Les abeilles

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Domi
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Re: Les abeilles

Message non lupar Domi » lun. 29 sept. 2008, 14:20

Le déclin des abeilles produit ses premiers effets économiques

LE MONDE | 19.09.08
Les populations d'abeilles domestiques déclinent partout dans le monde. Pourquoi ? Les causes possibles de cette érosion sont au centre de vifs débats. Mais, alors que scientifiques et apiculteurs en discutent, les premiers effets sur la production de
fruits et légumes se font d'ores et déjà sentir aux Etats-Unis.

LA POLLINISATION LA SURVIE
et l'évolution de plus de 80 % des espèces végétales de la planète et la production de 84 % des espèces cultivées en Europe
dépendent, au moins en partie, de la pollinisation par les insectes.
100 000 ESPÈCES D'INSECTES

(abeilles, bourdons, papillons), d'oiseaux (colibris et passereaux) et de mammifères (chauves-souris)
servent à la reproduction sexuée de la plupart des plantes à fleurs.

QUELQUES CULTURES

sont presque intégralement dépendantes des pollinisateurs : le cacao, la vanille, les courges et les potirons, les melons et les pastèques, les fruits de la passion, ainsi que les noix du Brésil et de macadamia.
Sans pollinisateurs, l'homme doit effectuer l'opération manuellement.

SEULES DE RARES ESPÈCES VÉGÉTALES

dépendent exclusivement du vent ou des cours d'eau pour se reproduire.
Dennis van Engelsdorp, 39 ans, chercheur au département d'agronomie de l'université de Pennsylvanie, est l'un des premiers scientifiques à avoir décrit, à l'automne 2006, ce que les Américains ont baptisé le Syndrome d'effondrement des colonies (Colony Collapse Disorder, ou CCD).


Comment définir le Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles ?

Disons qu'il s'agit d'un phénomène caractérisé par la disparition brutale - quelques jours à quelques semaines - de la quasi-totalité d'une colonie. On ne retrouve dans la ruche que la reine et les individus les plus jeunes. Quant aux cadavres des individus adultes, ils ne sont pas retrouvés dans la ruche, ni même à proximité.

L'érosion des populations d'abeilles ailleurs qu'aux Etats-Unis est-elle caractérisée par de tels phénomènes ?

Dans plusieurs pays européens, en tout cas, des situations similaires ont été rapportées. Mais au-delà de ce que nous nommons CCD, nous constatons une surmortalité annuelle supérieure à 30 % dans tous les pays où il existe une documentation correcte de la mortalité des abeilles. Ce rythme ne pourra pas être supporté longtemps.

Quelles sont pour l'heure les répercussions économiques de cette situation ?

Aux Etats-Unis, la problématique est particulière, parce que nous avons de très gros apiculteurs, dont certains gèrent jusqu'à 40 000 colonies. En Europe, un apiculteur s'occupe de quelques centaines de colonies tout au plus.

Surtout, aux Etats-Unis, un apiculteur sur deux ne vit pas du commerce de miel, mais de la transhumance de ses ruches. C'est, à la différence de ce qui se passe en Europe, une véritable industrie, avec des apiculteurs qui chargent plusieurs centaines de colonies par camion et qui parcourent le pays pour vendre aux grandes exploitations de fruits et légumes un service de pollinisation.

Par exemple ?

Par exemple, un apiculteur de Pennsylvanie commencera la saison sur les plantations d'oranges de Floride, puis il reviendra en Pennsylvanie poser ses ruches dans les plantations de pommes, puis chez les producteurs de myrtilles du Maine, puis en Californie dans les grandes plantations d'amandes...
A chaque fois, il loue aux producteurs les services de pollinisation de ses abeilles. La question économique ne se limite donc pas à la production de miel, mais se répercute largement sur les coûts de production des fruits et légumes.

L'impact se fait-il déjà sentir ?

Jusqu'à présent, les apiculteurs ont globalement réussi à répondre à la demande de pollinisation. Mais si l'on continue encore trois ou quatre hivers avec des mortalités d'abeilles de plus de 30 %, on va commencer à voir des apiculteurs mettre la clé sous la porte.

Il y a un vrai risque. La Californie, par exemple, produit 80 % des amandes consommées dans le monde. Aujourd'hui, il faut la moitié des 2,4 millions de colonies d'abeilles américaines pour polliniser ces plantations d'amandiers. En 2012, si tout continue au même rythme, il n'y aura plus suffisamment d'abeilles aux Etats-Unis pour polliniser ces seules cultures.

Déjà, la réduction des populations d'abeilles se fait sentir : auparavant, les apiculteurs louaient la colonie d'abeilles entre 45 et 65 dollars (32 à 46 euros). Cette année, le prix payé par les producteurs d'amandes se situe autour de 170 dollars (120 euros) par colonie. Globalement, le coût de la pollinisation a augmenté pour tous les types de producteurs.

Et, pour la première fois, des producteurs de concombres de Caroline du Nord ont réduit leur production jusqu'à 50 % simplement parce qu'ils n'ont pas trouvé suffisamment de colonies disponibles pour assurer la pollinisation.

Et les pollinisateurs sauvages ?

Aux Etats-Unis, il y avait trois principales espèces de bourdons (qui, comme les abeilles domestiques, comptent parmi les insectes pollinisateurs) : l'une est éteinte et les deux autres sont menacées. En Europe, une étude récente a montré que les insectes pollinisateurs sauvages sont aussi en déclin, ce qui provoque celui de plusieurs plantes sauvages qui en dépendent.

Y a-t-il aux Etats-Unis un débat sur les pesticides et leur implication dans le déclin des abeilles ?

Oui. L'une de nos priorités est d'ailleurs d'analyser les résidus de pesticides dans les ruches. Mais quand nous relevons des échantillons dans les ruches, atteintes ou non par le CCD, nous ne trouvons pas de traces conséquentes de résidus chimiques. Cependant, il n'est pas exclu que les pesticides aient des effets sublétaux plusieurs semaines après l'exposition, provoquant par exemple un affaiblissement du système immunitaire des insectes.

Et les ondes électromagnétiques émises par les antennes-relais ou encore les cultures génétiquement modifiées...

Les auteurs de la seule publication suggérant un lien éventuel avec la téléphonie mobile se sont rétractés. Quant aux endroits aux Etats-Unis où il y a le plus de cultures de maïs Bt, ils ne correspondent pas aux zones où les plus fortes mortalités sont relevées... Seule une étude européenne a suggéré que des abeilles exposées à des cultures génétiquement modifiées pouvaient être plus sensibles à certains pathogènes. Nous savons une chose : nous retrouvons chez beaucoup d'abeilles touchées par le CCD une sorte de virus grippal nommé Israeli Accute Paralysis Virus (IAPV). Mais toute la question est de savoir pourquoi il devient mortel dans certaines colonies et pas dans d'autres... En l'état des connaissances, on ne peut qu'attribuer le déclin des abeilles à un ensemble de causes, et non à une en particulier.

