08 | 14h54


comment évaluer la limite à ne pas dépasser ? :euh:
Pour éviter une "interférence humaine dangereuse" avec le système climatique, le seuil limite de dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique est généralement fixé à 550 parties par million (ppm).
C'est par exemple l'objectif - déjà ambitieux - que s'est fixé l'Union européenne (UE). Pour James Hansen, un des chercheurs les plus influents de la communauté des climatologues, ce seuil a été estimé avec trop, beaucoup trop, d'optimisme.

Dans des travaux non encore publiés mais dont une version de travail a été mise en ligne, lundi 7 avril, sur le serveur ArXiv, le directeur du Goddard Institute for Space Studies (GISS) et ses coauteurs évaluent le seuil de danger à 350 ppm environ. Or ce niveau a été atteint en 1990. Il se situe aujourd'hui à 385 ppm.
Et il augmente à raison d'une à deux unités chaque année.

Le dépassement du seuil de 350 ppm n'est, bien sûr, pas immédiatement dangereux.
Selon les auteurs, il l'est sur le long terme. "Si le CO2 est maintenu pendant une longue période à un niveau supérieur à cette limite, il y a un risque de se placer sur une trajectoire menant à un dérèglement climatique dangereux et irréversible", décrypte la climatologue Valérie Masson-Delmotte (Commissariat à l'énergie atomique, CEA), coauteur de ces travaux. "Il est possible de revenir à un taux de 350 ppm, assure M. Hansen. Il faut un moratoire sur les centrales à charbon puis supprimer progressivement tous les usages de la houille d'ici à 2020-2030.
Il faut aussi revoir nos pratiques agricoles et forestières de façon à séquestrer du carbone."

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont analysé les séries de données retraçant les grandes évolutions climatiques de la planète sur plus de 50 millions d'années.
Pour déterminer un seuil limite, "nous avons examiné la vitesse de déplacement des isothermes, le retrait des glaciers - qui sont très importants pour l'alimentation en eau -, la vitesse d'élévation du niveau des mers, la déstabilisation des calottes glaciaires et la réaction des récifs coralliens", précise Valérie Masson-Delmotte.

Les chercheurs ont également recalculé la "sensibilité du climat" au gaz carbonique. Celle-ci se traduit par le réchauffement moyen que provoquerait un doublement du CO2 par rapport à son niveau préindustriel (entre 270 et 280 ppm). Les modèles utilisés par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) la situent autour de 3 °C. Mais ces calculs ne tiennent pas compte de ce que les climatologues appellent les "rétroactions lentes".

Comme, par exemple, la réduction progressive des calottes glaciaires.
Lorsque l'effet de serre augmente, la température augmente : les calottes de glace se réduisent.
La Terre perd donc progressivement une part de sa capacité à réfléchir le rayonnement solaire : elle absorbe plus d'énergie lumineuse.
Les températures croissent donc plus vite, ce qui accélère la réduction des calottes glaciaires, etc.

"En tenant compte de ce type de rétroactions, la sensibilité climatique n'est plus de 3 °C, comme l'estiment les modèles utilisés par le GIEC : elle est de 6 °C, dit M. Hansen.
Mais la question de savoir combien de temps ces rétroactions mettront pour entrer en action demeure ouverte." Pour voir ces "cercles vicieux" se mettre en place et emballer la machine climatique, faudra-t-il attendre la fin de ce siècle ?
La fin du suivant ? :euh:

Les incertitudes des modèles sont importantes. Ainsi, de récentes analyses sédimentaires publiées par une équipe allemande ont montré qu'une calotte glaciaire antarctique importante (estimée à environ 60 % de la calotte actuelle) avait pu subsister, même brièvement, au cours du crétacé, une période très chaude où la température de l'océan tropical était de plus de 10 °C supérieure à la valeur actuelle.

James Hansen, 67 ans, est un habitué des controverses. Il est le premier scientifique à avoir attiré, en 1988, l'attention des médias et des politiques sur le climat.
Très engagé, il a lancé en 2007 une campagne pour demander aux gouvernements allemand et britannique d'interrompre tout programme de construction de centrales à charbon.

Au-delà de ces questions, ses travaux ouvrent une question profonde sans rapport avec la science ou la politique : jusqu'où les hommes du XXIe siècle doivent-ils chercher à prévoir les conséquences de leurs actions ? :euh: :euh: :!: :?:
Evoquer le futur de la planète bien après 2100, comme le font M. Hansen et ses coauteurs, c'est devoir imaginer ce que le climatologue Stephen Pacala appelle "les monstres derrière la porte".

Stéphane Foucart
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Re: sujet de réflexion !!

Message par Domi » lun. 14 avr. 2008, 13:52

Encore quelques idées pour nous faire réfléchir mais il faut admettre que c’est bien compliquer tout ça. :?:


L’homme est trop égoïste pour penser aux autres et ça m’attriste considérablement tout ça pour de l’argent !! :angry:

Dire qu’il y à assez de nourriture pour nourrir tout le monde pendant que des milliers de personnes meurt de fain d’autres milliers meurt d’avoir trop mangé !! :angry: :angry: :angry:


Contre le « choc alimentaire » mondial, stoppons la folie des biocarburants

12 avril 2008

Par Helga Zepp LaRouche

Spéculation, flambée des prix, pénuries et émeutes de la faim — puisque l’on connaît les causes de la crise, il est grand temps de les éliminer.

