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Domi
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Message non lupar Domi » lun. 17 déc. 2007, 18:02

Je reçois des infos sur l'état de santé de notre planète et j'aimerai vous en faire profiter ! ::)

Elles ne sont pas toujours réjouissantes mais pour l'info, c'est toujours intéressant
::)

J'espère ne pas vous ennuyer ::(


Climat: Bali lance dans la douleur deux ans de négociations pour l'avenir
2007-12-15

NUSA DUA (Source vérifiée)

Des larmes, des huées, des ovations: la communauté internationale a lancé dans la douleur les négociations samedi à Bali sur le futur régime de lutte contre le réchauffement climatique, qui devront être bouclées en 2009. Evènement

Après un épuisant marathon nocturne et un dénouement mélodramatique de sept heures, ponctué de suspensions de séances qui en ont retardé encore la conclusion, la conférence climat de l'ONU a formellement adopté la "feuille de route de Bali" qui pour la première fois associe pays industrialisés et nations en développement à la réduction des émissions polluantes.

L'accord stipule que le processus de négociations qui fixera les suites à donner au protocole de Kyoto devra être lancé "dès que possible et pas plus tard qu'avril 2008", la première phase de Kyoto expirant en 2012.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon, revenu le matin sur l'île indonésienne pour appuyer la conclusion de l'accord, s'est dit "fortement encouragé". Le patron de la Convention climat de l'ONU (CNUUC), Yvo de Boer, assurant qu'il avait obtenu "exactement ce qu'il voulait: un cadre de travail, un calendrier et une date butoir".

Peu auparavant, face au risque d'échec, M. de Boer, épuisé pour n'avoir pas dormi deux nuits d'affilée, avait craqué à la tribune puis quitté la salle en sanglots, avant d'y revenir, acclamé debout.

Même si les ONG et les scientifiques jugent les ambitions de l'accord modestes et condamnent son "manque de substance" (Greenpeace et WWF), chacun se félicitait samedi d'avoir évité l'échec qui menaçait.

Pour leur part, les Etats-Unis, qui ont souligné les aspects positifs de "la feuille de route" de Bali, ont toutefois exprimé "de fortes préoccupations sur certains aspects de l'accord" estimant, dans un communiqué de la Maison Blanche, que "les principales économies en voie de développement doivent agir aussi".

Le texte élude toute référence chiffrée aux émissions de gaz à effet de serre et à la nécessité de les réduire, auxquelles s'opposaient les Etats-Unis.

A la place il souligne "l'urgence" en termes les plus vagues et renvoie par une note en bas de pages aux travaux du Groupe d'experts sur le climat (Giec): ceux-ci préconisent que les pays industrialisés réduisent de 10 à 40% leurs émissions d'ici 2050, ce qui "doit nous éviter de dépasser les 3°C" de réchauffement, estime le climatologue français Jean Jouzel.

"Avec ça on va pas cuire, mais on va chauffer", notait-il cependant.

Tout en leur ménageant un statut à part en tant que seul pays industrialisé à n'avoir pas ratifié Kyoto, (l'Australie l'ayant fait au premier jour de la conférence le 3 décembre), l'accord a la vertu d'enrôler les Etats-Unis dans les efforts à venir en les invitant à des "actions" plutôt qu'à des engagements. Même s'ils ont soigneusement "mis en scène leur ralliement", selon un délégué européen, après avoir menacé en séance d'un veto.

Pour dénoncer le faible engagement à leurs yeux des pays riches, les pays émergents, emmenés par l'Inde et la Chine, ont multiplié les incidents et réclamé davantage de soutien financier et technologique pour engager des "actions" de réduction de leurs émissions.

"L'accord de tous était difficile à obtenir et pas gagné d'avance", a noté le ministre français de l'Ecologie Jean-Louis Borloo. "Maintenant on peut rentrer dans le vif du sujet".

Hilary Benn, son homologue britannique, jugeait que "sans cet accord aujourd'hui, nous n'avions aucune porte par où passer" et évoque une "percée historique". Pour Sigmar Gabriel, le ministre allemand, "au bout du compte, personne ne voulait d'échec. Nous avons obtenu plus que nous ne pouvions l'espérer, même si c'est moins que nécessaire face à l'urgence du problème".

"Pour moi c'est une victoire américaine. Mais la bonne nouvelle c'est qu'il y aura quand même un siège pour le futur président des Etats-Unis autour de la table de négociations", a complété Hans Verolme, du WWF. "La maison brûle encore, mais au moins on a pu sauver les meubles", ajoutait Greenpeace-France.

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Message non lupar Domi » lun. 17 déc. 2007, 18:08

MIAOU!!!

Des chats qui brillent !!

Des scientifiques sud-coréens ont créé par clonage des chats fluorescents qui apparaissent tout rouge lorsqu’on les éclaire à la lumière ultraviolette. Ces animaux serviront de modèle pour l’étude et le traitement de certaines maladies génétiques.

Une équipe de scientifiques dirigée par le professeur Kong Il - keun, un spécialiste coréen du clonage, a réussi à donner naissance à trois chats angora aux reflets rougeoyants annonce le ministère de la science de Corée du Sud. Pour ce faire, ils ont inséré un gène codant pour une protéine rouge fluorescente (RFP) dans les cellules de la peau de la mère des trois chats. Ils ont ensuite introduit ces cellules dans des ovocytes énucléés afin de produire des chats clonés génétiquement modifiés.

Les chatons sont nés en janvier et février sur les trois l’un est mort-né mais les deux autres ont connu un développement normal et sont devenus des adultes pesant respectivement 3 et 3.5 kilos. D’apparence normale, les animaux « brillent » de tous leurs feux lorsqu’ils sont exposés à de la lumière ultraviolette qui les transforment en créatures de science-fiction, puisqu’ils deviennent alors tout rouges !!

L’autopsie de l’animal mort a révélé que la protéine fluorescente était présente dans tous les organes ce qui signifie que la technique employée représente un moyen efficace pour cloner des gènes modifiés. Cette méthode pourrait donc servir à développer des cellules souches « thérapeutiques » dotées d’un gène médicament. Bien sûr, pour le moment, elle n’est efficace que chez les félins mais comme le rappelle les chercheurs, les chats sont affectés par quelques 250 maladies génétiques qui frappent également le humains.

A plus long terme, les coréens envisagent également d’appliquer cette méthode de clonage sur des espèces en voie de disparition comme les tigres, les léopards ou encore les chats sauvages. Cette annonce, outre son aspect visuel spectaculaire a également pour but de redorer le blason de la bio-ingénierie coréenne entaché par la fraude du professeur Hwang Woo-Suk qui avait affirmé avoir réussi à créée par clonage des cellules souches humaines avant d’être démasqué par la communauté scientifique.


J.I.
Sciences et Avenir.com
13/12/2007
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit ... lent_.html
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Message non lupar lionel » lun. 17 déc. 2007, 18:23

Message original: Domi

Des chats qui brillent !!




Depuis pas mal d'années, sont produits en Asie des poissons tropicaux "imprégnés" (Eventuellement piquouzés.) de colorants à destinations de nos aquariums. Cela donne des bestioles tout à fait spectaculaires, mais pas du tout naturelles. Et stériles, d'ailleurs, je crois bien.

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A bove ante, ab asino retro, a stulto undique caveto.

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Message non lupar Domi » mar. 18 déc. 2007, 17:46

Le calcul des émissions de CO2 s'affine

[ 18/12/07 ]

Les particuliers disposent désormais d'un calculateur de gaz à effet de serre précis. Le logiciel en ligne reprend la méthode de calcul utilisée pour les entreprises.

Nul n'est plus censé ignorer son empreinte CO2.
A l'heure où la conférence de Bali porte la lutte contre l'effet de serre à un niveau politique jamais atteint, le citoyen ne peut plus plaider l'ignorance.
Depuis quelques jours, les particuliers disposent d'un calculateur de gaz à effet de serre très précis. Le site http://www.bilancarbonepersonnel.org est la dernière version du calculateur proposé par l'Ademe depuis six ans aux entreprises, aux associations et aux collectivités locales.
Ce programme a été conçu par Jean-Marc Jancovici, expert du réchauffement climatique. « Pour faire un bilan carbone, il faut un plan comptable, un logiciel et un comptable », explique l'« Al Gore français ». Le plan comptable enregistre des consommations d'énergie, le nombre de camions utilisés, les masses des matériaux employés pour les produits, de leur emballage ou du recyclage des déchets.
Il ignore la propriété des moyens exploités, même si le camion utilisé appartient à un sous-traitant, le bilan de l'entreprise le compte.

Plus de 400 experts ont été formés en France pour savoir intégrer ces chiffres dans le logiciel de Jean-Marc Jancovici.
Le mode de calcul n'est pas très compliqué en soi, il s'effectue dans un système de tableurs et repose sur des facteurs d'émission. Seule l'évaluation de ces facteurs en amont s'est parfois révélée complexe.
C'est le cas par exemple des viandes. L'imprécision des facteurs se retrouve d'ailleurs dans le résultat final du bilan, sous forme d'incertitudes. En revanche, le choix des bons paramètres pour chaque entreprise ou chaque collectivité demande du doigté.

Cette méthode a déjà été utilisée par plus de 300 acteurs économiques ou sociaux. « Un bilan carbone peut se faire en trois heures ou en plusieurs mois. Cela dépend du niveau de détail que nous demande le client et de l'activité considérée. Certaines entreprises ne s'intéressent qu'à l'une de leur usine. Des banques comme Dexia n'analysent que leurs immeubles parisiens. Je débute actuellement le bilan complet de trois grands groupes du CAC 40 et celui de leurs produits, c'est un projet qui prendra deux ans et de 10 à 20 fois les moyens habituels », explique Jean-Marc Jancovici.