Propos recueillis par Stéphane Foucart

http://www.lemonde.fr/sciences-et-envir ... id=1097180
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Thierry39
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Re: Les abeilles

Message non lupar Thierry39 » sam. 04 oct. 2008, 18:14

LES DEPECHES LE PROGRES
www.leprogres.fr

Article du samedi 4 octobre 2008


L'abeille : un insecte en danger


Les mouches à miel verraient leurs colonies disparaître au fil des saisons. En cause notamment, des conditions météorologiques déréglées et une diminution des plantes bénéfiques pour leur équilibre alimentaire Après un été 2008 plus favorable, les essaims semblent retrouver une meilleure forme


Quand l'abeille souffre, c'est toute la nature et donc l'homme qui risque d'en pâtir en le privant de son miel, mais aussi et surtout, en donnant un coup d'arrêt à la pollinisation des plantes.
Depuis la nuit des temps, les humains ont toujours entretenu des relations privilégiées avec les abeilles. Mis à part le lait, aucun autre produit ne possède une telle longévité dans la composition de l'alimentation humaine. Mais, la courageuse petite « mouche », est également un petit être fragile sensible au moindre déséquilibre de la nature. Des conditions météorologiques défavorables, la privant de la quantité de protéines nécessaire à son dynamisme, peuvent l'affaiblir et la rendre vulnérable aux attaques des virus en affût permanent.
Il semblerait que les hécatombes constatées dans notre région cette année soient la conséquence d'un été 2007 calamiteux. De tels événements se sont produits parfois dans le passé, avec la perte totale et inexpliquée de populations.
Ces pertes importantes ont laissé dans le désarroi un bon nombre d'apiculteurs. L'amertume remplace le plus souvent l'enthousiasme généré par cette activité passionnante menée en communion étroite avec la nature. La tentation est évidemment grande de désigner des coupables, surtout lorsque le manque d'informations et d'intérêt laissent toute la filière à l'écart. Le rôle néfaste et bien connu de certains insecticides n'explique pas toutes les hécatombes survenues dans notre département relativement préservé de la culture intensive et qui se sont produites dans des environnements parfois entièrement naturels. Il semblerait que la malnutrition provoquée par une diminution en 2007 des plantes bénéfiques pour leur équilibre alimentaire en soit la cause principale. La biodiversité invoquée dans tous les discours commence au coeur du travail des abeilles et il serait désastreux que les apiculteurs, les grands et surtout les petits qui couvrent tous les recoins du territoire, se découragent et cessent cette action vitale. Cette catastrophe (naturelle ?), survenue inégalement dans la région, a généré des résultats de récoltes inégaux, laissant un peu d'espoir chez les plus chanceux, avec, pour tous, un grand sentiment d'abandon.
Une ruche dans le jardin
Pourtant l'espoir renaît. Après un été 2008 beaucoup plus favorable, les essaims semblent retrouver une meilleure forme laissant augurer d'une récolte 2009 plus substantielle chez ceux qui auront le courage de persévérer. Mais en matière d'équilibre naturel, rien n'est gagné d'avance et la plus grande vigilance reste de mise. Les grands combats pour la préservation de la nature restent plus que jamais d'actualité et peuvent se manifester modestement par la présence d'une ruche dans un jardin.

André Jeanpierre
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Tu m'prends t'y pour un idiot, de pas m'être renseigné là-d'ssus ? Un litre de vin chaque midi qu'on a droit ! et la chopine le soir !

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Re: Les abeilles

Message non lupar Billy » mer. 08 oct. 2008, 15:08

Y a un cadeau pour celui qui met le plus grand article :corne:... :jesors:
" Ca fait penser à la place des Prés Saintes Marie, le lendemain de la fête du Faubourg, quand il ne reste plus sur le terrain que les emballages vides et les papiers gras ..."
Jean-Marie Jacquet

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Re: Les abeilles

Message non lupar Domi » mer. 08 oct. 2008, 18:14

Bienvenue sur le site Terre d’abeilles http://www.sauvonslesabeilles.com/

Les abeilles sont menacées. Les écosystèmes sont en danger. Mobilisons-nous !

L’abeille fait partie de notre quotidien. En plus des précieux produits qu’elle nous offre, pour leurs qualités diététiques et thérapeutiques, comme la Gelée Royale, la Propolis, le Pollen et le Miel aux mille saveurs pour notre plus grand plaisir, elle joue un rôle absolument fondamental dans la pollinisation.
En effet, la survie ou l’évolution de plus de 80% des espèces végétales dans le monde et la production de 84% des espèces cultivées en Europe dépendent des abeilles ! Ce qui faisait dire à Einstein : " Si l’abeille venait à disparaître, l’humanité n’aurait plus que quelques années à vivre " ...

Insecte pollinisateur majeur, l’abeille est indispensable au fonctionnement des écosystèmes, à la biodiversité florale et faunistique et à l’agriculture.L’abeille s’avère également un indicateur biologique exceptionnel, une véritable sentinelle de la qualité de notre environnement.

C’est un ingénieur écologique et agronomique irremplaçable. Mais aujourd’hui, la pérennité de l’abeille et des autres insectes pollinisateurs est menacée. L’utilisation de certains pesticides hyper-toxiques utilisés en agriculture, mal évalués, décime chaque année des milliards d’abeilles depuis près de dix ans !
La disparition de l’entomofaune pollinisatrice engendrerait une catastrophe écologique sans précédent pour l’avenir de l’Humanité… Or, l’abeille ne bénéficie d’aucune protection particulière qui permettrait enfin de la préserver de son plus grand prédateur, qui n’est autre aujourd’hui que l’homme !
Et ces insecticides sont également toxiques pour l’environnement et très fortement suspectés pour la santé humaine.
Terre d’Abeilles considère ainsi qu’une action concertée est à mener afin d’obtenir une législation européenne en matière d’autorisation des produits phytosanitaires rigoureuse, respectueuse des abeilles et autres insectes pollinisateurs, respectueuse de l’environnement et de la santé publique. C’est l’objectif ambitieux qu’elle s’est fixé, qui nécessite l’appui du plus grand nombre, et auquel Terre d’Abeilles souhaiterait vous associer.

À travers ce site, nous souhaitons vous aider à mieux connaître l’abeille, à prendre conscience de son rôle écologique de premier ordre et à agir pour dénoncer les comportements susceptibles de nuire à sa pérennité et celle des autres insectes pollinisateurs, pour préserver la qualité de leur habitat et de nos milieux naturels..

Ensemble, protégeons notre santé, notre environnement … Sauvons les abeilles !

La Présidente,
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Re: Les abeilles

Message non lupar Domi » lun. 13 oct. 2008, 15:19

Sanctuaires environnementaux pour la préservation des abeilles


Les abeilles sont actuellement en danger : des publications sont parues et un faible écho médiatique ont fait état d'une disparition inquiétante des populations d'abeilles partout dans le monde.

Le phénomène actuel est nouveau dans le fait que celui-ci est brutal et relativement récent. Ce n'est pas un phénomène anodin puisque tous les pollinisateurs
dont les abeilles font partie, concourent à l'équilibre écologique de la planète. Elles contribuent à la fructification des plantes,
et en particulier un nombre très important qui nourissent l'humanité.

Sans les abeilles, la diversité existante des plantes chutera etmettra en danger la variété alimentaire de l'homme. Il est vrai
que les préoccupations actuelles sont d'ordre boursier, mais la pérennité alimentaire humaine est un enjeu majeur.

Une des actions possible est de préserver les abeilles dans des sanctuaires environnementaux et bien entendus
de promouvoir des solutions concrètes à grande échelle pour enrayer le phénomène de disparition.

Les institutions ne bougent que si la population commence à s'interesser aux problèmes quels qu'ils soient.