Ce à quoi nous assistons aujourd’hui était parfaitement prévisible. Pas moins de trente-trois pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine sont confrontés à des urgences alimentaires et des émeutes de la faim.
Il ne fait aucun doute que le monde est menacé d’un « tsunami » alimentaire, qui est la conséquence directe de trois facteurs : la tentative des banques centrales de retarder l’effondrement du système monétaire international en injectant des liquidités financières, la spéculation sur les produits agro-alimentaires et la destruction délibérée de cultures alimentaires pour produire des biocarburants.

La Banque mondiale vient de publier des chiffres alarmants, montrant que le prix du blé a augmenté de 181% au cours des trente-six mois précédant février 2008 et que, globalement, le prix de la nourriture a augmenté de 83% pendant la même période !
Si nous voulons éviter des émeutes à l’échelle mondiale, la disette pour un milliard d’hommes et de femmes, nous entraînant dans une nouvelle ère de barbarie, il faut immédiatement suspendre toute utilisation de denrées alimentaires pour produire des carburants et mettre en oeuvre un programme d’urgence permettant de doubler la production alimentaire à l’échelle de la planète.

Des émeutes de la faim ont déjà éclaté dans les pays suivants : Burkino Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Egypte, Kenya, Libéria, Mauritanie, Mozambique, Nigeria et Sénégal pour ce qui est de l’Afrique, Bolivie, Guatemala, Haïti, Honduras, Nicaragua et Salvador en Amérique centrale et du Sud, ainsi qu’en Jordanie, en Ouzbékistan et au Yémen.
Dans bien d’autres pays, une situation similaire se profile. Pour près de deux milliards d’hommes, de femmes et d’enfants qui souffrent de malnutrition depuis des années, cette explosion des prix est une question de vie ou de mort.

Alors qu’une telle catastrophe était prévisible depuis juillet 2007, date à laquelle l’effondrement financier entra dans sa phase terminale, les émeutes de la faim font soudain l’objet d’innombrables conférences, déclarations et rapports. Cependant, au lieu d’admettre les causes réelles du problème, la presse financière (Economist, Financial Times, Wall Street Journal, etc.), invoquant le dogme de Thomas Malthus, accuse sans vergogne la simple croissance démographique d’une population mondiale en quête d’une alimentation de meilleure qualité.
En même temps, elle cloue au pilori des pays comme la Chine et l’Inde, soucieux de protéger leur approvisionnement en nourriture en limitant leurs exportations.

En réalité, cette crise entérine la faillite de la mondialisation, au nom de laquelle on a contraint bon nombre de pays à main d’oeuvre bon marché à exporter de la nourriture au lieu de satisfaire leur propre demande intérieure.
Ceci a encore été aggravé par la fuite en avant dans la production à grande échelle de biocarburants, qui reviennent à transformer des produits de forte valeur ajoutée (maïs, céréales, soja) en produits de moindre valeur.
Nul besoin de se convertir au castrisme pour reconnaître que Fidel Castro avait parfaitement raison de prévoir que vouloir couvrir les besoins énergétique de la planète avec des biocarburants risquait de coûter la vie à plusieurs milliards d’individus.

La débâcle incontestable de l’éthanol a clairement montré que ni les voitures, ni l’environnement, ni l’agriculture ne profitent de cette folie.
Quant à l’impact environnemental, force est de constater que les forêts tropicales ont été saccagées et les tourbières asséchées. De surcroît, le prix du fourrage ne cesse d’augmenter.

Dans ce contexte, il est scandaleux d’entendre nos politiques, aveuglés par leur idéologie, appeler à accroître l’utilisation du bio-diesel.
Du point de vue de ses effets sur la situation alimentaire mondiale, le président tchèque Vaclav Klaus a vu juste en qualifiant l’« écologisme » de la plus grande menace pour l’humanité.

Sommet Inde-Afrique

Un autre son de cloche s’est, fort heureusement, fait entendre au sommet Inde-Union africaine qui s’est tenu à Delhi les 8 et 9 avril. De nombreux orateurs y ont dénoncé le rôle des biocarburants dans la flambée des prix alimentaires.
En effet, comme l’a remarqué un intervenant, depuis 2006, rien qu’aux Etats-Unis, huit millions d’hectares, utilisés jusque-là pour la culture de maïs, du blé, du soja, etc. à des fins alimentaires, servent désormais à la production de biocarburants.
En 2008, on estime que 18% de la production céréalière aux Etats-Unis, ainsi que des pourcentages importants au Brésil, en Argentine, au Canada et en Europe de l’Est, seront ainsi gaspillés, alors que des centaines de millions d’hommes sont menacés de famine.

Mais ce sommet Inde-UA a montré aussi quel type d’approche il faudrait adopter aujourd’hui. Le directeur général de l’Organisation onusienne pour le développement industriel (UNIDO), Kandeh K. Yumkella, a souligné qu’une bonne coopération entre l’Inde et l’Afrique dans le domaine de l’agriculture permettrait de nourrir le monde, car l’Inde dispose de la technologie nécessaire, et l’Afrique, de terres et de main d’oeuvre.

Il fit remarquer que lors de la « révolution verte » en Inde, dans les années 1970 et 80, la technologie avait permis d’augmenter considérablement et en peu de temps la productivité et, par conséquent, la production céréalière.
Il reste cependant à améliorer pareillement le conditionnement et le transport dans la chaîne alimentaire.
Le Premier ministre indien Manmohan Singh s’est engagé à aider l’Afrique à surmonter cette catastrophe alimentaire.