Implication nécessaire

Pour atteindre le particulier, le logiciel de calcul a dû être sévèrement simplifié. http://www.bilancarbonepersonnel.org n'en exige pas moins une certaine dose d'implication. Poids de viandes consommées par semaine, kilométrage de votre dernier vol, nombre de pulls achetés par an, le site passe notre quotidien au peigne fin : « Une demi-heure dont vingt-cinq minutes pour éplucher ses factures », reconnaît l'auteur, pour qui ce site est d'abord destiné aux personnes sensibilisées au sujet.
D'autres calculateurs plus simples fournissent des approximations grossières, mais pas inintéressantes, au grand public. La précision des résultats du site permet à chacun d'identifier les postes de forte émission. « Je reçois déjà des messages d'internautes surpris d'émettre autant de CO2 à cause de leur alimentation. »

Selon Jean-Marc Jancovici, le bilan carbone permet de redonner un prix directement lié à la réalité physique.
Plus question de s'abriter derrière des constructions humaines comme les marchés.

Le calculateur va continuer à s'améliorer dans les années à venir. Son fonctionnement reprend la philosophie des logiciels libres, chacun peut participer à son élaboration. Les plus grands progrès viendront de l'affinage des facteurs d'émission.
Les laboratoires de recherche analysent de plus en plus précisément ces phénomènes. Certaines entreprises caractérisent mieux leurs activités. La RATP est actuellement en train d'évaluer les émissions de ses véhicules, des données qui influencent directement le calcul des bilans de carbone parisiens.
Le calculateur devra aussi prendre en compte les évolutions de l'économie du carbone. Les dispositifs de compensation des émissions ne sont toujours pas pris en compte par exemple. Inutile donc de soustraire votre récent Paris-Tokyo pour avoir fait un chèque à Monsieur Hulot, vous crèverez la moyenne française de 2.800 kilos et surtout le plafond de 640 kilos que tout citoyen durable devrait respecter...

MATTHIEU QUIRET

Quelques facteurs d'émission de CO2
- Déplacement d'une moto de cylindrée supérieure à 125 cm3 : 0,033 kg par km-passager.
- Déplacement moyen domicile-travail en banlieue urbaine : 440 kg par an et par voiture.
- Fabrication d'un véhicule essence de 1,5 à 2,5 tonnes : 11 tonnes.
- Production d'une tonne d'aluminium non recyclé : 2,9 tonnes.
- Production d'une tonne de polystyrène : 772 kg.
- Production d'une tonne de verre plat : 171 kg.
- Culture d'un hectare de blé : 824 kg.
- Elevage en batterie d'une tonne de canards avec os : 580 kg.
- Elevage d'une tonne de porcs avec carcasse : 1,2 tonne.
- Utilisation d'un fer à repasser : 0,039 kg par kWh.

http://www.lesechos.fr:80/info/metiers/4659884.htm
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Pour nous aider dans notre action sur internet, adhérer à l'Association ou faire un don : http://terresacree.org/adhesion.htm

Un site de musique qui soutient l’Association : http://www.love-3note.com/love-terre-sacree.html
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Message non lupar Domi » mar. 18 déc. 2007, 20:25

Des chercheurs d'or envahissent le territoire des indiens yanomami en Amazonie brésilienne

Plus d'un millier de chercheurs d'or illégaux ont envahi le territoire des Indiens yanomami en Amazonie brésilienne.L'alerte a été donnée par les Yanomami vivant à proximité des zones envahies par les chercheurs d'or, leur présence a ensuite été confirmée par l'armée qui a effectué un survol aérien de la région à la demande des Indiens.

Dans les années 1970 et 1980, les Yanomami ont durement souffert de l'invasion de leurs terres par les chercheurs d'or qui n’hésitaient pas à se servir de leurs armes contre eux, détruisaient leurs villages et les exposaient à des maladies contre lesquelles ils n'étaient pas immunisés. 20% des Yanomami sont morts en l’espace de sept ans.

Après une longue campagne internationale menée par Davi Kopenawa Yanomami, la Commission Pro Yanomami (CCPY) et Survival, le territoire yanomami fut finalement démarqué en 1992 en tant que "Parc yanomami" et les chercheurs d'or furent expulsés.

Gonzalo Teixeira, chef de l’agence locale du Roraima de la Fondation nationale de l'Indien (FUNAI), a assuré que les chercheurs d’or seraient expulsés de la région au début de l'année prochaine : "Cette nouvelle ruée vers l'or a considérablement accru la pollution des cours d’eau et le taux de maladie au sein des communautés indiennes en raison des fréquents contacts avec les orpailleurs."

Davi Kopenawa, leader et chamane yanomami, avait évoqué la question de l'orpaillage illégal lors de sa visite au Royaume-uni et en Allemagne en octobre dernier.
Il a écrit au premier ministre britannique Gordon Brown et à la chancelière allemande Angela Merkel. "Mon peuple souffre, notre avenir est en danger. Notre territoire est envahi par les chercheurs d'or qui polluent nos rivières et amènent des maladies. Les Yanomami commencent à mourir."

Source ; Survival)
Publié dans Amériques


http://amazonie.blogs.courrierinternational.com
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Message non lupar Domi » mar. 18 déc. 2007, 20:27

La déforestation représente pour la planète autant de rejets de CO2 que les États-Unis

La déforestation représente 20 % des émissions de gaz à effet de serre de la planète, plus que les transports et presque autant que les États-Unis.
La forêt est un puits de carbone qui absorbe en absorbe le CO2. Couper la forêt ou bien pis, la brûler, émet du CO2.
Il faut donc s'assurer de la «Réduction des émissions issues de la déforestation dans les pays en développement».

Ou même veiller à que ce Patrimoine Vert ne se dégrade plus.

La Banque Mondiale a annoncé à Bali le lancement d’un fonds de 160 millions $ pour aider les pays en développement à protéger leurs forêts : le Forest Carbon Partnership Facility (FCPF). La Norvège a décidé d’allouer 500 millions $ par an. Une crainte subsiste sur la mainmise de multinationales pour le reboisement, écartant les indiens du dispositif.

http://amazonie.blogs.courrierinternati ... ejets.html








*** Message édité par Domi le 18/12/2007 20:28 ***
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Message non lupar Domi » mer. 19 déc. 2007, 20:30

Fabriquer des biocarburants avec du gaz carbonique

Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences

A l'aide d'un puissant four solaire, il serait possible de casser la molécule de dioxyde de carbone puis de s'en servir pour produire des carburants utilisables dans des moteurs classiques.
Un recyclage prometteur mais que l'on n'espère pas avant une ou deux décennies.
Plutôt que de dévaster les forêts en plantant des champs de blé ou de palmiers à huile destinés à la production de biocarburants, fabriquons bioéthanol ou biodiesel en recyclant le gaz carbonique de l'air.
Voilà une excellente idée, qu'a eue Rich Diver, un scientifique américain des laboratoires Sandia, alors qu'il travaillait sur un engin produisant de l'hydrogène à l'aide de l'énergie solaire.

Avec Jim E. Miller et Nathan Siegel, Rich Diver a mis au point une machine baptisée Counter Rotating Ring Receiver Reactor Recuperator (à peu près intraduisible), et que l'équipe préfère appeler CR5.
Elle fonctionne couplée à un four solaire, vaste structure de miroirs concentrant les rayons du Soleil pour transformer directement leur énergie en chaleur, comme dans le projet français Themis. Le CR5 peut alors servir à effectuer la thermolyse de l'eau, c'est-à-dire sa décomposition en oxygène et en hydrogène, lequel est utilisable ensuite dans un moteur.

Il explique avoir réalisé pendant sa conception que son appareil pouvait aussi réduire (au sens chimique du terme) le dioxyde de carbone (CO2) en monoxyde de carbone (CO). Chimiquement très actif, celui-ci peut ensuite être facilement recombiné en de multiples molécules, comme le méthanol ou des chaînes carbonées, pouvant faire office de biocarburants.
Brûlés dans les moteurs classiques, ces composés redonneront du dioxyde de carbone, et le cycle recommencera.

Rich Diver devant sa drôle de machine... © Randy Montoya
Boucler le cycle du carbone

Loin du moteur perpétuel, ce principe réclame de l'énergie, et même beaucoup, pour produire le monoxyde de carbone, ainsi, ensuite, que les molécules organiques. Mais Rich Diver n'en manque pas : il en a même à foison puisqu'il travaille sur les projets d'exploitation de l'énergie solaire de Sandia.

Etablissement national, cet ensemble de laboratoires travaille depuis 1949 sur des programmes de défense, d'armes nucléaires mais aussi de production d'énergie, dont le solaire. Au passage, on note que, même lorsque le gouvernement américain traîne les pieds dans les discussions internationales sur la protection de l'environnement, il ne rechigne pas à investir massivement dans les énergies renouvelables de l'après-pétrole...

Pour l'instant, le CR5 n'est pas encore fonctionnel, mais Rich Diver promet un prototype pour le début de l'année prochaine. Il utilisera le four solaire de Sandia, le National Solar Thermal Test Facility (NSTTF) et sera d'abord testé sur la thermolyse de l'eau.
Les expériences sur le dioxyde de carbone seront lancées ensuite, pour synthétiser du méthanol. Mais il faudra, explique le chercheur, patienter au moins entre 15 et 20 ans pour disposer d'un équipement commercialisable.

On disposerait alors d'un principe assez élégant pour recycler le dioxyde de carbone atmosphérique produit par l'industrie humaine. L'idée n'est pas vraiment nouvelle puisque la vie terrestre l'exploite depuis plus de deux milliards d'années, après le succès des cyanobactéries, premiers prototypes capables de photosynthèse.