Je vous invite donc à adresser à vos élus proches ainsi qu'aux adresses indiquées ci-dessous ce courrier type, afin de les sensibiliser à ce problème et faire avancer
les choses

Merci




Association des Maires Ruraux de France (AMRF)
52, avenue Maréchal FOCH
69006 LYON
tel : 04 72 61 77 20
fax : 04 72 61 79 97

http://www.amrf.asso.fr/
amrf@amrf.asso.fr


Apvf Association des petites villes de France 42, boulevard Raspail -
75007 Paris
Tél : 01 45 44 00 83
Fax : 01 45 48 02 56
http://www.apvf.asso.fr/apvf_type.asp?id=11
arobert@apvf.asso.fr
epatay@apvf.asso.fr
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Re: Les abeilles

Message non lupar Domi » ven. 17 oct. 2008, 11:20

Allemagne : miel assimilé aux déchets spéciaux

Un apiculteur a été contraint d’acheminer la totalité de sa récolte annuelle de miel vers une usine d’incinération car il contenait du pollen OGM. Du maïs OGM est en effet cultivé à proximité de ses ruches. L’apiculteur avait pris toutes les mesures de précaution: il avait récolté son miel avant la floraison du maïs et déménagé ses ruches dans une autre région. A son grand étonnement, le miel était quand même contaminé. Les frais occasionnés s’élèvent à environ 10'000 € pour l’apiculteur. (Mellifera, 24.9.08)


Kenya : les abeilles peuvent transporter très loin les pollens OGM

Une étude récente menée au Kenya prouve que les abeilles peuvent disséminer très loin le pollen des plantes transgéniques. Elles sont en effet capables de butiner des fleurs jusqu’à 6 km de leur nid. (AlphaGalileo, 22.9.08)
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Re: Les abeilles

Message non lupar Domi » jeu. 27 nov. 2008, 17:41

Les prix des fruits et légumes dépend… des abeilles

L.S. (lefigaro.fr) avec AFP

Selon des chercheurs, la disparition des insectes pollinisateurs ferait grimper les prix de très nombreux produits agricoles.

Quand le pouvoir d'achat dépend de la survie des abeilles... Des chercheurs affirment vendredi que la disparition de ces insectes pollinisateurs, dont la population est en déclin depuis plusieurs années, pourrait coûter plusieurs centaines de milliards de dollars.

Les fruits, les légumes et les oléagineux, et dans une moindre mesure, le café, le cacao, les fruits à coque et les épices, dépendent tous des insectes pollinisateurs . Soit 35% de la production agricole mondiale pour une somme de 153 milliards d'euros en 2005.

«Dans ce contexte, le déclin des insectes pollinisateurs est une préoccupation majeure», car «les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés en cas de disparition totale des pollinisateurs», affirme l'Institut français de recherche agronomique (Inra) dans un communiqué.

Trois chercheurs français et un allemand ont évalué le « manque à gagner » dans la revue Ecological Economics. Selon eux, la perte financière pour les consommateurs, qui consommeraient moins et plus cher, serait comprise entre 190 milliards d'euros et 310 milliards d'euros, en fonction de la réactivité des prix à la baisse de la production.

L'Inra souligne toutefois que cette étude «ne constitue cependant pas une prévision puisque les estimations proposées n'intègrent pas les réponses stratégiques que producteurs et filières agroalimentaires adopteraient pour faire face à une telle disparition». En revanche, les céréales, qui représentent 60% de la production agricole mondiale, ne dépendent pas des pollinisateurs, et ne souffriraient donc pas de leur disparition.

Les causes du déclin de la population d'abeilles ces dernières années, en Europe et aux Etats-Unis notamment, sont encore mal élucidées mais s'expliquent vraisemblablement par l'utilisation massive de pesticides dans l'agriculture, l'extension des monocultures et l'apparition de maladies pathogènes parasitaires.

Une prophétie, souvent attribuée à tort à Albert Einstein, veut que l'humanité n'ait plus que quatre ans à vivre si les abeilles venaient à disparaître. Elle aurait en tout cas à revoir ses habitudes alimentaires. «Loin de conduire à la disparition catastrophique de l'agriculture mondiale, la disparition des pollinisateurs (...) entrainerait cependant des pertes économiques substantielles», conclue l'Inra, en soulignant que cette étude n'évalue pas les conséquences d'une telle disparition ni sur les productions destinées à l'alimentation animale, ni sur la flore sauvage.

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Re: Les abeilles

Message non lupar Domi » ven. 28 nov. 2008, 11:51

Un film-documentaire de Dominique Guillet et d’Ananda Guillet DVD de 2h15, sur la Disparition des Abeilles et sur la Terreur Pesticide: l’empoisonnement de l’humanité et de toute la biosphère.

Les Abeilles transhument vers le néant. Les Abeilles désertent par centaines de milliards. Les ruches se vident en moins d’une semaine.
C’est une nouvelle catastrophe, qui s’annonce d’amplitude planétaire, car les abeilles pollinisent 40 % des récoltes agricoles et une grande partie de la flore naturelle. Cette catastrophe se nomme “syndrome d’effondrement des colonies”.

Ce film documentaire de 2h15, réalisé par Dominique Guillet et Ananda Guillet, est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles? C’est aussi un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc. Ainsi que le demandait Roger Heim, Président de l’Académie Nationale des Sciences, en 1965, dans son introduction au “Printemps Silencieux” de Rachel Carson: «Quand mettra-t-on les empoisonneurs publics en prison?»

Dans ce premier tome du Titanic Apicole, “la Terreur Pesticide”, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de la biosphère est dénoncé par de très nombreux lanceurs d’alerte: Fabrice Nicolino (journaliste), Jean-Pierre Berlan (INRA), Christian Vélot (CNRS), Professeur Bonmatin (CNRS), Professeur Belpomme (cancérologue), Dominique Guillet (Kokopelli), Cécile Fléché (anciennement Affsa), Patrick Drajnudel (Etoiles des Abeilles) et de nombreux apiculteurs de France (Maurice Coudoin, Franck Alletru, etc), de Suisse et des USA. La partie adverse est représentée par Jean-Charles Bocquet,
directeur de l’UIPP, le lobby des pesticides, et Jean-Paul Faucon, chef d’unité au laboratoire de pathologies des abeilles de l’Afssa de Sophia-Antipolis.

Dans ce film-documentaire, nous exposons l’affaiblissement et l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, es industriels des pesticides et les scientifiques “indépendants” (mais néanmoins à la solde de l’agro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne, le refus d’écouter les lanceurs d’alertes...

Ce premier DVD de la trilogie “Titanic Apicole” se termine sur un appel, du journaliste Fabrice Nicolino, à la révolte, un appel à se révolter tout de suite, maintenant, contre les industriels pesticideurs, un appel à les poursuivre devant les tribunaux, un appel à dénoncer les crimes contre l’humanité perpétrés par l’industrie des pesticides.

Le prix de 17 euros inclut le port.

http://www.kokopelli.asso.fr/boutic/bou ... odefam=dvd
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Re: Les abeilles

Message non lupar Domi » mer. 31 déc. 2008, 12:49

Les abeilles en danger d'extinction

Malgré l’avis des apiculteurs et des organisations environnementales, le Ministre de l’Agriculture a pris récemment la décision d’autoriser à nouveau l’utilisation du pesticide systémique CRUISER.

Cet insecticide neurotoxique est extrêmement dangereux pour les populations d’abeilles qui sont déjà fortement menacées de disparition.
Alors qu’en Europe, le CRUISER est interdit par de nombreuses législations sur les cultures et notamment le maïs et que le Grenelle de l’Environnement a mis en place un plan d’urgence de préservation des abeilles, le gouvernement a donc, selon les défenseurs de la nature, "porté un coup supplémentaire aux apiculteurs et à la préservation des abeilles ainsi qu’à la biodiversité".

Les abeilles, "acteurs" de l'économie

Les abeilles, on l'ignore bien souvent, ont un impact écologique et économique majeur, via la pollinisation ; écologique, dans la mesure où la pollinisation assure la reproduction et donc la perpétuation de nombreuses espèces végétales et partant, animales ; économique, car selon une estimation de l'INRA et du CNRS, le poids économique de la pollinisation est évalué à 153 milliards d'euros par an !

Or depuis plusieurs années, la filière apicole est menacée ; des colonies entières d'abeilles disparaissent aux quatre coins du globe. En France, le taux de mortalité des abeilles est de 30 à 50% et la production de miel a baissé d'autant.

Si cette disparition est d'origine multifactorielle, il n'en reste pas moins que l'intervention de l'homme sur la nature via notamment les insecticides fragilise les abeilles et menace la biodiversité.