Les dirigeants africains ont sans doute apprécié la différence de ton entre cette rencontre et le sommet UE-Afrique à Lisbonne en décembre 2007, où la chancelière Merkel, entre autres, avait épousé la ligne anglaise de Gordon Brown sur la recolonisation de l’Afrique, tout en refusant de lui accorder une aide concrète.
Certes, l’UE a promis de porter son aide commerciale à deux milliards d’euros, mais vu l’ampleur de la crise, et comparé aux centaines de milliards qui sont mobilisés pour sauver les banques en faillite, c’est plus que dérisoire.

Au lieu de s’inquiéter des projets d’infrastructure entrepris en Afrique par la Chine, la Russie et l’Inde, l’UE ferait mieux d’en prendre exemple et de contribuer à éliminer les causes du problème, à savoir le manque d’équipements infrastructurels.

En tout cas, la famine qui menace aujourd’hui le monde montre que le système de libre échange est encore plus en faillite que ne l’était le communisme entre 1929 et 1991.

Que faire ?


Il n’existe aucun bonne raison de ne pas mettre immédiatement en oeuvre un train de mesures destiné à neutraliser au plus vite ce « choc alimentaire ».
L’objectif doit être d’éliminer non seulement la faim, mais aussi la sous-nutrition dont souffrait déjà un tiers de la population mondiale avant l’éclatement de la crise actuelle. Pour cela, nous avons besoin de :

· doubler au plus vite la production alimentaire mondiale ;

· cesser d’utiliser des denrées alimentaires pour fabriquer des biocarburants ;

· construire immédiatement des infrastructures de base en Afrique, Asie et Amérique latine ;

· fournir des aides globales pour le conditionnement des aliments (chaîne du froid, irradiation, etc.) ;

· stopper la mise en jachère des terres agricoles ;

· construire des réacteurs nucléaires à haute température (HTR) pour dessaler l’eau de mer, destinée à l’irrigation ;

· sous réserve de l’accord des gouvernements souverains concernés, mettre des experts du génie militaire à disposition des agriculteurs et des petits et moyens entrepreneurs.

Et comme la catastrophe actuelle est une conséquence de l’effondrement du système financier mondial, la question d’une nouvelle architecture financière mondiale, d’un « nouveau Bretton Woods », doit être mise d’urgence sur la table.

Il serait relativement facile de résoudre le problème, si la volonté politique était au rendez-vous. Nous disposons déjà de toutes les technologies et capacités industrielles nécessaires pour réaliser, en peu de temps, un Plan Marshall mondial, ou un New Deal.

Les obstacles

L’oligarchie financière internationale tente actuellement d’ériger un empire mondial, avec pour satrapie, d’un côté de l’Atlantique, une Amérique affaiblie, et de l’autre, une dictature de l’UE sur des nations européennes spoliées de leur souveraineté.
Cette oligarchie est déterminée à laisser sombrer le monde dans un « âge des ténèbres » plutôt que d’accepter la réorganisation du système financier et de l’ordre économique préconisée par l’économiste américain Lyndon LaRouche

Nombre d’entre eux voient même dans la faim un moyen commode pour réduire la prétendue « surpopulation » mondiale. On se souviendra du prince Philip d’Angleterre qui formula le souhait d’être réincarné, après sa mort, en « virus particulièrement mortel » afin de combattre la surpopulation.

C’est ainsi qu’il écrivait en 1988, dans son livre Down to Earth : « Ce qu’on décrit comme l’équilibre de la nature est l’aptitude de la nature à se limiter. La fertilité et la reproduction créent l’excédent que les pertes annuleront à nouveau.

Le pillage, les différences climatologiques, les maladies et la faim – et dans le cas de l’homo sapiens, les guerres et le terrorisme – constituent les principaux moyens par lesquels la population est maintenue sous un certain contrôle. »

Auparavant, dans une interview à la revue People du 21 décembre 1981, le prince Philip avait affirmé : « La croissance démographique est potentiellement la plus grave menace pour la survie. Nous nous trouvons devant une grande catastrophe, faute de la freiner. (...) Plus il existe d’hommes, plus ils consomment de matières premières, plus ils produisent de la pollution, et plus ils mènent de guerres. Nous n’avons pas le choix.
Si la population ne se limite pas de son plein gré, elle sera régulée involontairement à travers la maladie, la faim et la guerre. »

La famine qui se répand à toute vitesse est un test pour tous les gouvernements du monde.
Il est plus que temps de jeter par dessus bord les axiomes politiques responsables de la crise existentielle de notre société actuelle – néolibéralisme, malthusianisme, écologisme, impérialisme et colonialisme.

Le monde a besoin, au contraire, de nations souveraines oeuvrant ensemble, suivant le principe des traités de Westphalie, c’est-à-dire l’avantage à autrui, pour réaliser les objectifs communs de l’humanité.

Avons-nous, Européens, le courage de nous battre pour cette perspective ?

http://www.solidariteetprogres.org:80/article4033.html
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Message par Bisontin la vertu » lun. 14 avr. 2008, 21:47

Je voudrais rassurer les peuples qui meurent de la famine dans le monde : ici on mange pour vous

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Message par Domi » mar. 15 avr. 2008, 11:42

les biocarburants, "un crime contre l'humanité" d'après le rapporteur de l'Onu

2008-04-14

BERLIN (Source vérifiée)

La production massive de biocarburants est aujourd'hui "un crime contre l'humanité" du fait de son impact sur l'envolée des prix alimentaires mondiaux, a estimé Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation à la radio allemande.