Les moyens mis en œuvre par la nature semblent plus subtils qu'un four géant (voir les nanotechnologies pour disposer idéalement la chlorophylle par exemple, ou le concept de capteur renouvelé à chaque printemps dans les arbres des régions à saisons). Mais l'humanité ne fait que ses premiers pas dans l'ère du recyclage...

http://www.futura-sciences.com:80/fr/si ... que_13982/
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Message non lupar Domi » mer. 19 déc. 2007, 20:37

[b:bb57027]N'abusons pas des ondes[/b:bb57027]

LE MONDE | 18.12.07


Le comité hygiène et sécurité de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris a voté, vendredi 30 novembre, le principe d'un moratoire sur le Wi-Fi dans les bibliothèques municipales parisiennes. Des membres du personnel présentaient des troubles (maux de tête, malaises, vertiges, douleurs musculaires).
Après la téléphonie mobile, l'Internet sans fil est à son tour sur la sellette.

Que sait-on aujourd'hui des risques liés aux technologies utilisant les ondes de radiofréquence ?


***************
Pratique
Les ondes de radiofréquence ont une fréquence comprise entre 30
kilohertz et 300 gigahertz (GHz).

Radio FM : de 88 à 108 mégahertz (MHz).

Télévision : 47 à 830 MHz.

Téléphone mobile GSM : 890 à 960 MHz.

Mobiles de 3e génération UMTS : 1 900 à 2 100 MHz.

Wi-Fi : 2 400 MHz.

Radars et télévision par satellite : 3 à 30 GHz.

***********

La principale difficulté vient du fait que ces technologies se sont rapidement et massivement répandues et qu'elles évoluent beaucoup plus vite que les recherches sur leur innocuité. "Nous savons peu de chose sur le Wi-Fi, les fréquences actuellement utilisées et celles qui le seront demain.
Nous n'avons pas eu le temps de les étudier", concède Paolo Vecchia, du département technologie et santé de l'Institut national de la santé à Rome.

Présidente de l'association Pour une réglementation des implantations d'antennes-relais de téléphonie mobile (Priartém), Janine Le Calvez cite des études in vitro mettant en évidence des "effets génotoxiques" des ondes de radiofréquence. "Le rapport Reflex indique que les radiofréquences de 2 450 MHz, celles utilisées pour le Wi-Fi,
ont des effets sur l'ADN, affirme Mme Le Calvez

Ces résultats convergent avec les études épidémiologiques sur la téléphonie mobile
montrant une augmentation des risques de tumeurs."

Le docteur Elisabeth Cardis, du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), coordonne l'étude épidémiologique internationale Interphone menée dans treize pays sur les liens éventuels entre téléphonie mobile et tumeurs de la tête. "On ne peut certainement pas
dire qu'il n'y a rien chez les gros utilisateurs de la téléphonie mobile", reconnaît-elle.

Même si des biais ne seraient pas à exclure, les résultats de l'étude publiés jusqu'ici montrent en effet une augmentation du risque relatif, parfois jusqu'au doublement, de plusieurs tumeurs de la tête (gliomes, méningiomes, neurinomes de l'acoustique et tumeurs de la glande parotide).

Responsable du volet français d'Interphone, Martine Hours (université Claude-Bernard à Lyon) insiste sur l'intérêt de mesures des expositions aux ondes de radiofréquence. Avec Elisabeth Cardis, elle a participé, aux côtés de Jean-François Viel, à des mesures de
l'exposition aux radiofréquences dans la population générale auprès de 440 personnes, à Lyon et à Besançon. Présentés à une réunion de la Fondation santé et radiofréquence le 25 octobre, les résultats montrent que "la grande majorité des expositions aux radiofréquences est due à trois facteurs : le téléphone portable, le téléphone sans fil de la maison et le four à micro-ondes.
Les antennes relais, TV, FM sont très peu contributives."

Peu de données scientifiques existent sur d'éventuels problèmes sanitaires en lien avec le Wi-Fi. "On peut se demander s'il est possible et réaliste d'entreprendre des études épidémiologiques difficiles, coûteuses et très longues pour chaque technologie ou s'il
ne vaut pas mieux extrapoler à partir des résultats obtenus sur la téléphonie mobile", suggère Paolo Vecchia.

Le Wi-Fi pourrait poser moins de problèmes que le téléphone mobile, qui utilise une fréquence plus basse. "L'énergie électromagnétique pénètre moins profondément au fur et à mesure que la fréquence augmente", argumente Paolo Vecchia. "Plus la fréquence est élevée, plus l'absorption des ondes reste localisée aux couches superficielles de l'organisme, indique pour sa part Olivier Merckel, de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset).

De plus, contrairement à ce qui se passe avec le téléphone mobile, collé à la tête, les personnes sont toujours à au moins un ou deux mètres des stations de base de Wi-Fi."

Les ministères de la santé et de l'écologie ont récemment demandé à l'Afsset un rapport sur les rayonnements non ionisants, concernant notamment le Wi-Fi et l'utilisation des téléphones portables par les enfants.

Il devrait être rendu à la fin de 2008.

En attendant, des précautions simples sont largement recommandées : utiliser un kit mains libres avec son téléphone mobile et ne pas placer son ordinateur portable contre soi mais plutôt sur une table.

Enfin, un consensus existe pour inciter à ne pas laisser les enfants utiliser les téléphones mobiles.

Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 19.12.07.
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Message non lupar Domi » jeu. 20 déc. 2007, 19:24

le savions-nous?

Les taupes, les vers de terre, les araignées et les fourmis sont les habitants les plus connus du sol.

Pourtant, il ne s'agit là que de la partie visible d'un gigantesque « iceberg de vie ». Car si le sol est à 95 % minéral, il grouille d'une vie microscopique essentielle à son bon fonctionnement et en particulier au développement des plantes.

Cette biodiversité est non négligeable et il convient de mieux la connaître pour mieux la gérer.

Dans un mètre carré de sol de prairie permanente vivent en moyenne 260 millions d'êtres vivants, soit 1,5 t/ha ou l'équivalent de deux vaches sous terre !

Une vie cachée qui, parce qu'elle est souterraine, passe le plus souvent inaperçue.

Le sol est surtout peuplé de bactéries et d'actinomycètes, mais également de champignons, d'algues et d'une faune dont l'abondance n'a d'égal que la variété.

Par sa nature chimique et physique complexe, le sol offre des habitats très diversifiés : il peut tout aussi bien accueillir un ver de terre de 10 cm, creusant des galeries sur un demi mètre de profondeur, que des nématodes de 0,2 mm ne quittant jamais leur agrégat gros comme un noyau de cerise.

D'un sol à l'autre, les différences en terme de biodiversité sont grandes : la communauté des vers de terre ne dépasse pas 100 individus/m2 dans des sols pauvres en matière organique alors qu'elle atteint plus de 1 000 individus/m2 dans des sols riches.

Plusieurs espèces utilisent aussi le sol de façon temporaire pour se protéger des aléas climatiques ou pour se transformer.

C'est le cas, par exemple, de nombreux papillons qui se métamorphosent sous terre avant de mener une vie uniquement aérienne.


Des acteurs incontournables de la fertilité des sols

Véritable usine bio-géochimique, le sol est peuplé d'innombrables ouvriers miniatures très spécialisés qui interviennent dans le recyclage et la production d'éléments chimiques clefs pour les plantes mais aussi pour l'air.

Pour comprendre le fonctionnement des écosystèmes aériens comme les prairies ou les forêts, de plus en plus de chercheurs s'intéressent aux mécanismes en jeu dans les écosystèmes souterrains [1].

On sait désormais que les champignons, bactéries et actinomycètes décomposent la matière organique, indispensable à la fertilité.

Quelques invertébrés du sol et de la litière, comme les vers de terre, mais surtout les microorganismes recyclent une partie des éléments nutritifs tels que l'azote ou le phosphore et les rendent disponibles pour les racines.

Les microorganismes contrôlent aussi les échanges de gaz carbonique avec l'atmosphère et participent à la séquestration du carbone dans le sol. Les invertébrés fouisseurs, grâce au réseau de galeries qu'ils creusent, aèrent le sol et favorisent le drainage de l'eau.

Certains microorganismes peuvent décontaminer un sol pollué, en particulier par des hydrocarbures, car ils ont la capacité de dégrader des polluants organiques.

Ils s'en nourrissent et les transforment en eau et en dioxyde de carbone. C'est le cas, par exemple, des champignons Penicillium utilisés pour biodégrader des hydrocarbures aliphatiques

Si elle est essentielle au bon fonctionnement des sols, l'activité biologique souterraine est aussi au cÅ“ur de la relation sol/plante.

Les fourmis, les mycorhizes et les microorganismes situés au niveau des racines peuvent vivrent en symbiose avec les plantes.

Ainsi, les rhizobia sont des bactéries qui infectent les racines des légumineuses et forment des nodosités là où l'azote de l'air est fixé, satisfaisant l'essentiel des besoins en azote de la plante.

L'association d'une légumineuse avec d'autres plantes fourni de l'azote et évite d'utiliser des engrais.







*** Message édité par Domi le 20/12/2007 19:25 ***
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Message non lupar Domi » ven. 21 déc. 2007, 11:24

Bruno Manser Fonds, Bâle, Suisse
Association pour les peuples des forêts pluvialesCOMMUNIQUÉ DE PRESSE

Combat pour les forêts au Sarawak : Un leader Penan disparaît mystérieusement

19 Décembre 2007

Les Penan de Bornéo viennent de déposer plainte auprès de la Police car l’un de leurs leaders a disparu dans la jungle sans laisser de traces.
Les communautés craignent la perte de l’un des acteurs essentiels de la procédure qu’ils ont engagée devant les tribunaux pour revendiquer leurs droits à leurs terres.

La nouvelle nous est parvenue de Long Kerong, un village Penan du Haut-Baram, région de l’Est de l’état malaisien du Sarawak. Le chef Kelesau Naan a disparu sans laisser de trace. Le leader Penan, qui avait plus de 70 ans, a été vu pour la dernière fois le 23 Octobre 2007 dans les environs de son village, situé dans l’une des dernières forêts tropicales intactes du Sarawak.
Deux mois plus tard, les Penan ont décidé de briser le silence et ont fait une déclaration à la police. «En partant de son champs de riz, Kelesau est parti à la chasse mais il n’est jamais rentré chez lui. En dépit d’importants efforts de recherche, nous n’avons aucune idée de l’endroit où il se trouve.
Nous sommes bouleversés par la disparition de Kelesau et redoutons le pire », dit un informateur Penan.