Phillippe de Villiers dénonce le Gaucho et le Régent
Le Président du Conseil Général de la Vendée Philippe de Villiers a pris la tête d'une croisade contre deux insecticides destructeurs, le Gaucho et le Régent, produits considérés comme nuisibles par le Conseil d’Etat. Il met en cause "les industries chimiques, les industries agro-alimentaires et... la complicité de l’administration" dans un livre paru en 2004, Quand les abeilles meurent, les jours de l'homme sont comptés

Phillippe de Villiers rappelle dans ce livre la prédiction d' Albert Einstein : "si l'abeille venait à disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre" . Pour lui les abeilles étaient "les sentinelles du monde" . Le livre, écrit après avoir eu accès au dossier explosif du Gaucho® et du Régent®, deux insecticide ultra-puissants qui continuent leurs ravages dans nos campagnes, "s'interroge, révèle et sonne l'alerte".

Il met en cause non seulement un certain productivisme irresponsable manipulé par des industriels, mais aussi la passivité complice de l'administration.

La Bibliothèque Municipale de Lyon consacre un de ses Points d'Actu à ce "scandale d'Etat"

http://lyonenfrance-environnement.blogs ... ction.html
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Re: Les abeilles

Message non lupar Domi » jeu. 12 mars 2009, 18:40

abeilles : Transpiration mortelle du maïs


Le printemps est de retour et dans les ruches, l'activité reprend. Ces insectes, dont la vie est toute entière tournée vers la production de miel, sont, avec tous les insectes butineurs, responsables de 80% de la pollinisation du monde végétal. Des insectes sociaux dont des essaims entiers sont parfois décimés.

Un printemps de tous les dangers, car boire les gouttelettes d'eau qui perlent à la surface des feuilles du Maïs peut tuer.

Les apiculteurs ont tiré depuis longtemps la sonnette d'alarme, mettant en cause l'utilisation de substances neurotoxiques dans l'agriculture, conduisant en 2004 la France à interdire le Gaucho et le Régent, et l'Allemagne y ajoutant le Cruiser.
Ces trois insecticides commercialisés par la firme Bayer, sont, d'un point de vue de l'activité, identiques.
Il s'agit d'agonistes de l'Acétylcholine, un neurotransmetteur présent dans le cerveau des insectes, comme du nôtre.

Toute la difficulté, face à ces molécules, et de montrer l'effet délétère.
Un pas vient d'être franchi par le Professeur Girolami et son équipe del'Université de Padoue, en Italie.

Les scientifiques se sont penchés sur un phénomène peu connu : la guttation.
Il s'agit d'une forme de transpiration qui permet à certaines plantes comme le maïs, d'évacuer de l'eau par les stomates, sorte de pores à la surface des feuilles, lorsque la pression racinaire est trop forte.
La guttation se produit généralement la nuit, en particulier lorsque les sols sont très humides.

Alors que les graines sont traitées en enrobage, permettant d'éviter, pour ces céréales des traitements aériens, les chercheurs ont eu l'idée d'évaluer la présence du neurotoxique dans ces gouttelettes.
Ils ont découvert des concentrations 10 000 fois supérieures à la dose létales pour les abeilles.

Leur étude a montré que les gouttelettes d'eau issues de la guttation de plants traités tuaient les quelques minutes si elles s'abreuvaient en utilisant leur ligule, qui est leur langue trompe.

Le fabricant de phytosanitaires a jusqu'alors profité de contradictions qui ont pu apparaître dans les différents rapports. D'autres facteurs sont en effet incriminables dans les vagues de mortalité chez cet insecte.
Et comme bien souvent, la vérité est vraisemblablement multiples, comme le sont les interactions biologiques.

Comme le souligne Joe Cummins, professeur à l'université d'Ontario, c'est une combinaison de plusieurs facteurs qui doit être responsable de l'hécatombe des populations d'abeilles.
Même si le neurotoxique ne tuent pas directement les abeilles, il affaiblit leur système immunitaire et les expose ainsi aux différents parasites incriminés par l'Agence Française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA).
Comme par exemple les agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

En tout état de cause, et parce que les abeilles jouent un rôle fondamental dans la pollinisation du monde végétal, et que le miel est un aliment aux vertus incomparables pour la santé, il est plus que temps que les politiques prennent les mesures de sauvegarde garantissant leur survie.

Source :
http://www.frequenceterre.com:80/chroni ... -mais.html
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Pivoine
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Re: Les abeilles

Message non lupar Pivoine » jeu. 12 mars 2009, 20:02

[
Merci pour ces infos Domi.
On sait hélas depuis longtemps le rôle néfaste qu'ont tous ces pesticides sur le monde des insectes.
C'est pareil pour les papillons, j'en vois de moins en moins chaque année. Seuls les buddleias les atttirent.
Quand j'étais enfant, dès que le printemps venait et durant l'été on apercevait une multitude de petits papillons d'un bleur clair très joli . Il y a belle lurette qu'ils ont disparu. Vous en souvenez-vous ?
Faudrait aussi responsabiliser les jardiniers du dimanche qui utilisent encore ces produits. Il y a pourtant moyen de les remplacer .
Mais il est évident que c'est nettement plus facile d'aller acheter un produit tout fait comme il est plus commode d'acheter un plat cuisiné.

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Re: Les abeilles

Message non lupar Domi » ven. 13 mars 2009, 10:21

En effet je me rappelle bien de ces jolies papillons bleu et certains était gris, il y avait beaucoup (plusieurs dizaines voir une centaine) sur le fumier chez mon grand père il venait prendre je ne sais plus quel oligoélément !

En général tout les insectes sont en danger et particulièrement les abeilles et papillons, pour différentes raisons, l'une d'elle est le manque de Jachère et la destruction systématique des ‘mauvaises herbes ‘ comme par exemple l’ortie !

Il faut s’avoir que l’ortie héberge pas mal d’espèce de papillon, du moins ces chenilles, ici je replante dans un coin de mon jardin ce genre de plante et je sème de nombreuses fleurs dite fleur de jachère ou je ne passe pas la tondeuse pour les attirer et aussi dans l’espoir d’y voir aussi un jour un colibri ! :oui:

La disparaissions des insectes et de ceux dit butineur sont un facteur important de la population et de la bonne sante d’un éco système !

Ici je me suis mis à recenser les insectes, faut dire que j’ai commencé l’année passer, et je trouve intéressant toutes ces petites bestioles !! Bon il faut que je plonge dans les bouquins et demande à des ‘spécialistes’ mais c’est vraiment édifiants tout ce qui nous entoure et que nous ignorons !!

Donc conclusion laissons une partie de notre jardin même petite ne ‘friche ‘ ou jachère afin d’attire ces joyaux aillées !!
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Re: Les abeilles

Message non lupar Domi » lun. 23 mars 2009, 13:11

L'Abeille disparaît à cause des pesticides, il est malhonnête de le contester

Et la situation continue à se dégrader.Le Grenelle de l'environnement a viré en Grenelle de l'empoisonnement :

L'industrie agrochimique remplace les anciennes molécules moins rentables par de nouvelles bien plus lucratives et d'une toxicité encore jamais vue.
On ne mesure plus le toxique en mg/l, ou en ppm, mais maintenant en ppb (partie par milliard).

Exemple du Cruiser récemment autorisé. La fine pellicule d'enrobage d'un grain de maïs contient 0,63mg de thiaméthoxam (source Syngenta)

Ouvrez un ce ces sacs de semences Cruiser, prenez un grain de maïs, un seul, balancez le dans une cuve de 5000 litres d'eau, vous
atteignez une contamination de 0,126 microgramme/litre, soit au dessus de la norme européenne de 0,1 microgramme/litre pour l'eau potable. Le
thiaméthoxam est hyper soluble dans l'eau (jusqu'à 5gr/litre d'eau).
Semé à 100 000 grains/hectare, le potentiel de contamination d'un ha de maïs Cruiser correspond donc à la contamination potentielle d'un demi milliard de litres d'eau à 0,126 microgrammes/litres. Une partie de ce thiaméthoxam arrivera inéluctablement à votre robinet.
Une partie aussi, c'est l'objectif, se diffusera dans la sève de la plante, et cette fois ce sont nos petites abeilles et tous les insectes pollinisateurs qui resteront sur le champ. Et quel impact d'un tel poison sur les vers de terre et toute la flore microbienne du sol ?