"La fabrication de biocarburants est aujourd'hui un crime contre l'humanité", a-t-il lancé sur les ondes du Bayerischer Rundfunk.

M. Ziegler a appelé le Fonds monétaire international (FMI) à changer sa politique de subventions agricoles et à cesser de soutenir exclusivement des projets visant la réduction des dettes. L'agriculture, estime-t-il, doit être subventionnée dans des secteurs où elle assure la survie des populations.

Il a également critiqué l'Union européenne pour sa politique de subventions, l'accusant de dumping agricole en Afrique.

"L'UE finance l'exportation d'excédents alimentaires européens en Afrique (...) où ils sont proposés à la moitié ou un tiers du prix. Cela ruine totalement l'agriculture africaine", a-t-il déploré.

"En outre, la spéculation boursière internationale sur les matières premières alimentaires doit cesser", a-t-il dit.

Dans un entretien au journal français Libération, M. Ziegler a averti que le monde se dirigeait "vers une très longue période d'émeutes" et de conflits liés à la hausse des prix et à la pénurie des denrées alimentaires.

De son côté, le patron de l'organisme allemand de protection des consommateurs Foodwatch, Thilo Bode, s'est aussi insurgé contre la "politique commerciale meurtrière des pays industriels".

"Nous avons besoin d'une autre politique énergétique. Il n'est pas possible que nous remplissions nos réservoirs aux dépens des affamés", a-t-il dit à la télévision publique allemande ZDF.

Réagissant aux appels de mobilisation actuelle contre la faim, le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück a affirmé à la radio publique allemande que "l'Allemagne ne se dérobera pas à une telle action".

L'envolée des prix des denrées alimentaires et de l'énergie a provoqué la semaine dernière des émeutes en Haïti et en Egypte ainsi qu'une grève générale au Burkina Faso.
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Message par Domi » mar. 15 avr. 2008, 13:52

Triste nouvelle rien ne va plus n'est ce pas!!! :
:cry: :cry: :cry:

Les prix flambent : la faim menace 37 pays

La hausse des prix alimentaires alarme les instances internationales. Des milliers de personnes vont mourir de faim, craint le FMI.

« On parle beaucoup en ce moment des droits de l'homme », a constaté, ce week-end, Jacques Diouf, directeur de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), faisant allusion à la situation au Tibet. « Avec une vraie urgence alimentaire dans 37 pays, je suis surpris de ne pas être convoqué d'urgence au Conseil de sécurité à New York, tant la hausse du prix des céréales a un impact sur la sécurité des peuples et sur les droits de l'homme, notamment des plus pauvres. »

Émeutes de la faim

« La hausse des prix alimentaires pourrait avoir de terribles conséquences pour la planète entière si rien n'est fait pour l'endiguer », a renchéri, samedi, à Washington, Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI). « Des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim. Ce qui entraînera des cassures dans l'environnement économique, a-t-il mis en garde. Les progrès réalisés par les pays pauvres, depuis cinq à dix ans en matière de développement, pourraient se retrouver complètement détruits. »

De plus en plus de personnes risquent de manifester violem- ment contre cette tendance. Des émeutes de la faim ont déjà éclaté dans plusieurs pays africains, en Indonésie, aux Philippines et en Haïti. Bilan : 5 morts, 200 blessés. Elles pourraient s'étendre bientôt à l'Asie, craint Jacques Diouf, pessimiste : « Je ne vois pas de raisons objectives à des diminutions de prix. »

Le réchauffement climatique, provoquant des sécheresses, limite la hausse de la production agricole alors que la population mondiale augmente.

Le niveau des stocks des céréales est à son niveau le plus bas depuis 25 ans et il devrait encore baisser de 5 % cette année. 100 millions de tonnes de céréales par an sont désormais utilisées pour fabriquer des biocarburants. « Une telle ponction invite à peser les avantages et les inconvénients de produire de l'énergie à partir de l'agriculture », remarque Jacques Diouf.

Pour le président de la Banque mondiale, la forte augmentation de la production de biocarburants aux États-Unis, en Europe et au Japon est un facteur important de la flambée des prix alimentaires mondiaux.
Le cours du maïs, utilisé pour produire de l'éthanol, a ainsi plus que doublé en deux ans.

La FAO a débloqué 17 millions de dollars pour aider les pays les plus affectés. Et elle alerte les 191 pays membres de l'organisation pour rassembler 1,7 milliard de dollars nécessaires aux programmes d'urgence.

Une conférence des chefs d'État et de gouvernement sera organisée du 2 au 5 juin, à Rome, pour permettre aux pays pauvres d'acheter des semences et des fertilisants pour nourrir leurs populations.
La Banque mondiale va octroyer 10 millions de dollars à Haïti, pour aider le gouvernement à régler la crise alimentaire qui a provoqué des émeutes ces derniers jours.

http://www.ouest-france.fr:80/Les-prix- ... _actu.html
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Message par Domi » jeu. 17 avr. 2008, 12:14

juste un peu humour vert (pas mûr ) ::D :;) :;) :invis:

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Message par lionel » jeu. 17 avr. 2008, 17:07

Domi a écrit :juste un peu humour vert (pas mûr ) ::D :;) :;) :invis:

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T'as pas fini de te moquer des informaticiens en sociétés de services, non ? :angry: En fait, celle-là, je l'ai vue la première fois en 1985. C'est vous dire, si c'est neuf. :invis:
A bove ante, ab asino retro, a stulto undique caveto.