Kelesau Naan est l’un des quatre plaignants et un témoin clef dans une action judiciaire essentielle engagée par les Penan depuis 1998 pour revendiquer le droit à leurs terres.
Il était l’une des figures de proue dans la bataille des communautés Penan du Haut Baram contre la coupe des forêts tropicales menée par la société Malaisienne Samling.

Long Kerong est une des quelques communautés Penan qui, par une résistance farouche, ont réussi à garder les exploitants forestiers à distance et à préserver une partie de leurs forêts communautaires pour la chasse et la collecte de produits forestiers.
Dans une interview menée en 2004, Kelesau déclarait que la résistance du village avait fait ses preuves et demandait au gouvernement de l’état du Sarawak de reconnaître enfin la revendication de leurs territoires par les Penan.

L’usage de la violence ne peut être exclu dans la disparition du Chef Kelesau. Les tensions entre les exploitants forestiers et les Penan du Haut-Baram se sont intensifiées au cours des derniers mois et le gouvernement du Sarawak et les compagnies d’abattage ont accentué leurs pressions.
En avril et en Août 2007, les Penan des environs du village de Long Benali avaient signalé des manœuvres d’intimidations de la part de forces de sécurité locales qui se sont installées dans la zone pour démanteler une barricade entravant une route d’exploitation forestière.

En 1990, deux Penan qui étaient impliqués dans des conflits avec des compagnies forestières ont disparu de manière similaire. La disparition du Suisse Bruno Manser, défenseur des forêts tropicales, en Mai 2000, n’a toujours pas été clarifiée.

Pour plus d’informations, merci de nous contacter : +00 41 61 261 94 74
Site internet : http://www.bmf.ch/fr/
Email : info@bmf.ch


Combat pour les forêts au Sarawak : Un leader Penan disparaît mystérieusement
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Message non lupar Domi » jeu. 27 déc. 2007, 19:14

____ Biodiversité: l'autre choc

Marion Festraets

Tel est le titre du rapport que les sénateurs Claude Saunier et Pierre Lafitte viennent de publier pour l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Ils préconisent une dizaines de solutions pour "aller plus loin que le Grenelle", d'urgence, car le rythme de disparition des espèces est 10 à 100 fois plus rapide qu'avant la révolution industrielle.

Le jour où l'abeille disparaîtra, l'homme n'aura plus que quatre années à vivre", prophétisait Albert Einstein au mitan du XXe siècle.
Le savant était pourtant loin de s'imaginer le déclin qui frapperait les ouvrières de la nature à l'aube du siècle suivant. Pourtant, les faits sont là, implacables: depuis quelques années, le nombre des insectes pollinisateurs est en chute libre dans pratiquement tous les pays du monde, emblématique de la crise qui frappe la biodiversité.
Moins médiatisée que le problème du réchauffement climatique, cette crise qui frappe nos écosystèmes n'en est pas moins alarmante. Et c'est justement pour tirer la sonnette d'alarme que deux sénateurs, Claude Saunier (PS) et Pierre Lafitte (RDS), viennent de publier un volumineux rapport pour l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Son titre : "Biodiversité, l'autre choc". Tout un programme.

Ces deux parlementaires avaient fait parler deux en 2006, à l'occasion de la publication d'un précédent opus -remarquable- consacré au réchauffement climatique.
C'est au cours de cette première enquête qu'ils avaient fait le constat de cette autre menace, plus insidieuse et diffuse, mais non moins sérieuse.

Partant du constat qu'aujourd'hui, le rythme de disparition des espèces est 10 à 100 fois plus rapide qu'avant la révolution industrielle, ils s'inquiètent des prévisions des scientifiques, tablant désormais sur une accélération multipliant ce tempo par dix au cours de ce siècle.
Des pans entiers de nature sont en train de mourir discrètement, menaçant nos modes de vie.

Car qui dit biodiversité dit services rendus gratuitement par notre environnement: l'océan nous approvisionne en poisson, la forêt purifie notre air, les abeilles pollinisent nos cultures, les sols nettoient notre eau, etc.
On pressent aussi que la biodiversité recèle des milliers, voire des millions, de molécules encore inconnues, dont on ignore les vertus.
Certaines d'entre elles seront vraisemblablement à même de guérir des maladies graves. Par ailleurs, l'observation de l'ingéniosité sans limite de la nature constitue une réserve quasi inépuisable de solutions chimiques et technologiques, largement éprouvées par une sélection naturelle impitoyable.
Ainsi, on met actuellement au point un matériau d'une résistance hors du commun en observant simplement la manière dont sont structurées les coquilles d'ormeau ; on a inventé un ruban adhésif très collant et repositionnable quasiment à l'infini en imitant la surface des pattes d'une sorte de lézard, le gecko ; on est en train d'élaborer des agro-carburants de deuxième génération en étudiant la manière dont les termites, grâce à une bactérie, digèrent la cellulose du bois pour la transformer en sucre.

Or, expliquent Lafitte et Saunier, nous détruisons à petit feu cette matrice et cette usine du vivant.
Le réchauffement climatique, mais aussi la déforestation, l'urbanisation, la pollution, l'emprise agricole la font disparaître chaque jour un peu plus. Pour enrayer cet engrenage fatal, aux conséquences humaines et financières incalculables, Saunier et Lafitte préconisent une dizaines de solutions pour "aller plus loin que le Grenelle".
Parmi celles-ci, ils préconisent d'intégrer les services rendus par les écosystèmes dans le calcul économique, d'adapter la fiscalité à la valorisation de la nature en incitant les contribuables à préserver leur environnement et en pénalisant les pollueurs, de lancer un programme de redensification urbaine pour stopper l'emprise galopante de l'homme sur la nature (160 hectares "sauvages" perdus chaque jour en France) ou de réformer le contrat social avec le monde agricole. A consulter d'urgence sur le site du Sénat, leur rapport en PDF___________

Murie's edit pour remplacer les ’ par des ' plus faciles à lire :invis:
Le lien vers le rapport PDF semble manquer, mon grand...






*** Message édité par Murie le 27/12/2007 20:20 ***
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Message non lupar Domi » ven. 28 déc. 2007, 12:36

Fonte record de la banquise arctique, événement météo de l'année au Canada2007-12-27
MONTREAL (Source vérifiée)


La fonte record des glaces dans l'Arctique en 2007 constitue l'événement météorologique le plus marquant de l'année au Canada, a annoncé jeudi le ministère canadien de l'Environnement.

Chaque année depuis 12 ans, le ministère publie un palmarès des dix phénomènes climatiques ou météorologiques les plus marquants au Canada.

En 2007, la "disparition" des glaces dans l'océan Arctique "a été si frappante qu'elle a rapidement été classée comme l'événement météorologique le plus marquant", a indiqué le ministère dans un communiqué.

En septembre, les glaces ne recouvraient plus que 4 millions de km2 de l'océan Arctique, soit une diminution de 23% par rapport au précédent record de 5,3 millions km2 qui avait été enregistré en 2005, selon le ministère.

La surface de glace qui a fondu correspond en gros à la taille de la province canadienne de l'Ontario ou d'un pays comme l'Afrique du Sud.

"Les Canadiens se souviendront peut-être de 2007 comme de l'année où les changements climatiques ont commencé à se faire sérieusement sentir dans leur pays", a souligné le ministère.

Fait exceptionnel, la navigation a été possible pendant près de cinq semaines en août et septembre dans le passage du Nord-Ouest, route maritime de l'archipel arctique qui permet de passer de l'Atlantique au Pacifique.

Sur les 2.300 km de ce passage, il n'y avait en effet "qu'une vingtaine de kilomètres de glace, au lieu des 400 km observés habituellement", ce qui a permis à près de 100 navires d'emprunter ces eaux, selon le ministère.

"La fonte sans précédent des glaces de l'Arctique" est le résultat direct de "plusieurs années de vents arctiques" dominants, qui ont favorisé le déplacement d'étendues anciennes de glace vers l'Atlantique. Y ont également contribué le "réchauffement annuel cumulatif persistant" observé dans le Nord et de la "transformation radicale" du manteau blanc, qui a fait place à "de sombres eaux marines absorbant la chaleur".

Le ministère note que les deux derniers hivers dans le Grand Nord canadien ont été les "plus chauds jamais observés" et que la région n'a pas connu d'hiver "froid" depuis près de 15 ans.

La réduction de la surface des glaces observée cette année est comparable à celle que certains climatologues entrevoyaient seulement dans une trentaine d'années, ce qui, poursuit le ministère, accroît la possibilité que la glace "fonde encore davantage l'été prochain".

Selon le ministère, il ne fait pas de doute que l'océan Arctique est appelé à ne plus avoir de glace l'été pendant des périodes de plus en plus longues et que le principal facteur en cause est le réchauffement planétaire issu de l'activité humaine.

"Cette étendue de glace a une énorme influence sur le climat planétaire et sa diminution soudaine pourrait avoir des effets durables sur les conditions météorologiques et ce, bien au-delà des limites de l'Arctique", conclut-il.
::( ::(





*** Message édité par Domi le 28/12/2007 12:37 ***








*** Message édité par Domi le 28/12/2007 12:42 ***
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Message non lupar Domi » ven. 28 déc. 2007, 12:40

_________________ 2007: l'année du changement climatique

La sécheresse a été à l'origine des incendies en Grèce de cet été

[Keystone]26.12.2007

L'attribution du Nobel de la Paix à l'ancien vice-président américain Al Gore et aux experts du Giec a propulsé le climat au rang des urgences planétaires, poussant les diplomates à se mettre d'accord à Bali pour relancer leurs efforts.