Les firmes chimiques connaissent l'extrême toxicité de la molécule ainsi que sa rémanence : « une utilisation seulement tous les 3 ans », « pas de plante attractive pour les abeilles dans la rotation des cultures » (et le maïs ? ) , « installer des déflecteurs sur les semoirs pour que les poussières ne s'envolent pas », « remplissez le semoir à plus de 10m du bord du champ », « semer par vent faible », « portez des équipements qui protégent les yeux, la bouche et le nez, notamment un masque, des gants, une combinaison à capuche. ».

Serait-ce « les graines de la mort » pour exiger de l'agriculteur tant de précautions ?

Vous pouvez consulter toutes les précautions d'emplois à l'intention de l'agriculteur . à vous donner froid dans le dos. (1) ::o
Veulent-ils exterminer les apiculteurs, ces témoins gênants ?
Les abeilles disparaissent en quantité depuis une dizaine d'années, ce qui correspond à l'arrivée des néonicotinoïdes dont le fameux Gaucho que tout le monde croit interdit, mais sa molécule « l'Imidaclopride » est de plus en plus présente dans les sols français. Elle est toujours utilisée pour les céréales, pour la betterave à sucre, pour des fruitiers. sous une vingtaine de marques commerciales, liste que vous pouvez trouver sur le site du Ministère de l'agriculture (2).

Elle est présente partout, Une étude en 2002 2003 relevait que 60 à 70% des pollens de végétation spontanée contenaient de l'Imidaclopride à des doses suffisantes pour constituer une toxicité chronique.

La plupart des apiculteurs sont convaincus de ces faits, mais ce n'est pas facile pour eux de le prouver : les abeilles ne revenant pas à la ruche, il est difficile de les faire analyser.
On assiste de plus en plus à une dépopulation des ruches tout au long de la saison, avec beaucoup de problèmes de fertilité (beaucoup de ruches
bourdonneuses.). Et que sait-on aujourd'hui des effets synergiques de plusieurs molécules ?
On retrouve un tel cocktail dans la nature, même dans l'eau de pluie Voir étude 1999-2002(3).

Une récente étude en Italie a prouvé l'extrême toxicité des exsudats de maïs traités aux néonicotinoïdes, de l'ordre de 1000 fois la dose fatale à l'abeille, (4)

La plupart des apiculteurs sont écourés du refrain de l'AFSSA « les mortalités d'abeilles sont dues à des causes multifactorielles » L'apiculteur était-il plus compétent autrefois ? Il y a moins de 20 ans, des « papis » produisaient du miel en se contentant de soulever le toit de la ruche 2 fois par an, une fois pour poser la hausse, une fois pour l'enlever
Leur principal souci était d'avoir des ruches vides pour installer les essaims naturels qui se présentaient Aujourd'hui malgré les élevages de reines et les nombreux essaims que nous faisons sans cesse, nous avons en permanence des palettes de ruches vides. L'évolution est dramatique depuis quelques années. D'ailleurs les chiffres officiels l'annoncent : moins 15 000 apiculteurs amateurs au niveau national entre 1994 et 2004 (source audit GEM), et depuis le déclin s'est accéléré.

Les maladies, parasites ou champignons divers existaient avant, ils ne sont pas la cause première de nos soucis mais plutôt la conséquence
de l'affaiblissement par les pesticides. Méfiez-vous de la désinformation perpétuelle pratiquée par le lobby agrochimique dans les médias, sur
Internet avec ses liens sponsorisés. Quand vous tapez « abeilles, environnement.» vous avez http://www.jacheres-apicoles.fr financé par BASF et les
grands semenciers, vous y trouverez tout sur les menaces pesant sur l'abeille mais bien sûr un dédouanement des pesticides (5).

Nous avons face à nous la puissance de l'industrie chimique. Des « journalistes agricoles » tel Gil Rivière-Wekstein leurs sont totalement
dévoués (6)... Ils réussissent même à établir une « collaboration » avec des collègues apiculteurs tel Philippe Lecompte, apiculteur, bio de surcroît.

Doit-on encore considérer ceux-ci comme « apiculteurs » ou d'abord comme « consultants » pour ces firmes chimiques ?

L'UIPP « l'Union des Industries de la Protection des Plantes » (7), organisme de propagande des pesticides siège à l'AFSSA. Ainsi l'on
comprend mieux pourquoi l'AFSSA peine tant à accuser les pesticides.). Sa présence est-elle compatible avec un fonctionnement indépendant ? (8)

Hier, je suis resté très perplexe à la lecture de la dernière fiche « Avertissements agricoles » sur l'utilisation du Cruiser, émise par
le SRPV (Service Régional de la Protection des Végétaux). Juste les précautions d'emplois minimums concernant l'aspect technique.Absolument rien sur la forte toxicité du produit, même pas pour l'agriculteur. Aucune consigne pour demander de restreindre, ce traitement des plus polluant, aux parcelles à risques avérées.
Récemment en Bretagne (et ailleurs sans doute) une grosse propagande a eu lieu, pour inciter les agriculteurs à commander des semences traitées Cruiser, propagande par l'industrie chimique et très bien relayée par certains revendeurs. Ils parviennent à convaincre nombre d'agriculteurs de jouer la sécurité, on met de la semence traitée même ou il y a très peu de risques de taupins, pour ça il y a même des promotions.

Pourtant un technicien agricole expérimenté, libre et indépendant, vous dira que de nombreux agriculteurs conventionnels ne connaissent pas de dégâts sérieux dus aux taupins. Il vous dira que les risques déclenchant sont bien connus : dégradation des matières organiques en anaérobie, PH insuffisant, déséquilibre des sols. Il est aussi évident, que ces agriculteurs savent depuis longtemps incorporer les matières
organiques au sol, bien avant le semis.

Soyons tous bien conscients que ce n'est pas ces 1 à 2% de parcelles à risques qui sont visées par Syngenta, mais bien toutes les surfaces de maïs.
Dans leurs documents publicitaires, avec des arguments partisans et mensongers, ils promettent des rendements meilleurs dans toutes les situations, la lutte contre le taupin n'est qu'un prétexte et une porte d'entrée pour convaincre les agriculteurs à acheter leur poison.

Le matraquage systématique par la diffusion de « bulletins d'alertes taupins » auprès de techniciens agricoles et dans les journaux agricoles a préparé le terrain depuis quelques années. Ils avaient annoncé un pullulement de taupins suite à l'interdiction de certains produits jugés trop toxiques.

Comme ce ne fût pas le cas, il fallait aux firmes chimiques maintenir la pression, communiquer tous azimuts sur les parcelles touchées, sinon l'absence de traitements (et de taupins) aurait pu habituer l'agriculteur à se passer de ces produits que les firmes veulent rendre indispensables.

Les agriculteurs italiens aussi, ont dus faire face à ces stratégies commerciales, offrant certains hybrides quasi exclusivement en semence traitée avec insecticides, ils contraignent les agriculteurs à acheter, bon gré mal gré, de la semence traitée.

Mais en Italie, suite à des hécatombes d'abeilles, toutes les semences traitées insecticides sont aujourd'hui interdites (Gaucho, Cruiser.).
Auparavant, une expérience pluriannuelle, 2003 - 2006, menée sur un échantillon représentatif des conditions du maïs dans la plaine Padane, avait montré que le traitement avec des insecticides (Gaucho, Cruiser, Poncho, Régent) n'avait pas d'incidence de manière significative sur les rendements et la production du maïs (Université de Padoux).