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Message par Domi » jeu. 17 avr. 2008, 17:47

lionel a écrit :
Domi a écrit :juste un peu humour vert (pas mûr ) ::D :;) :;) :invis:

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T'as pas fini de te moquer des informaticiens en sociétés de services, non ? :angry: En fait, celle-là, je l'ai vue la première fois en 1985. C'est vous dire, si c'est neuf. :invis:
en fait elle irait bien pour Moulin non !!! ::D ::D :invis:
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Message par Domi » ven. 18 avr. 2008, 12:50

alimentation bio. Les bonnes raisons de s'y mettre

Au moment où la question des OGM n’a jamais fait autant parler d’elle et où des émissions de télévision décortiquent la composition des plats surgelés, plutôt inquiétante ; il paraît judicieux de se demander pourquoi manger bio. Car si abondance alimentaire il y a, chez nous tout au moins ; cela ne signifie pas pour autant la disparition des carences. En effet, manger Bio est bien plus qu’une mode. Pourquoi ?

Que nous garantissent les produits bio ?

ù acheter des produits alimentaires bio ?
Il existe de plus en plus de sites, de magasins bio vous proposant des produits alimentaires bio

Et bien sûr notre b
Biologique désigne tout un « procédé de fabrication ».C’est un concept global qui s’appuie sur certaines valeurs comme le respect de la terre, des cycles biologiques, de la santé, du respect de l’environnement et du bien être animal. Les animaux sont élevés à l’air libre, nourris avec des aliments bio et ne reçoivent pas d’antibiotiques ni d’hormones de croissance. Les fruits et les légumes sont récoltés à maturité.

L’activité de l’agriculteur biologique est très surveillée afin d’obtenir sa certification auprès d’un organisme contrôlé : ECOCERT, QUALITE France et ASCERT en France.

Quant au logo AB, il vous offre la garantie d’acheter des produits sans OGM, sans conservateur, ni additifs de synthèse ; ce qui est déjà rassurant. L’alimentation biologique vous permet également de renouer avec des produits possédant des qualités nutritionnelles évidentes et surtout du goût …

Quant aux produits transformés, l’agriculture biologique privilégie les technologies de transformation susceptibles de préserver au maximum les qualités nutritionnelles telle l’huile toujours pressée à froid en bio et sans solvant.

N’est pas bio qui veut !

Pour info : Label AB ou agriculture Biologique : concerne les produits agricoles et les denrées alimentaires. Pour obtenir le label AB, une denrée alimentaire doit être composée d'au moins 95 % d'ingrédients de l'agriculture biologique et ne s’obtient qu’au bout de deux à trois ans. Le logo « Bio » lui, concerne des produits transformés ayant plus de 70% d’ingrédients d’origine biologique.

Pourquoi acheter bio ?

Pour notre santé et celle de nos enfants (encore plus fragile) car les produits biologiques (selon une étude de l’AFSSA ) sont dépourvus de résidus chimiques. On peut donc manger les fruits et les légumes bio sans les éplucher, sans danger. Intérêt d’autant plus grand que l’on sait désormais que c’est sous la peau que se concentrent les vitamines et les minéraux. Ils sont également dotés d’une qualité nutritionnelle supérieure de 30% par rapport aux produits issus de l’agriculture conventionnelle (selon l’INSERM). En résumé : plus de vitamines et de minéraux antioxydants dans les fruits, légumes et céréales bio, moins de graisse dans la viande bio et acides gras de meilleure qualité dans les huiles et les œufs bio.



Pour le goût : les fruits et les légumes contiennent plus de matière sèche et moins d’eau car ils sont moins arrosés. Les animaux élevés en plein air donnent des viandes plus fermes plus savoureuses et plus goûteuses.



Pour l’environnement : l’agriculture bio respecte la nature et favorise la biodiversité en choisissant des variétés végétales et des espèces animales adaptées aux terroirs. Au contraire de l’agriculture intensive qui pollue les nappes phréatiques avec des engrais chimiques, qui décime les abeilles avec les pesticides …


Les produits bio sont plus chers ?

Oui sauf si l’on décide de diminuer la quantité de viande, que l’on évite les produits transformés, que l’on préfère le riz complet plus nourrissant, le pain bio également plus nourrissant ; il se conserve mieux, contient davantage de fibres et on en mange moins. De même les fruits contenant moins d’eau rassasient plus vite.





REPERES
Qu'est -ce que l'agriculture biologique ?

En 2006, l’agriculture biologique représentait 31 millions d’hectares dans 120 pays et constituait un marché de 40 milliards de dollars. Le marché français estimé à 1,6 milliard d’euros en croissance de 10% par an depuis 1990. Selon le baromètre 2007 de l’Agence Bio, en 2007 comme en 2006, 4 Français sur 10, 42% exactement, ont consommé un produit bio au moins une fois par mois. Selon ce sondage du CSA, 2 Français sur 3 déclarent qu’ils prévilégient l’achat de produits respectueux de l’environnement ou des principes du développement durable.