Le Nobel aura sans doute joué à égalité avec le dernier rapport alarmant du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat, publié en novembre, juste avant la 13e conférence des Nations unies sur le climat qui s'est achevée avant Noël à Bali (Indonésie).
Changement "irréversible"

Le Giec estime désormais "irréversible" le réchauffement en cours.
Les experts prévoient une hausse moyenne de 1,8 à 4 degrés, pouvant aller jusqu'à 6,4 degrés en 2100 par rapport à 1990.

Cet état des lieux inquiétant a pesé sur la conférence, qui a donné le coup d'envoi des négociations pour prendre le relais des premiers engagements du protocole de Kyoto, après 2012.
Le futur accord devra, pour être opérationnel en 2012, être bouclé en 2009.

Surtout, il devra être beaucoup plus ambitieux.
Il devra enrôler les Etats-Unis, qui ont dénoncé l'accord de Kyoto sous l'administration Bush, mais qui auront un nouveau président début 2009, ainsi que les pays émergents comme l'Inde et surtout la Chine, en passe de devenir le premier pollueur mondial devant les Etats-Unis.
Enjeu majeur

Le climat est désormais sorti du débat d'experts pour devenir un enjeu majeur. D'autant que le prix Nobel "de la Paix" établit clairement un lien entre le réchauffement climatique et le risque de guerre. Pour beaucoup, le conflit du Darfour est déjà en partie une "guerre du climat", la sécheresse ayant incité des populations entières à migrer, attisant les tensions.

Parmi les "points chauds" identifiés par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) figurent le delta du Nil, le Sahel, la Chine, l'Inde, les nations autour du Golfe du Bengale, l'Asie centrale, les Caraïbes, le golfe du Mexique et l'Amazonie.

Les experts du Giec ont publié en 2007 leur rapport le plus catégorique depuis la création de cette "vigie" du climat en 1988. Ils attribuent le réchauffement en cours avec une quasi certitude aux activités humaines polluantes (charbon, gaz, pétrole), et jugent le phénomène "irréversible".
Décennie la plus chaude

Les preuves s'accumulent: la dernière décennie (1998-2007) a déjà été la plus chaude depuis que les températures sont enregistrées sur la planète, selon l'Organisation météorologique mondiale.

Les glaces arctiques ont connu une fonte spectaculaire et sans pareil pendant l'été 2007 par comparaison aux années précédentes: la superficie de banquise dans l'Arctique a atteint un niveau historiquement bas, permettant même la navigation autour du globe par le passage du Nord-Ouest, traditionnellement bloqué par la banquise.

Riche en catastrophes

Ponctuellement, 2007 a été riche en catastrophes climatiques: des vagues de chaleur extrême ont touché le sud-est de l'Europe en juin et juillet et de fortes sécheresses ont sévi dans l'ouest des Etats-Unis et en Australie, déclenchant de gigantesques incendies.

La Grande-Bretagne a battu des records de pluviosité datant de 1766 en mai et juin. Les cyclones ont frappé au Bangladesh (Sidr) en novembre et à Oman (Gonu) en juin.

Selon les experts, il faudrait parvenir à diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2050 pour contenir la hausse de températures à 2 degrés.
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Message non lupar Domi » ven. 28 déc. 2007, 12:48

Planter des arbres ou... protéger la forêt

SYLVAIN ANGERAND Chargé de la campagne Forêts aux Amis de la Terre.

QUOTIDIEN : mardi 25 décembre 2007

Planter des arbres pour sauver le climat est la grande mode du moment.
Il n'y a qu'à voir les opérations qui pullulent ces derniers temps : «Un milliard d'arbres pour la planète» du Programme des Nations unies pour l'environnement, «Un arbre, un Parisien» de la Ville de Paris, et encore «Plantons pour la planète» d'Yves Rocher

L'idée est qu'en grandissant, un arbre capte du C02, l'un des principaux gaz à effet de serre, permettant donc d'en atténuer l'impact sur le réchauffement climatique. Ainsi les émissions de C02 émises par nos activités (industrie, transport, chauffage...) pourraient être compensées par des plantations d'arbres.

Une simple règle de trois permet d'abord de se rendre compte que si l'on voulait compenser les émissions mondiales de CO2, à l'horizon 2020, il faudrait convertir presque un quart des terres émergées, aujourd'hui utilisées pour d'autres usages comme l'agriculture, en plantation d'arbres. Autant dire qu'il ne resterait pas grand-chose pour cultiver et nourrir la planète

De plus, le bénéfice en terme de stockage de C02 d'une plantation d'arbres peut-être discutable.
Par exemple, en zone tempérée, une prairie stocke environ 10 GtC/ha (giga tonne de carbone par hectare) dans la biomasse aérienne mais surtout 290 GtC/ha dans le sol soit un total d'environ 300 GtC/ha alors qu'une forêt ne stocke qu'environ 150 GtC/ha (50 GtC/ha dans la biomasse aérienne et 100 GtC/ha dans le sol).

En plantant des pins du Mexique (Pinus patula) dans les Andes, un écosystème différent de celui dont ils sont originaires, ces arbres ont appauvri et desséché le sol. Les pertes en matière organique n'ont pas pu être compensées par les aiguilles de pins car les micro-
organismes capables de les dégrader n'existent pas dans ce nouvel écosystème.

Au final, la quantité de carbone relâchée par le sol est supérieure à celle stockée par les arbres !
De plus, ces plantations ont créé de nombreux conflits avec les communautés locales qui se sont vues interdire l'accès à ces terres pour faire pâturer leur bétail, car là est l'autre problème que posent ces plantations : de quel droit réquisitionne-t-on la terre dans les pays du sud pour planter des arbres et absorber les émissions excessives des pays du Nord ?

Plutôt que de se féliciter de cette nouvelle mode et l'encourager, ne doit-on pas plutôt considérer qu'il s'agit d'un signal d'alarme, d'une preuve que nos modes de vies nécessitent une surconsommation d'espace environnemental que nous comblons en empiétant sur celui d'autres populations ?

Toujours, en Amérique latine, chaque année une journée internationale d'arrachage d'arbres est désormais organisée pour protester contre es plantations massives d'eucalyptus. Non seulement, ces plantations privent les paysans de terres cultivables pour se nourrir, mais en
plus, l'eucalyptus, qui est un arbre à croissance rapide, absorbe tellement d'eau qu'il assèche les rivières et les privent d'eau potable, d'où son surnom d'«arbre de la soif».

La décision de planter des arbres n'est que rarement prise par les populations locales, au mieux, elles sont consultées pour approbation.

Rares sont les pays du sud qui ont planifié des politiques de boisement et reboisement et, pourtant, nombreux sont ceux qui voient arriver les planteurs d'arbres qui veulent sauver la
planète. Par exemple, le projet «Un arbre, un Parisien», piloté par 'ONF International, prévoit la plantation d'arbres dans des communes du centre du Cameroun alors que c'est dans le nord du pays, dans la zone la plus sèche, que les besoins en plantations sont criants. Ce
choix n'a pas été retenu car le stockage de carbone aurait été moindre, mais cela n'empêche pas pour autant de prétendre qu'il s'agit d'un développement qui correspond aux besoins des populations.

Si les planteurs d'arbres se sont multipliés ces derniers temps, le mouvement pourrait encore s'accélérer avec les négociations lancées à Bali sur la «déforestation évitée». Ce nouveau mécanisme a pour objectif de compenser financièrement les Etats qui s'engagent à
ralentir la déforestation. L

'idée est séduisante car les forêts primaires, et plus généralement les forêts naturelles, ont tendance à disparaître comme peau de chagrin alors qu'elles stockent, certes de grandes quantités de carbone, mais surtout abritent une biodiversité exceptionnelle et fournissent de nombreux services aux populations qui en dépendent (eau potable, nourriture, plantes médicinales...)

Pour la Food and Agriculture Organisation (FAO) les monocultures d'arbres à croissance rapide sont comptabilisées au même titre que des forêts primaires. Ce qui explique, par exemple, que la Chine a une surface forestière en pleine extension avec des plantations
massives de peupliers transgéniques !
Comment peut-on applaudir
lorsque l'Indonésie annonce, juste avant la conférence de Bali, la plantation de soixante-dix-neuf millions d'arbres de seulement deux espèces (l'eucalyptus et le teck) alors que, pendant la même journée, dans le même pays, ce sont près de 7 000 hectares de forêts naturelles, riches de plusieurs centaines de millions d'arbres, de plantes et d'animaux d'espèces différentes qui disparaissent ?

Va-t- on verser un financement pour avoir ralenti la déforestation à un pays qui rase ses forêts naturelles pour y planter du palmier à huile, considéré par la FAO comme un arbre ?

Les discussions ne font que commencer mais devront aboutir rapidement pour que le mécanisme de «déforestation évitée» soit opérationnel en 2012.

La fédération internationale des Amis de la Terre, qui regroupe des ONG présente dans soixante-dix pays différents, mène campagne pour que ce nouveau mécanisme ne déçoive pas les espoirs qu'il suscite et assure vraiment la protection des dernières forêts
naturelles et la reconnaissance des droits des populations qui en dépendent.

http://www.liberation.fr/rebonds/300156.FR.php
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Message non lupar Domi » lun. 31 déc. 2007, 17:38

Auchan arrête de vendre du thon rouge dans ses hypermarchés en France
2007-12-28

PARIS (Source vérifiée)

Le distributeur Auchan a arrêté de vendre du thon rouge dans ses hypermarchés en France en raison "des graves menaces de disparition" de cette espèce, a-t-il annoncé vendredi dans un communiqué.

"En raison des graves menaces de disparition qui pèsent sur le thon rouge, Auchan a pris la décision d'arrêter toute commercialisation de ce poisson", selon le communiqué, qui souligne que la décision a été également appliquée dès ce vendredi dans ses supermarchés Simply Market.