L'expérimentation avait mis en évidence que les rendements de maïs obtenus à partir de semences traitées avec fongicides seuls tendent à
être supérieurs à ceux obtenus avec des semences traitées avec insecticides, alors qu'il n'y avait aucune différence de production significative entre le maïs provenant de semences traitées avec insecticides et les non traitées.

Cette étude contredit tout ce qui est annoncé par Syngenta. En outre les semences sans insecticides ont tendance à germer plus rapidement.

Malgré l'expérience italienne, il va falloir à notre tour, qu'on subisse ces hécatombes d'abeilles, qu'on accepte une pollution des sols, de l'eau, de l'air. Tout ça pour les seuls intérêts de Syngenta.

Nos responsables agricoles ne peuvent pas ignorer ces études. L'on peut donc s'interroger sur le rôle joué par la puissante FNSEA dans cette
désinformation. Ses dirigeants roulent-ils exclusivement pour les firmes chimiques et les grands semenciers, ou alors que font-ils pour défendre, un tant soit peu, les vrais intérêts des agriculteurs ?

Cette année, le produit miracle est chez nous, il s'appelle « Cruiser », et la lutte contre le taupin - ou plus souvent son fantôme - va battre son plein. Ici en Bretagne, nous avons, pour notre plus grand malheur, un des leaders du hard discount en pesticides. Ses pratiques commerciales, dont le seul objectif est de faire du chiffre, sont en totale opposition avec les belles déclarations de son site Internet (9). Commercialisant des variétés de semences de maïs bon marché, la Cooperl (la coopérative des producteurs de porcs à Lamballe) réussi l'exploit de proposer des semences Cruiser quasiment aux tarifs pratiqués par d'autres coopératives pour des semences non traitées.
De ce fait beaucoup d'agriculteurs cèdent aux arguments fallacieux du commercial. Et c'est ainsi plusieurs milliers d'ha de maïs Cruiser que la Cooperl va ensemencer pour cette saison aux quatre coins de la Bretagne.

Sur nos 4 départements le maïs couvrira plus de 400 000 ha. Si l'on se doit de féliciter les revendeurs courageux et responsables qui ont refusé les semences Cruiser, il est légitime aussi de monter du doigt, les irresponsables qui par une propagande mensongère atteindront peut-être les 50%... Imaginez la quantité de ce poison de thiaméthoxam balancé dans la nature, et qui fatalement nous reviendra à la figure. par l'air, par l'eau, par notre alimentation.

Quels en seront les dégâts pour nos abeilles déjà trop malmenées ?
Qui peut dire quelle part de ce thiaméthoxam aboutira dans nos rivières ?
Quel est l'avis du consommateur et du contribuable ?
Qu'en pense le conseiller régional quand il doit trouver des millions d'euros pour le programme « Bretagne eau pure ». ou lorsqu'il vote d'importants crédits pour une agriculture plus respectueuse de l'environnement ?

Tout ceci se fait en usant de formules injustes et malhonnêtes
« L'agriculture durable et raisonnée » dit une publicité Cruiser expédiée aux agriculteurs (1). Alors que c'est tout l'inverse du raisonné, puisque l'on pellicule le grain d'insecticide et de fongicide sans savoir s'il y aura attaque d'insectes ou champignon éventuel. C'est le summum du traitement systématique et déraisonné.

L'abeille est le témoin malheureux de ces pratiques inconscientes. -:(
Quel éleveur, quelle que soit la production, survivrait économiquement et psychologiquement à des pertes régulières de son cheptel de l'ordre de 30, 40, et parfois au-delà de 50% ? Des collègues sont désespérés, va-t-il falloir des drames humains, des drames familiaux pour que l'administration française arrête de nous traiter avec mépris.
Dans tout rapport officiel sur l'apiculture, une soi-disante incompétence des apiculteurs prend plus de place que les conséquences de l'usage des pesticides. Quand j'ai démarré, il y a 25 ans, quasiment sans formation et sans expérience, la taille de mon cheptel progressait sans difficulté.
Aujourd'hui, malgré les techniques que j'ai acquises, les moyens plus importants dont je dispose, je me sens aussi désarmé que le débutant. En
cette fin mars, lors de mes premières visites ce printemps, la situation est toujours aussi préoccupante. Consultez en annexe, l'évolution du cheptel d'un jeune apiculteur installé en Bretagne en 2005 avec 400 colonies (12).

Le récent rapport de Martial Saddier « pour une filière apicole durable »ne nous donne aucun espoir. La limite des investigations est fixée dans la lettre de mission du 1er Ministre Mr Fillon en une phrase : « sans préjudice de la nécessaire prise en compte de la protection sanitaire des cultures ». En d'autres mots : « rassurez les apiculteurs ! Occupez les !

Mais interdiction au député de mettre en cause les pesticides ». Ces consignes ont été respectées, vous pouvez le constater dans le rapport (10).

Face aux défis que nous devons affronter, les moyens d'actions de notre syndicat sont dérisoires. L'adversaire est puissant, mais nous
avons pour nous notre bonne foi et notre conscience, et un fabuleux atout : l'opinion publique, car, de plus en plus de personnes sont victimes de ces poisons jusque dans leur chair, et ils doivent en plus payer les dépollutions. Nous avons besoin d'être épaulés, nous manquons de moyens financiers pour communiquer, pour combattre l'hypocrisie des lobbyistes de l'agro chimie.

L'urgence et l'enjeu sont de taille, ils concernent chacun d'entre nous.Le maïs dans nos campagnes bretonnes : une catastrophe pour la planète :
Une plante exigeante en eau, en engrais, en pesticides. donc des plus polluante.

Une plante déséquilibrée pour l'alimentation de nos troupeaux, nécessité d'équilibrer les rations alimentaire avec du soja OGM, produit à l'autre bout de la planète au détriment des forêts et des cultures vivrières, affamant encore un peu plus les populations démunies (11)

cela constitue une grave menace supplémentaire pour nos abeille et constitue une grave menace pour l'eau, de nos rivières jusqu'à notre table

José Nadan
Apiculteur professionnel depuis 1984,Président du SAPB

(1) Guide des bonnes pratiques Syngenta, adressé aux agriculteurs, les 4 pages qui suivent, et site http://www.syngenta-agro.fr/synweb/prod ... UISER.aspx
(2) site du Ministère de l'agriculture : http://e-phy.agriculture.gouv.fr/
(3) « Produits phytosanitaires dans les eaux de pluie de la Région Nord - Pas-de-Calais »,1999 - 2002 l'étude ne semble plus téléchargeable (résultats peut être trop inquiétants ?). Nous pouvons vous la transmettre si vous désirez.
(4) http://www.univers-nature.com/inf/inf_a ... ugiada.htm visionner aussi la petite vidéo
(5) http://www.jacheres-apicoles.fr
(6) voir site : http://www.affaire-gaucho-regent.com
(7) http://www.uipp.org/
8) Lire « Pesticides, révélations sur un scandale français. » http://www.fabrice-nicolino.com
(9) Site de la Cooperl : http://www.cooperl-hunaudaye.fr
10) rapport Saddier : http://www.developpement-durable.gouv.f ... ticle=3776
(11) Voir le film « Herbe » : http://www.herbe-lefilm.com/(à voir : Le Titanic Apicole - La Terreur Pesticide )
(12) Ci-dessous, l'évolution du cheptel d'un jeune apiculteur installé en 2005 avec 400 colonies.
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Re: Les abeilles