La plupart des consommateurs achètent des produits BIO parce qu’ils ne nuisent pas à l’environnement et car ils sont sûrs d’obtenir des produits sans pesticides ou produits chimiques ET parce qu’ils sont meilleurs pour leur santé que les produits traditionnels. Les normes définissant le BIO sont un bénéfice pour l’environnement car elles excluent tout pesticide, fongicide, fertilisant, antibiotique, polymère, etc…

La France est le 1er pays européen pour l’utilisation de pesticides avec 78 000 tonnes de produits phytosanitaires répandus dans les champs. Les produits phytosanitaires, qui sont présents dans 2/3 des produits classiques non bio, ne se retrouvent pas dans les produits bio. Un rapport officiel du Department for Environment, Food and Rural Affairs (DEFRA) britannique confirme que la production de produits biologiques a moins d’impact sur l’environnement que la production conventionnelle moderne qui utilise utilisant engrais et pesticides. L’IFEN, Institut français de l’environnement, confirme l’intérêt de l’agriculture bio alors que plus de 96% des rivières et 61% des nappes d’eau souterraines sont contaminées.

http://www.consoglobe.com:80/cp780-2357 ... ettre.html
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Message par Domi » lun. 05 mai 2008, 12:24

Pays de la Loire
mercredi 23 avril 2008
http://www.ouest-france.fr/Une-mere-de- ... elevement-
ADN-/re/actu_PdlL/actu_8620-619940------_actu.html

Elle défend à tout prix l'intégrité de son corps, jusqu'à s'opposer à la justice. Un choix qui la conduit devant le tribunal, à Angers, lundi.Patricia, 40 ans, est convoquée au tribunal correctionnel d'Angers, lundi. Mariée et mère de trois enfants, cette habitante de La Ménitré, une commune du Maine-et-Loire, va comparaître pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement ADN. Elle encourt un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende. Mais peu importe la sanction,
elle ne cédera pas. « J'en ai discuté avec ma famille, et elle me soutient. »

Soupçonnée d'avoir participé à une action de fauchage volontaire de maïs OGM à Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance, en septembre dernier, Patricia avait été interpellée par les gendarmes plusieurs jours après. C'est là que le parquet d'Angers lui a demandé un prélèvement d'ADN. Déjà affectée par sa garde à vue, Patricia s'y est opposée. Pas par provocation. Juste parce que « l'intégrité du corps, c'est très important », dit-elle.Remettre son identité génétique entre les mains del'institution judiciaire reviendrait à perdre une partie de son intimité. Sans doute plus encore pour elle que pour quiconque. Abusée sexuellement quand elle était plus jeune, elle explique : « Je n'ai aucune envie de me retrouver dans un fichier avec des violeurs, des assassins et des tortionnaires. »

En outre, Patricia s'interroge sur la sécurité des informations collectées : « Les analyses sont réalisées par des laboratoires
privés, mais parfois à l'hôpital. Qui contrôle ? » Elle rappelle aussi qu'elle n'est, jusqu'à présent, toujours pas poursuivie dans
l'affaire du fauchage. « Comment justifier alors la différence de traitement qu'entraîne le fichage entre un innocent et un coupable, entre un condamné et un soupçonné ? »

« La loi permet le fichage des personnes condamnées et soupçonnées », confirme son avocat, Me Benoît Rousseau. « Mais au départ, le but du Fichier ADN était d'identifier les auteurs de graves infractions ; on
y trouvait les terroristes, les délinquants sexuels. Il se trouve que maintenant, il y a les faucheurs volontaires... »

Lundi, en soutien à Patricia, plusieurs collectifs appellent à un rassemblement dans le centre-ville d'Angers, « contre les violations des droits de la personne et de la présomption d'innocence ».

Vincent COQUEREAU.
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Message par Domi » mer. 07 mai 2008, 14:02

L'Europe va réévaluer le risque sanitaire des plastiques alimentaires

Lemonde.fr


la mi-avril, le gouvernement canadien annonçait son intention d'interdire la commercialisation de biberons constitués de plastique contenant du bisphénol A (BPA), substance désormais considérée comme toxique dans ce pays. Cette décision a aussitôt relancé, à l'échelon international, la controverse concernant les risques sanitaires inhérents à ce composé organique présent dans de très nombreuses matières plastiques et que l'on retrouve dans les fluides corporels de toutes les personnes, ou presque, vivant dans les pays industriels.

Aux Etats-Unis, plusieurs responsables démocrates viennent de demander à ce que la Food and Drug Administration réévalue les niveaux d'exposition pouvant être considérés comme acceptables d'un point de vue sanitaire. Interrogés par Le Monde, les responsables de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ont indiqué, vendredi 2 mai, qu'ils allaient procéder à cette réévaluation.

Le BPA est un produit chimique appartenant à la famille des composés organiques aromatiques. Cette substance est aussi considérée comme un perturbateur endocrinien. Elle a fait l'objet de nombreuses recherches dans les années 1930, lorsque l'on voyait en elle un possible oestrogène de synthèse.

La problématique sanitaire qui entoure le BPA a de nombreux points communs avec celles concernant les expositions aux faibles doses et qui menacent de grands intérêts économiques. Sur la base d'études scientifiques qu'elle avait le plus souvent financées, l'industrie des matières plastiques a longtemps soutenu que le BPA ne présentait aucun danger par voie alimentaire pour l'espèce humaine.