"Ces enseignes seront les premières en France à prendre cette mesure qui sera maintenue jusqu'à l'éventuelle mise en place d'une pêche durable ne menaçant pas la survie de l'espèce", a ajouté Auchan, qui revendique 13,8% de parts de marché du poisson en France.

Les ministres européens de la Pêche avaient décidé en novembre de durcir un plan de sauvegarde du thon rouge, en introduisant l'obligation pour chaque Etat de présenter des plans de pêche très détaillés avant chaque campagne dans l'espoir de prévenir des dérapages, alors que la France est un des principaux pays à dépasser régulièrement son quota annuel.

Le plan de sauvegarde prévoit de réduire progressivement les quotas de pêche, de limiter les sorties en mer à six mois dans l'année, d'augmenter de 10 à 30 kilos la taille minimale des prises, afin de laisser aux thons le temps de se reproduire, et de renforcer les contrôles.

L'objectif est de tenter de freiner la baisse rapide en Méditerranée et dans l'Atlantique des stocks de cette espèce, très prisée des consommateurs avec la mode des "sushis" en particulier.
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Message non lupar Domi » lun. 31 déc. 2007, 17:40

Les Indiens Yanomami du Brésil en appellent à Angela Merkel
2007-12-30

BERLIN (Source vérifiée)

Pardonnez-nous pour ce probable doublon...


Les Indiens de la tribu Yanomami d'Amazonie en ont appelé à la chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est posée en défenseuse de l'environnement et des droits de l'Homme, pour qu'elle fasse ratifier la convention de l'OIT sur la protection des peuples indigènes.

Le porte-parole des Yanomami, le chaman Davi Kopenawa, a déploré le manque de soutien international accordé à sa tribu, dans le quotidien allemand Neue Osnabrücke Zeitung à paraître lundi.

"J'appelle Mme Merkel, les hommes politiques d'Allemagne et les autres chefs de gouvernement d'Europe à signer la convention 169 de l'Organisation internationale du travail (OIT), qui protège les peuples indigènes au niveau mondial", a-t-il dit.

La convention 169, entrée en vigueur en 1991, reconnaît la notion de "peuples autochtones" et est le seul instrument juridique existant à caractère obligatoire pour la protection des peuples indigènes et tribaux. Mais à peine une quinzaine d'Etats l'ont ratifiée, essentiellement sud-américains. En Europe, le Danemark, la Norvège et l'Espagne l'ont signée.

"Le ciel est sombre et plein de fumée parce que les Blancs brûlent la forêt. L'été dernier a été chaud comme jamais auparavant. Nous sommes très inquiets que le feu tue tous les animaux et les oiseaux de la forêt, et nous les hommes", a déclaré M. Kopenawa.

Jusqu'à 30.000 chercheurs d'or ont foulé dans les années 1980 le territoire des Yanomami, apportant des maladies, a ajouté le chaman. "Il y a aujourd'hui le paludisme, la tuberculose, la rougeole, la grippe et des maladies sexuellement transmissibles comme la gonorrhée et la syphilis, et même le cancer", a-t-il déploré.

Des chercheurs d'or reviennent aujourd'hui dans la région et "salissent nos fleuves avec du mercure", a fustigé Davi Kopenawa. En outre, des élevages de bovins et des plantations de riz "se rapprochent de notre territoire", "soutenus par des politiciens (...) qui préfèreraient voir les Yanomami morts plutôt que vivants".

Les Yanomami forment l'un des principaux peuples de la forêt amazonienne du Brésil et du Venezuela. Ils seraient plus de 25.000, répartis de part et d'autre de l'Orénoque, vivant de la chasse, de la pêche et de la cueillette.

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Message non lupar lionel » lun. 31 déc. 2007, 18:28

Message original: Domi

Les Indiens Yanomami du Brésil en appellent à Angela Merkel




Ils ont faim à ce point là ? :corne: :jesors:
A bove ante, ab asino retro, a stulto undique caveto.

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Message non lupar Domi » ven. 04 janv. 2008, 14:05

15 bonnes résolutions

Pour commencer l'année en paix avec la Nature, voici quelques gestes que l'on peut intégrer dans ses habitudes. Ils ne coûtent pas grand-chose, font du bien à l'environnement et peuvent même rapporter de substantielles économies.

L'année 2007 restera sans doute comme un tournant dans le rapport de nos sociétés avec l'environnement. La conscience populaire a progressé dans cette direction et des engagements politiques ont commencé à germer au plan international.

A l'échelle individuelle, il est clair que nos habitudes devront se modifier au fil des décennies à venir. On peut déjà adopter quelques règles simples. En voici quinze, dont chacune en réunit parfois quelques autres. Elles ne sont guère contraignantes, et même économiquement lucratives. A chacun de les appliquer à sa manière. On peut aussi les enseigner à nos enfants qui, eux, connaîtront la suite de cette histoire qui commence...


Les déplacements

1 - Je prendrais le train

... le métro, le bus, le tramway, bref, les transports en commun. On peut aussi, tout simplement, préférer la marche à pied pour aller faire quelques courses en ville. Un Européen moyen achète 427 litres de carburant par an, le plus souvent pour des déplacements de quelques kilomètres. Pollution et dépenses financières peuvent ainsi être réduites simultanément.

2 - Je ne laisserai jamais tourner bêtement le moteur de ma voiture quand elle est arrêtée pour un moment

Rouler tranquillement, c'est-à-dire éviter d'accélérer brutalement et inutilement, réduit déjà notablement la consommation.

3- Pour ma prochaine voiture : si j'avais envie d'un V8, j'achèterai un V6, si j'avais envie d'un V6, j'achèterai un V4, si j'avais envie d'un V4, j'achèterai un vélo.

La consommation d'un moteur est mécaniquement liée (mais pas seulement, bien sûr) à sa cylindrée.

4 - De toute façon, j'achèterai un vélo

Voir conseil numéro 1.


Les habitudes d'achats

5 - J'achèterai des fruits de saison et des produits locaux

Le coût écologique d'un fruit importé de l'autre hémisphère, surtout dû au transport, est considérable. La culture sous serre, également, est une grosse consommatrice d'énergie.

6 - J'éviterai d'acheter des produits comportant de l'huile de palme

De plus en plus fréquents, dans les cosmétiques, les plats cuisinés, les chips, les barres chocolatées ou les gâteaux industriels (dont les viennoiseries), l'huile de palme est produite dans des conditions déplorables. Les plantations créées pour répondre à la demande mondiale en croissance exponentielle dévastent des forêts entières avec tout ce qu'elles contiennent.

7 - Je n'achèterai pas de bois illégalement coupé

Dans beaucoup de pays tropicaux, la majorité des coupes de bois proviennent d'exploitations travaillant dans l'illégalité. Une fois débité, ce bois est exporté et se retrouve souvent dans nos pays, sans que des contrôles empêchent ces importations. Préférez donc les bois locaux ou estampillés FSC (Forest Stewardship Council).

8 - Je n'achèterai pas de poissons des grands fonds ni de poissons carnivores, comme le thon

Les populations de poissons des grands fonds sont mal connues mais on sait une chose : la croissance de ces animaux est très lente. La surexploitation actuelle, dans des eaux internationales, en l'absence de règlementation, a déjà décimé de nombreux lieux de pêche. L'empereur est proche de l'extinction. Quant aux poissons carnivores, ils sont en haut de la chaîne alimentaire. Manger du thon, c'est bon mais, hélas, c'est, sur le plan écologique, comme manger du lion.

(Vous retrouverez bientôt sur Futura-Sciences le témoignage de Claire Nouvian, une cinéaste qui a travaillé le sujet durant plusieurs années).



A la maison

9 - Je ne laisserai pas couler l'eau du robinet

Prendre une douche plutôt qu'un bain, réparer les fuites dans la robinetterie ou éviter de laisser couler l'eau tandis que l'on se frotte les mains : voilà de quoi diminuer sa consommation de plusieurs dizaines de milliers de litres par an. A la réduction de la facture s'ajoute l'impact, bénéfique et très important, sur les ressources en eau disponible pour l'ensemble de la population.

10 - Je débrancherai les appareils électroniques qui se mettent en veille au lieu de s'éteindre

Cette étrange mode, parfaitement inutile, représente environ 200 kWh/an et par foyer. Le geste est simple et l'effet immédiat, en premier lieu sur la facture d'électricité.

11 - Je tâcherai de mieux isoler ma maison

Un habitat moderne consomme entre 80 et 250 kW/m2/an. Double fenêtrage et isolation thermique permettent de déplacer la consommation de la maison à l'intérieur de cette fourchette. Les prochaines constructions devraient faire mieux : les discussions du « Grenelle de l'environnement » ont abouti à la décision qu'un tiers des logements neufs devront consommer moins de 50 kWh/m2/an.

12 - J'achèterai des ampoules électriques à basse consommation

A lumière égale, la quantité d'électricité est divisée par quatre ou cinq. Quant au prix d'achat plus élevé, oublions ce détail : ces lampes ont une durée de vie en moyenne six fois plus longue et ne coûtent pas six fois plus chères.



Au bureau

13 - J'éteins la lumière en partant le soir

... quand c'est possible bien sûr. Si l'on utilise un ordinateur, on peut aussi penser à l'éteindre le soir. Le bureau est un endroit particulièrement énergivore, tant les activités y sont guidées par d'autres priorités. Et pourtant... Entre 1991 et 2004, British Telecom a réduit sa facture énergétique de 214 millions de dollars par de simples mesures de ce genre. Eviter d'imprimer inutilement ou réutiliser le verso de pages comme papier brouillon peut aussi aider les forêts.



Dans la Nature

14 - J'éviterai de jeter quoi que ce soit en dehors des poubelles

... ni par la vitre de la voiture, ni pendant le pique-nique. Une canette restera dix ans sur place. Un sac en plastique flottant sur la mer semblera appétissant à une tortue mais l'étouffera.