Message non lupar peqa » jeu. 26 mars 2009, 22:52

Je voudrais rassurer Pivoine...
Je viens de reprendre mes activités de jardin et des papillons m'ont tenu compagnie, ainsi que quelques bourdons... et des lézards...En outre il y a abondance de coccinelles...
La vie reprend donc après cet hiver un peu dur. J'espère que les abeilles vont suivre car la floraison (pommes, poires, cerises, prunes...) s'annonce très abondante.
Ceci étant dit j'ai toujours ma ruche dans mon garage, prête à être mise en service...mais je n'y connais rien!
Qui peut m'aider??? Merci
A bientôt
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Re: Les abeilles

Message non lupar Billy » jeu. 26 mars 2009, 23:05

J'ai un trés mauvais souvenire ave les abeilles :cry:
Il y a encore quelques années, mon père possèdait quelques ruches, au temps de récolter le miel, je suis allé avec lui pour récupèrer les cadres, malheureusement, et surtout par malchance, le toit de la ruche ne s'emboîtait pas comme il le fallait. Essayant par tous les moyens de remettre le toit à sa place, j'ai forcé, et les abeilles n'ont pas appréciées le bouquant au dehors, et ont commencé à devenire agressives. Jusqu'à la, situation normale, puisque je portais une combinaison.
Par contre, et par je ne sait quel moyen, une abeille est passé à travers l'habit et m'a piqué, pris de panique, j'ai renversé la ruche, et avec toute la malchance du monde, voulant m'enfuire, je me suis pris le pied dans un grillage. A terre, avec la combinaison déchirée par le grillage, les abeilles n'ont pas mis de temps à se ruer sur moi, au final, j'ai compté plus de 25 piqures d'abeilles ::o

D'après le médecin, j'aurais dût quitter ce monde à la suite des piqures, mais par je ne sais quel miracle, je suis encore là :corne: :invis:
" Ca fait penser à la place des Prés Saintes Marie, le lendemain de la fête du Faubourg, quand il ne reste plus sur le terrain que les emballages vides et les papiers gras ..."
Jean-Marie Jacquet

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Re: Les abeilles

Message non lupar Domi » ven. 27 mars 2009, 10:43

peqa m^me si j'ai un peu fait d'apiculture , je ne suis pas de bon conseil je t'encourage à aller voir soit un apiculteur qui est pas loin de chez toi ou d'aller sur le net trouver des conseil :oui:

http://www.apiservices.com/abeille-de-f ... s/mars.htm

le mieux à mon avis c'est de pratiquer avec quelqu'un 'un au début , en plus il te donnera un truc :;) pour récupérer un essai sans l'acheter car à mon époque c'était déjà assez cher ,mais ont en récupérait des dizaines ............. chaque année :oui:


Billy il suffit d'une seul piqure si tu est allergique pour y passer alors c'est vrai que tu à la carcasse dur mais je me suis fait piquer quelques fois sans conséquences la plupart du temps ont manipulait les ruches sans combinaisons et aucunes piqures !! :oui: sauf si une d'entre elles se prenait dans les cheveux , d'où l'utiliser d'un béret !!

Pas oublier que l'abeille ne pique qu'en dernier ressort les humain car en piquant elle se condamne à un mort certaine puisque lorsqu'elle pique s on dard reste dans la peau et elle s'arrache l' abdomen et va mourir plus loin !! :cry:
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Re: Les abeilles

Message non lupar Domi » lun. 20 avr. 2009, 14:16

cyber@ction312 : sauvons les abeilles!


Pour participer 1 simple CLIC suffit


Malgré la participation de près de 12000 personnes à notre cyber @ction à l'automne dernier


Le Ministre de l'Agriculture a renouvelé jusqu'au 15 mai 2009 l'autorisation pour 2009 de la préparation Cruiser, insecticide utilisé en traitement des semences de maïs pour lutter contre le taupin.à des conditions restrictives et sous réserve d'un renforcement du suivi de son utilisation, après un avis favorable de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) en date du 14 novembre 2008, indique un communiqué du ministère.

On compte en France plus de 1000 espèces de pollinisateurs. Ces dernières années, leur surmortalité a été constatée partout dans le monde. Les abeilles sont particulièrement touchées, avec une mortalité annuelle de 30 à 40 %. Il faut savoir que 35 % du tonnage mondial d’aliments végétaux (fruits, légumes, oléagineux, café, cacao…) * et la survie de plus de 80% des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes !

Face à de tels enjeux agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementaux, au nom du principe de précaution, nous demandons :


- d’interdire immédiatement le Cruiser
– de mettre en œuvre, sans retard et avec la plus grande vigilance, le plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l’environnement, qui prévoit la réduction de 50% de l’usage des pesticides

COMMENT AGIR ?

Sur le site
Cette cyber @ction est signable en ligne

Par courrier électronique
C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :


1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre choix : interdiction du Cruiser
5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
michel.barnier@agriculture.gouv.fr
ministere@ecologie.gouv.fr
cyberacteurs@wanadoo.fr

Ou bien Cliquer ici :

<mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr;michel.barnier@agriculture.gouv.fr>

ou ici (selon votre logiciel de messagerie)

<mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr,michel.barnier@agriculture.gouv.fr>

Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien

6- Envoyez le message

Cette cyber @ction est aussi signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org

Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Ministre de l'Agriculture, au ministre de l'environnement et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.

==========
Prénom NOM
profession
adresse
code postal ville

Le cruiser dangereux pour les abeilles c'est le fabricant lui-même qui l'écrit

Selon France Nature Environnement on compte en France plus de 1000 espèces de pollinisateurs. Ces dernières années, leur surmortalité a été constatée partout dans le monde. Les abeilles sont particulièrement touchées, avec une mortalité annuelle de 30 à 40 %. Il faut savoir que 35 % du tonnage mondial d’aliments végétaux (fruits, légumes, oléagineux, café, cacao…) * et la survie de plus de 80% des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes !

Face à de tels enjeux agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementaux, au nom du principe de précaution, nous demandons :

- d’interdire immédiatement le Cruiser
– de mettre en œuvre, sans retard et avec la plus grande vigilance, le plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l’environnement, qui prévoit la réduction de 50% de l’usage des pesticides

je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, l'expression de mes salutations citoyennes.

http://www.cyberacteurs.org
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Re: Les abeilles

Message non lupar Domi » mar. 21 avr. 2009, 15:39

La molécule qui sauve les bovins tue les abeilles


Apiculture. « Une intoxication à la Perméthrine, à des doses justifiant la mortalité des colonies ».


C'est un cri d'alarme qu'ont lancé, hier matin, les apiculteurs professionnels d'Ariège, réunis à la mairie de Serres-Sur-Arget. « Depuis décembre 2008, nous constatons des mortalités importantes de colonies d'abeilles dans des s secteurs différents, mais tous situés en zone d'élevage.

En ce moment, les abeilles rescapées sont si peu nombreuses dans les ruches qu'elles n'arrivent pas à y maintenir la température nécessaire : les survivantes meurent de froid. Leur peloton, autour de la reine, est à peine gros comme une mandarine. Ailleurs, provision et couvain ont été abandonnés. Là, il n'y a plus que des cadavres d'abeilles. Des colonies entières ont, ici, été retrouvées vides.

Selon les endroits, 50 à 80 % des ruchers sont perdus ». C'est ce qu'ont déclaré, hier, Bertrand Théry, l'apiculteur de Serres, membre de la commission nationale apiculture, rejoint par d'autres professionnels et des éleveurs de la Confédération paysanne 09. Sur les 30 apiculteurs professionnels de l'Ariège, 25 sont touchés par cette mortalité particulière.

Dès la fin de l'été, les apiculteurs avaient constaté une mortalité inhabituelle dans des zones de montagne sauvage, jusqu'ici épargnées. Le phénomène est allé en s'aggravant, pour culminer en décembre.