Mais d'autres études, indépendantes, menées sur la souris et sur l'homme, sont récemment arrivées à des conclusions différentes concernant tant le BPA que les phtalates. Ces derniers, aussi présents dans les plastiques et pouvant avoir une action négative sur les fonctions endocriniennes, ont fait l'objet d'interdictions - dans les jouets et articles de puériculture - dans l'Union européenne. Publiée en 2007 dans la revue Environmental Health Perspectives, une étude américaine avait établi chez l'homme des corrélations entre les taux urinaires de phtalates et l'obésité abdominale.

Concernant le BPA, le dernier avis émis par l'EFSA, à la demande de la Commission européenne, est daté du 29 novembre 2006. Il était plutôt rassurant. Les experts notaient que "les personnes étaient exposées au BPA à travers les aliments étant donné son utilisation dans certains plastiques et autres matériaux employés dans des produits tels que les bouteilles et les canettes". Mais ils estimaient que les résultats obtenus chez la souris ne pouvaient être extrapolés à l'homme du fait de la plus grande sensibilité du rongeur aux oestrogènes.

"Après avoir étudié en détail toutes les nouvelles données disponibles depuis les cinq dernières années", le groupe scientifique de l'EFSA proposait même de relever les niveaux d'exposition acceptables. Le groupe concluait ainsi que la "dose sans effet nocif observé" pouvait être située à 0,05 milligramme par kilogramme de poids corporel et par jour alors que celui fixé en 2002 était cinq fois inférieur. Pour sa part, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments ne s'est pas prononcée spécifiquement sur cette question.

"Au stade où nous en sommes, seules des études épidémiologiques et toxicologiques de grande ampleur et incluant de nombreux paramètres permettraient de fournir des résultats indiscutables en ce qui concerne la réalité des effets imputés au BPA, estime Thierry Pineau qui mène des recherches sur ce thème au pôle de toxicologie alimentaire de l'Institut national de la recherche agronomique à Toulouse. En toute rigueur, ces études devraient également s'élargir aux xénobiotiques obésogènes, ces composés chimiques présents dans l'environnement et dont on peut raisonnablement soupçonner qu'ils sont, avec la sédentarité, impliqués dans l'épidémie d'obésité en plein développement dans les pays industriels."
Jean-Yves Nau

Lexique

Bisphénol A (BPA) : composé organique aromatique synthétisé pour la première fois en 1891.

Polycarbonate : contenant du BPA, ce plastique rigide est utilisé dans la production de biberons, d'ustensiles de cuisine, de récipients destinés aux fours à micro-ondes et à la conservation.

Résines époxy : dans le secteur alimentaire, elles servent de couche de protection intérieure des cannettes et des boîtes de conserve, ainsi que de revêtement des conteneurs d'eau et des cuves à vin . Elles contiennent du BPA. Celui-ci est aussi utilisé comme antioxydant dans les plastifiants et le PVC.
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Message par Domi » mar. 13 mai 2008, 13:53

Le ''docteur'' nature en danger
Stephen Leahy*

LE CAP, Afrique du Sud, 7 mai (Tierramérica) - ''Lorsque nous nuisons à la nature, nous nuisons à nous-mêmes'', déclare Aaron Bernstein, un médecin à 'Harvard Medical School' et l'un des auteurs du livre qui vient de paraître ''Maintenir la vie : comment la santé de l'homme dépend de la biodiversité''.

''Peu de personnes comprennent que notre santé est directement liée à la santé du monde naturel'', a indiqué Bernstein à Tierramérica.

Bernstein et un collègue de Harvard, Eric Chivian, ont écrit et publié des articles de plus de 100 principaux scientifiques dans leur nouveau livre, lancé le 28 avril par 'Oxford University Press' et disponible en mai.

Ecrit pour un grand public, ''Maintenir la vie'' se fonde sur les preuves scientifiques les plus récentes pour présenter des arguments convaincants selon lesquels l'actuelle crise d'extinction, avec des espèces qui disparaissent chaque jour, constitue une grave menace pour l'humanité, équivalente, sinon plus grande, que le changement climatique.

Des produits pharmaceutiques, la recherche biomédicale, l'émergence et la propagation de maladies infectieuses, et la production alimentaire, à la fois sur terre et dans les océans, dépendent de la biodiversité -- la riche variété de vies sur notre planète.

Le livre présente sept groupes d'espèces en voie de disparition, y compris des requins, des ours, des primates et des amphibies qui sont ou ont le potentiel de posséder ''une grande valeur pour la médecine et la science''.

Au nombre de ces espèces, figurent des escargots coniques, une espèce tropicale dont le venin contient des dizaines de milliers de produits chimiques appelés peptides, de petites chaînes d'acides aminés. Ces peptides seuls sont des sondes moléculaires extrêmement puissantes et utilisées dans la recherche médicale.

''Nous avons beaucoup appris sur la manière dont notre cerveau fonctionne en utilisant des peptides d'escargots coniques'', a dit Bernstein.

La première découverte capitale nouvelle dans la médication des douleurs pendant des années vient également des escargots coniques.

Trente-trois pour cent des malades du cancer et du VIH (virus de l'immunodéficience humaine) en phase terminale, pour lesquels les plus puissants opiats étaient inefficaces, ne ressentent plus maintenant de douleurs grâce un peptide qui bloque les douleurs, lequel provient du venin des escargots coniques.