15 - J'évite de cueillir des plantes inconnues

Elles peuvent être protégées ! Mais cela ne m'empêchera pas d'aller me balader plus souvent dans la nature (voir conseils numéro 1 et 4), où l'on fait de belles rencontres...
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Message non lupar Domi » ven. 04 janv. 2008, 18:54

Climat : Ca va chauffer en 2008

2007 aura été l'année de la médiatisation des conséquences du changement climatique. Pourtant, cette prise de conscience de l'impact de l'activité humaine sur la santé de la planète n'a pas encore débouché sur un changement de mode de vie.
En 2008, les lois d'orientation du Grenelle en France, la conférence de Poznan et enfin le sommet du G8 relancent l'espoir d'initiatives politiques nécessaires.

Si 2007 est l'année de la prise de conscience écologique avec le « Grenelle de l'environnement » en France, l'attribution du prix Nobel de la paix à Al Gore et au Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) et avec la conférence de Bali, l'année 2008 sera-t-elle celle des prises de décision et de l'action ?
Alors que les gouvernements et les institutions dans leur ensemble plaident, sur la scène internationale, pour une prise en compte de l'environnement et des conséquences du changement climatique dans les politiques publiques, aucun changement de mode de vie, nécessaire à la diminution des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre (GES), n'a été engagé.

La France en attente des lois d'orientation issues du Grenelle En France, hormis une prise de conscience, le Grenelle de l'environnement n'a pour l'instant abouti qu'à quelques mesures comme l'éco-pastille ou le gel sur le maïs GM.
Les participants aux groupes de travail, et notamment les ONG, déplorent le manque d'information et de transparence.

Depuis décembre, les 33 Comités opérationnels sont chargés de définir les modalités d'application et de mise en Å“uvre des décisions du Grenelle et un Comité de suivi du Grenelle devrait se réunir toutes les 6 semaines pour évaluer la mise en application des décisions (la première réunion est prévue le 31 janvier).
Les premiers travaux remis devraient être intégrés à la loi d'orientation « Grenelle 1 », qui sera déposé au Parlement avant le 9 février et devrait être suivi d'une loi « Grenelle 2 » au printemps 2008. Dès le 11 janvier, la Haute autorité sur les biotechnologies devrait rendre son rapport sur le maïs MON810 et un projet de loi sur les OGM, s'appuyant sur ce rapport, devrait être examiné au Sénat mi janvier.

Pour Daniel Richard, porte parole de l'Alliance et président du WWF, « les prochaines étapes vont être cruciales : rapport de la Haute autorité sur le maïs MON810 le 11 janvier ; examen du projet de loi sur les OGM au Sénat mi janvier ; première réunion du comité « Grenelle » le 31 janvier... La rentrée 2008 nous dira si le Grenelle 2007 porte enfin ses fruits ».

Pour autant, la France affiche de grandes ambitions au niveau international. Au cours de sa Présidence de l'Union européenne, qui débutera en juillet 2008, elle souhaite notamment créer un GIEC de la biodiversité, lutter contre le commerce illégal du bois, Å“uvrer en faveur d'une Organisation des Nations-Unis pour l'environnement (ONUE), faire la promotion des critères environnementaux auprès des institutions internationales (OMC, Banque mondiale), inscrire la trame verte dans le réseau paneuropéen, introduire REACH dans une convention internationale,...

Au niveau international, des décisions en deçà des enjeux Si la conférence de Bali a permis d'établir une « feuille de route » pour la négociation d'un accord de lutte contre le changement climatique pour l'après Kyoto d'ici la conférence de Copenhague en décembre 2009, aucun objectif chiffré n'a été clairement défini.
Alors que le GIEC préconise une division par deux d'ici 2050 des émissions de GES au niveau planétaire pour limiter le réchauffement climatique au 2°C supportable, Bali amorce seulement une possible décision, à Copenhague, de réduire de 20% en 2020 les émissions de GES dans les pays développés.

En attendant Copenhague, la conférence de Poznan, fin 2008, devrait cristalliser les grandes orientations de l'accord post 2012 et le prochain G8 (du 7 au 9 juillet), sous la présidence du Japon, devrait comprendre un volet « changement climatique ».
C'est en tout cas ce qu'a annoncé Yasuo Fukuda, premier ministre japonais. « Les questions concernant l'environnement figureront en tête des sujets discutés » a-t-il déclaré. Les dirigeants chinois, indien, sud-coréen et indonésien auraient d'ores et déjà été convié aux discussions du sommet.

http://www.developpementdurablelejourna ... rticle1764
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Message non lupar Domi » lun. 07 janv. 2008, 13:01

La voiture à air comprimé : un bol d'air pur ou du vent ?

les médias se sont emparés de l'annonce du pétrole à 100 dollars le baril pour placer des sujets connexes, si possible spectaculaires.

L'un d'entre eux m'a interpelé, d'autant qu'il en a été question sur de nombreux médias : chaînes de télé, radios, et même le journal apologiste du pognon "Capital" : il s'agit de la voiture à air comprimé.

Il s'agit en fait d'un vieux serpent de mer, puisque ça fait bien 15 ans que son ré-inventeur, l'ingénieur français Guy Nègre, croit à cette idée.
J'emploie le terme de ré-inventeur, car cette technologie était déjà connue il y a fort longtemps : des tramways à air comprimé de marque Mékarski (du nom de son inventeur Louis Mékarski) ont circulé à Paris entre 1876 et 1879, et à Nantes entre 1878 et 1917. Puis, l'ère du pétrole est arrivée, qui a tout balayé sur son passage.

Le problème, c'est que depuis une bonne quinzaine d'années, on a beau scruter nos rues, pas de trace de la moindre voiture à air comprimé, le pétrole est omniprésent. La société de Guy Nègre vivote, il a même à un moment été contraint de licencier une bonne partie de ses salariés.

Il y a 2 hypothèses possibles à ce fiasco :

1) Le concept est foireux. C'est l'avis des physiciens, qui estiment, calculs à l'appui, que le rendement de l'air comprimé est insuffisant pour procurer à la fois des performances et une autonomie suffisantes.

2) La thèse du complot. Les puissants lobbies pétroliers et automobiles font tout pour que ce projet ne voie jamais le jour. Un peu comme pour le fameux (fumeux ?) moteur Pantone...

Même si l'hypothèse 2 est tout à fait plausible, l'hypothèse 1 est vraisemblablement à retenir.

Sauf que... Les temps changent, le prix du pétrole augmente rapidement et inexorablement, les préoccupations environnementales deviennent réelles, et ce qui pouvait être considéré comme "foireux" il y a quelques temps doit maintenant être réexaminé avec de nouveaux critères.

Guy Nègre n'est pas tout à fait n'importe qui. C'est un motoriste qui a travaillé pour l'aéronautique et pour la Formule 1.
Même si on ne peut pas enfreindre les lois de la physique, il a amélioré au fil du temps le rendement de son moteur. Et surtout, il a conclu l'an dernier un contrat avec la société indienne Tata (on ne rigole pas, c'est une grosse multinationale, et qui va le prouver en rachetant ces symboles occidentaux que sont Jaguar et Land Rover).
Je rappelle que le coût de la main d'oeuvre indienne n'a pas grand chose à voir avec celui des ouvriers français de Renault ou Peugeot (lesquels, au risque de me répéter, ont du souci à se faire), et que l'Inde nous promet une déferlante de voitures à un prix annoncé d'environ 3000 euros. Hum.

Guy Nègre a par ailleurs monté une nouvelle société, MDI , sous la forme d'une holding immatriculée au... Luxembourg. Comme le monde est petit !
La société "physique", elle, se trouve à Carros, dans les Alpes Maritimes. J'ouvre une petite parenthèse à ce sujet : sans entrer dans les détails, le montage d'une holding à Luxembourg permet à des gros malins de patrons, (conseillés par des gros malins d'avocats), moyennant le paiement d'une petite redevance grand-ducale, de faire échapper la société à tout impôt direct.
Il s'agit d'une pratique qui enrichit considérablement ce petit pays, mais qui est assimilable dans son principe à de l'évasion fiscale. D'ailleurs le Conseil Européen pour les affaires économiques et financières (ECOFIN) a demandé au Luxembourg de la faire cesser.
La réglementation a donc été rendue plus restrictive en 2003, mais reste semble-t-il avantageuse, si on en juge au caractère florissant de cette activité...

Une holding à Luxembourg, un contrat avec un gros constructeur indien, c'est que les choses bougent et que l'argent frais arrive !
D'ailleurs, les reportages concomitants et flatteurs dans plusieurs médias sentent très fort le plan de communication bien orchestré.
Les employés de MDI que j'ai pu voir à la télé m'avaient à cet égard plus l'air de marchands de bagnoles que d'ingénieurs motoristes !

Quelles sont donc les promesses de MDI ? Les reportages télé, d'une complaisance absolue, font état d'une voiture "zéro pollution" (abstraction faite des considérations philosophiques qui disent qu'une voiture pollue par sa seule présence), qui ne consomme et rejette que de l'air.

Mouais. Présenté ainsi, c'est forcément séduisant. Sauf que c'est à la limite de la malhonnêteté intellectuelle, et que ça privilégie le scoop pour le scoop à l'enquête un minimum fouillée.

Alors soyons clair : contrairement à ce que les différents reportages ont prétendu, il n'y a pas jusqu'au 31 décembre 2007 que des voitures à pétrole qui polluent, beurk, et subitement le 2 janvier 2008, alors que le pétrole atteint les 100 dollars le baril, un inventeur génial qui trouve la solution miracle en une journée !

Prenons la petite voiture "Minicats" . Elle se situe dans la catégorie de la Smart, dont elle reprend grosso modo les dimensions extérieures. Sauf que, selon le constructeur, elle permet de loger 3 personnes et non pas 2, tout en disposant d'un grand volume pour les bagages (500 dm3 ! Soit la contenance d'un coffre de grosse berline!