Plusieurs autres peptides d'escargots coniques interviennent dans des examens cliniques pour traiter des douleurs diabétiques, parmi d’autres aliments, et donnent de grandes espérances, déclare Bernstein.

Les escargots coniques vivent seulement dans des récifs coralliens et au moins entre un tiers et la moitié de tous les récifs risquent de mourir à cause d'une combinaison de maladie, de pollution et de changement climatique.

Des crabes fer à cheval ont déjà fourni la base pour détecter la contamination dans des médicaments injectables. Ils sont également importants dans la compréhension de la vision humaine, dit-il. Mais avec seulement un habitat restreint et la nécessité de pondre leurs œufs sur des plages, ils sont exposés à la pollution et aux perturbations humaines.

Les amphibies constituent la source de nouveaux traitements de l'hypertension et probablement de nouveaux antalgiques, et peuvent empêcher des bactéries d'acquérir la résistance aux antibiotiques -- une sérieuse inquiétude à travers le monde.

Toutefois, des amphibies sont les plus menacés de tous les groupes d'organismes sur la planète, avec presque un tiers de quelque 6.000 espèces connues en voie de disparition, et plus de 120 qui auraient déjà disparu au cours de ces quelques dernières années.

Les médicaments ne constituent qu'une petite partie du rôle que la biodiversité joue dans le bien-être de l'homme. Sans des insectes bénéfiques, ''la plupart des écosystèmes terrestres du monde s'effondreraient et une bonne partie de l'humanité périrait avec eux'', écrit dans la préface du livre Edward O. Wilson, le célèbre expert mondial de Harvard en biodiversité.

Wilson indique également qu'on peut trouver quatre millions d'espèces bactériennes dans une tonne de sol fertile et que la plupart des cellules de nos corps ''ne sont pas humaines mais bactériennes : 700 espèces vivent dans nos bouches seules''.

Des scientifiques estiment qu'il existe entre trois et 30 millions d'espèces de plantes, d'animaux, de champignons, de bactéries et ainsi de suite, mais seules 1,4 million ont été identifiées jusqu'ici.

Jusqu'à 30 pour cent de toutes les espèces vivant sur la terre pourraient disparaître d'ici à 2050 à cause des activités humaines non viables -- principalement la déforestation, la perte de l'habitat et le changement climatique -- selon l'Evaluation des écosystèmes pour le millénaire de 2006, un effort de recherche international de quatre ans sans précédent.

''Cela pourrait autant être l'extinction de la moitié de toutes les espèces d'ici à 2050'', affirme Stuart Pimm, un écologiste de la conservation à l'Université de Duke, en Caroline du nord, et un collaborateur à la rédaction du livre.

Tandis que les humains pourraient s'adapter au changement climatique, le monde naturel ne peut pas s'adapter au changement rapide. Et il est peu probable que nous puissions remplacer les services que la nature nous rend.

''La majorité des gens ne sont pas conscients de ce danger'', a déclaré Pimm à Tierramérica. Toutefois, les solutions du changement climatique devraient préserver et augmenter la biodiversité, et non lui faire du mal.

A l'instar de plusieurs régions du monde, notamment l'Amérique latine, on a débarrassé de grandes régions de la côte-est d'Afrique du Sud de leur végétation indigène pour planter des arbres d'eucalyptus qui ne sont pas indigènes. Bien que ces arbres absorberont du carbone de l'atmosphère, aidant à combattre le changement climatique, la perte de l'écosystème indigène est d'une conséquence bien plus grande.

''Nous devons planter des dizaines de millions d'arbres, mais ils devraient être des espèces indigènes pour qu'ils augmentent la biodiversité'', a-t-il souligné.

Défricher la forêt pour le biocarburant est une autre mauvaise solution au changement climatique. Des pays doivent être payés pour arrêter la déforestation, a indiqué Pimm.

''Conscients de la crise, des gens veulent prendre des mesures, mais ne savent pas quoi faire'', a-t-il ajouté.

Le livre contient un chapitre sur des mesures possibles, notamment une liste des ''10 premières''. Les trois premières : utiliser le transport public ou la moto ou marcher pour aller au travail une fois par semaine; acheter des aliments organiques locaux ou cultiver les vôtres; manger des fruits de mer durables, ce qui signifie pas de crevette, ou de saumon d'élevage.

La plupart de ces recommandations sont destinées à réduire les émissions de carbone, mais utiliser simplement des espèces indigènes dans des jardins et réduire l'utilisation de l'eau constituent d'importantes mesures de préservation de la biodiversité, affirme Bernstein.

''Nous avons également besoin de politiques gouvernementales qui encouragent la protection des systèmes naturels à l'aide de mesures incitatives; beaucoup font le contraire actuellement'', a-t-il dit.

Enfin, nous avons besoin d'une nouvelle culture qui valorise, aime et protège la biodiversité, a déclaré l'auteur. Une telle culture existe lorsqu'il s'agit de notre santé –- maintenant, nous devons comprendre qu'elle est directement liée à la santé du monde naturel.

(* Publié au départ par des journaux d'Amérique latine qui font partie du réseau Tierramérica. Tierramérica est une agence de presse spécialisée créée par IPS avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement et le Programme des Nations Unies pour l'environnement). (FIN/2008)

http://ipsinternational.org:80/fr/_note.asp?idnews=4062
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