La nouvelle Smart, pourtant plus grande que la première, n'en fait que 220) conséquence des vides de la carosserie laissés par cette motorisation.

Et le tout ne pèse que 550 kg (la Smart en fait 730). Fort bien. Coté moteur, la version à air comprimé (il y a aussi des versions hybrides, mais je n'en parlerai pas aujourd'hui pour ne pas allonger encore un billet déjà démesuré, d'autant que les reportages télé insistaient sur la seule version "zéro pollution"!) annonce une puissance de 25 chevaux (la Smart diesel en fait 41), ce qui est fort peu, mais largement suffisant tant qu'on ne s'aventure pas sur autoroute, puisqu'elle atteint le 110 km/h.
Comme une 2CV des années 70 en somme...

L'autonomie annoncée est de 150 km en ville.
Déjà, je demande à voir. A vue de nez ce serait suffisant, sauf que là encore une Smart en fait plutôt 300 ou 400.
Le frontalier luxembourgeois par contre, il peut oublier, il n'arrivera même pas à faire son aller-retour quotidien, puisque sur route elle tombe à 80 km (et là encore, je demande à voir) !

L'énorme avantage est la totale absence de pollution atmosphérique, notamment en ville alors que les diesel, même ceux qui vont recevoir la fameuse pastille garantie écologique de Borloo, sont dépourvus de filtre à particules et crachent dans l'atmosphère cette fumée noirâtre, puante et cancérigène que le lobby français du diesel nous fait avaler depuis des décennies tout en nous inondant de pub pour nous faire croire que leurs machines noires sont "vertes".

Le "plein" se fait soit sur une prise de courant ordinaire, alimentant un compresseur qui remplit le réservoir en 5 heures (mais cela suppose que la bagnole soit proche d'une prise électrique, ce qui n'est en général pas le cas dans la rue !) soit dans une station service, par un pistolet qui transfèrerait l'air comprimé stocké dans la station vers le réservoir de la voiture, et ce en 3 minutes.
Dans le premier cas, cela couterait à peine plus de 2 euros d'électricité, dans le second encore moins ! Le tout pour faire mettons 100 km.
Si on admet que la Smart diesel consomme 5l/100 en ville, l'air revient au bas mot 3 fois moins cher que le gasoil !

En fait, ce modèle se rapproche davantage d'une voiture électrique, sans certains inconvénients comme ces lourdes et archi polluantes batteries, à la durée de vie limitée.
Mais avec un réservoir d'air sous pression (300 bars !) situé sous le siége, qui n'est pas forcément si anodin et revêt même (comme une cocotte-minute !) les caractéristiques d'une bombe potentielle.
Pour le reste, zéro émission, mais performances et autonomie limitées. Prix annoncé : 9200 euros, contre plus de 12000 à la Smart mazoutée.

On sait ce qu'il est advenu des voitures électriques. La plupart des administrations qui les ont achetées les ont poubellisées... Quant aux particuliers...
Autre point : quel est la part de marché des Smart ? Anecdotique ! Le consommateur veut aujourd'hui une voiture spacieuse, performante, confortable et économique.
Les modèles les plus vendus sont du type Renault Clio ou Peugeot 207 : environ 4 mètres de long, plus d'une tonne, 100 chevaux, 6 litres aux 100 sur route et 8 en ville, capables de rouler à 180 km/h, de transporter au besoin 5 personnes et leurs bagages, dotées d'une multitude d'équipements de confort et de sécurité (dont la sacro-sainte clim), ne passant à la pompe qu'après avoir parcouru 700 km, et ne nécessitant pas de grosses réparations avant 100000 km.
Le tout disponible chez n'importe quel marchand de caisse pour 15 ou 20000 euros. Et beaucoup moins pour un modèle d'occasion en bon état.

Les reportages télé ont aussi passé sous silence une évidence pourtant importante : à l'état naturel, l'air n'est pas comprimé !
Pour ce faire, il faut lui faire subir une opération mécanique, qui demande évidemment de l'énergie. En l'occurrence électrique.
Même si l'information ne figure pas clairement sur le site de MDI, j'ai lu ici ou là que "faire le plein" d'un réservoir de voiture électrique nécessite de consommer 20 kWh pour faire donc 100 km.
Ce qui colle à peu près avec le prix annoncé (et à vérifier) d'un "plein", le prix moyen de l'électricité en France étant d'environ 11 centimes du kWh, parmi les plus bas d'Europe. (Mais ne vous inquiétez pas, les lois du marché et la concurrence-qui-profite-au-consommateur se chargeront bien vite de le faire... augmenter !)

Attention, calculs ! Je précise que vu le flou des chiffres dont je dispose, je ne prétends pas à l'absolue exactitude de ce qui va suivre.
Mais le but étant de calculer un ordre de grandeur, la précision est suffisante. La moyenne française de 13000 km par an revient en pratique à faire un "plein" tous les 2 jours environ. Soit 180 par an. Et donc 3600 kWh par véhicule.
A peu près la consommation moyenne d'un ménage, qui la verrait donc doubler !
Il y a en France environ 36 millions de véhicules (voitures particulières et utilitaires légers). Une bête multiplication donne un ordre de grandeur de 130 TWh (TeraWattHeures, 1 Tera = 1000 Giga ou mille milliards !).
Or, la production électrique française est actuellement de 550 TWh, fournie à 80% par des centrales nucléaires (rappel pour Sarkozy !) .

Pour fixer les ordres de grandeur et contrer les idéalistes que je vois venir avec leurs gros sabots, et qui imaginent qu'on pourrait produire cette électricité avec des éoliennes (une voiture qui roule à l'air produit par du vent, c'est-y pas beau ?), je rappelle que la production éolienne française est actuellement d'environ 2 TWh...

A ma connaissance, Jean-Marc Jancovici n'a jamais parlé de ce sujet, j'aimerais bien recueillir son avis et qu'il nous ponde un de ces calculs dont il a le secret, juste pour confirmer (ou infirmer) le mien. Je vais lui demander, tiens !

En théorie ce n'est donc pas totalement irréaliste, puisqu'il suffirait donc (et pour cela, il faudrait !) augmenter la production d'électricité d'un quart pour faire rouler ces bagnoles. Oh, cela doit être possible.
Madame Lauvergeon (avec l'aide de son meilleur VRP , un certain Sarkozy) étant capable de vendre des centrales nucléaires aux Chinois et à Kadhafi, se ferait un plaisir de nous en construire quelques unes (environ 4) de plus !

Un rappel : même si par la force des choses je ne suis plus aussi anti-nucléaire qu'avant, ces saletés sont tout sauf la panacée, notamment en raison des déchets "encombrants" qu'elles génèrent et du danger potentiel qu'elles représentent. Sans parler du fait que l'uranium n'est guère plus éternel que le pétrole... Construire de nouvelles centrales au lieu d'arrêter petit à petit les existantes en faisant des économies d'énergie va donc à l'opposé du bon sens !

Autre rappel : la situation française (80% d'électricité nucléaire) n'est pas, mais alors pas du tout représentative de ce qui se passe au niveau mondial, où les 2 tiers de l'électricité produite l'est par des énergies fossiles dégueulasses (principalement charbon, mais aussi gaz et pétrole). Alors s'il faut brûler du charbon pour faire rouler des voitures "propres", on marche sur la tête !

Encore un rappel : fabriquer une voiture, même "propre à l'usage", est une activité très polluante et dévoreuse d'énergie. Il faut fabriquer de l'acier et de l'alu, le transporter, plier et assembler des tôles : tout ça ne se fait pas en soufflant ! Et que dire du plastique omniprésent dans les bagnoles, sinon qu'il est fabriqué à partir de ... pétrole !

Bon, il se fait tard, c'est le moment de récapituler :

- Le concept est sûrement intéressant, mais les télés nous ont pour l'instant vendu du vent sorti d'un pipeau !
- Même si je suis un peu sceptique, j'attends donc avec intérêt que cette bagnole soit confiée à des journalistes automobiles (qui sont certes influencés par les lobbies pétroliers et n'ont aucun intérêt à que ce type de bagnole remplace les palpitants modèles à pétrole qu'ils vantent à longueur de pages) ou au moins à des essayeurs lambda. Chiche, car ça n'a jamais été fait en 15 ans !
- Pourquoi une domiciliation fiscale luxembourgeoise ? Une fabrication indienne ? De mon point de vue, ce genre de "détail" augure bien mal de l'avenir...
- Il est évident que ce type de modèle n'aura jamais de succès commercial sans une transformation radicale de la mentalité d'un automobiliste occidental moyen de 2008. Même une forte pression sur son portefeuille aura du mal à remettre d'un coup en cause toute une vie de conditionnement quasi religieux...
- Dans l'état actuel des choses, c'est ce qu'en marketing on appelle une niche. Juste une concurrente potentielle de la Smart (qui elle existe vraiment, et est fabriquée non pas en Inde, mais par des ouvriers français à Hambach, en Moselle). Les choses changeront forcément, puisqu'il est dans l'évolution naturelle des choses que les voitures deviennent plus petites et moins rapides... Mais quand ? Dans 10 ans ? Dans 20 ans ? Sûrement pas avec du gasoil au prix actuel, en tout cas !
- Enfin, et c'est peut-être la meilleure nouvelle, il est évident que ce véhicule est un symptôme de décroissance !

Vous vous rendez compte le manque à gagner pour les multinationales de la bagnole et du pétrole, qui, au risque de me répéter, sont au nombre de 9 sur les 10 plus grandes multinationales mondiales ?

Cet article a été posté le Vendredi, janvier 4th, 2008 @ 21:39 dans la catégorie Lorraine, environnement, société.Vous pouvez vous abonner aux réponses à cet article RSS 2.0 You can skip to the end and leave a response. Pinging is currently not allowed.

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*** Message édité par Domi le 08/01/2008 17:55 ***
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