Intoxication à la perméthrine

« Après s'être interrogé sur nos pratiques apicoles, le fait que l'hécatombe se situe à proximité des zones d'élevage, nous a fait envisager que les désinfectants utilisés dans la lutte contre la propagation du moucheron qui transporte le virus de la fièvre catarrhale pouvaient être en cause, ont expliqué les apiculteurs. Nous avons alors effectué des prélèvements d'abeilles fraîchement mortes pour les envoyer au laboratoire d'analyses du CNRS, à Solaize.
La conclusion est sans appel : intoxication à la perméthrine à des doses justifiant la mortalité des colonies ».

On retrouve cette molécule dans les produits pulvérisés sur les étables et leurs abords, dans les véhicules de transport ; ce fut l'un des moyens de prophylaxie dans la lutte contre la FCO.

L'alerte ariégeoise dans le monde apicole régional et national, a fait remonter le problème. Actuellement, en France, concernée sur tout son territoire par la maladie de « la langue bleue », on constate des mortalités hivernales importantes d'abeilles. C'est le cas dans l'Aude, l'Aveyron, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales… mais aussi dans le Nord.

« Nous souhaitons que cesse la désinfectation et que l'on s'intéresse au renforcement des défenses immunitaires des troupeaux, ont dit apiculteurs et éleveurs présents à Serres. On a, jusqu'ici privilégié le souci économique non le souci sanitaire ».

Présent, le Directeur départemental des services vétérinaires, M. Jabert a annoncé qu'une mission d'évaluation composée de deux enquêteurs de la Brigade nationale d'Enquête vétérinaire et phytosanitaire (BNEVP) arrivait en Ariège, pour deux semaines. Objectif : effectuer la corrélation entre la mortalité observée et les pratiques de désinsectisation qui ont été mises en œuvre.


http://www.ladepeche.fr/article/2009/02 ... illes.html
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Re: Les abeilles

Message non lupar Domi » mar. 26 mai 2009, 12:05

Des fleurs riches en pollen semées pour sauver les abeilles


Des plantations sur les anciennes vignes améliorent la santé des abeilles et de la terre Comment enrayer la surmortalité des abeilles ? Ces insectes attaqués de toute part ont heureusement leurs défenseurs. Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles rassemble en France 300 apiculteurs, agriculteurs et organisations agricoles et apicoles qui ont le même objectif : enrichir l'alimentation des abeilles en variété et en qualité pour développer leurs défenses immunitaires, en semant des fleurs sur des terres en jachères.

En Languedoc-Roussillon, le Réseau s'est associé à la vigneronne Florence Guy, du château de Coujan, à Murviel-lès-Béziers (Hérault) pour semer des espèces riches en pollen et en nectar sur 20 hectares que l'agricultrice avait arrachés en 2005. « Pas assez rentables », soupire la vigneronne. Elle décide alors de trouver une solution « pour que le milieu naturel ne se ferme pas et pour convertir la surface arrachée en une production qui rapporte ».

Avec Sonia Trinquier, de l'association Mosaïque, qui s'occupe entre autres de valorisation paysagère, elle plante des semis de fleurs à titre expérimental : radis fourrager, phacélie, moutarde, sainfoin, trèfle... De nombreuses fleurs sont testées. « Le but est de parvenir à un milieu végétal qui se régénère seul. »

De plus, un apiculteur du coin, Dominique Chiapono, accepte d'installer trente ruches à 300 m des champs de fleurs. « Nous voulions aussi enrichir le milieu naturel pour trouver un début de réponse à la surmortalité des abeilles due, entre autres, à la monoculture et au manque de variétés de fleurs. C'est donc pour cela que j'ai travaillé en collaboration avec le Réseau. » Le coût de l'expérimentation a été pris en charge par le Réseau.

Enfin, c'est pour la viticultrice, « une façon d'avancer vers l'agriculture biologique, puis biodynamique » qu'elle souhaite mettre en place pour ses 70 ha de vignes.

Trois ans plus tard, les résultats de l'expérimentation sont « probants. Nous avons prouvé qu'en modifiant seulement 0,5 % de l'aire de butinage des abeilles, les couverts mellifères (qui sécrètent du nectar) contribuent jusqu'à 90 % des apports quotidiens des abeilles en pollen. Ainsi, l'apiculteur associé à notre projet n'a pas eu besoin de déplacer ses ruches depuis trois ans et n'a perdu que 7 % de son cheptel contre 30 auparavant ».

Antonia JIMENEZ

http://www.jacheres-apicoles.fr

Source: http://www.midilibre.com/articles/2009/ ... illes.php5
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Re: Les abeilles

Message non lupar Domi » mar. 26 mai 2009, 12:05

Effondrement spectaculaire des populations d’abeilles au Japon


Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Alors que le phénomène de disparition des abeilles semblait épargner le Japon, c’est un effondrement de 50% du nombre de colonies qui vient d’y être constaté.
Détectée pour la première fois aux Etats-Unis en 2006, le phénomène appelé syndrome d’effondrement des colonies semble faire suite à la réduction la réduction inhabituelle du nombre d’insectes pollinisateurs (car guêpes et bourdons sont aussi affectés). Comme une pandémie, il s’est rapidement étendu en Europe puis à Taiwan.

Les causes de cette surmortalité, qui prend des proportions préoccupantes, restent pourtant mystérieuses. Ou plus exactement, rien ne permet de faire émerger, parmi la quarantaine de causes potentielles pointées du doigt par l’Afssa, un facteur particulier. Aussi, face à cet inconnu, l’ampleur que vient de prendre le phénomène au Japon inquiète.
Un sondage récemment effectué sur 2.500 apiculteurs membres de la Japanese Beekeeping Association a montré que 25% d’entre eux avaient subi des « pertes soudaines d’abeilles » à grande échelle.

« Il y a eu des pertes d’abeilles à petite échelle depuis maintes années, mais un effondrement massif comme celui qu’a connu les Etats-Unis en 2006 est très inhabituel », s’alarme Kiyoshi Kimura, du National Institute of Livestock and Grassland Science, insistant sur l’importance d’étudier soigneusement le phénomène au Japon.
Au-delà du miel

Amateurs de miel, comme toutes les populations humaines de la planète, les Japonais en consomment plus qu'ils n'en produisent. Le point le plus inquiétant pour les agriculteurs nippons est la répercussion de la raréfaction des abeilles sur la pollinisation des cultures, indispensable pour une grande variété de fruits et légumes abondamment cultivés dans le pays.

Selon Osamu Mamuro, éleveur d’abeilles et fournisseur de ruches dans un but de pollinisation, les populations d’abeilles se sont brusquement réduites au point qu’il pense devoir réduire de moitié ses livraisons, mettant ainsi en difficulté une bonne partie de ses clients agriculteurs. « Si cela continue, ce sera la fin de mon commerce », constate-t-il.
En tout état de cause, la situation annonce déjà une augmentation significative des denrées alimentaires dans l’éventualité où les fermiers seraient contraints de polliniser manuellement, ou si les fournisseurs étaient obligés de remplacer une partie de leur stock disponible par de l’importation.

Pollinisatrice au travail... Source Commons

Des statistiques imprécises

Paradoxalement, un article publié le 7 mai dernier dans la revue Current Biology par le chercheur argentin Marcelo Aizen et son collègue canadien Lawrence Harden, rédigé sur la base des statistiques de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), fait état d’une augmentation de 45% du nombre de colonies d’abeilles à l’échelon mondial.
Comment expliquer une telle différence ? Il existerait, selon les chercheurs, une évolution très contrastée des populations apicoles au niveau mondial, les réductions – très réelles – constatées aux Etats-Unis et en Europe étant compensées par une hausse importante en Chine, en Argentine et au Canada. « Les tendances enregistrées aux Etats-Unis et en Europe ont été très médiatisées, mais la réalité est hétérogène. Le déclin des abeilles n'est pas un phénomène mondial, et on ne peut pas parler de crise de la pollinisation au niveau global », a expliqué Marcelo Aizen au journal Le Monde, soulignant que cela ne contredit pas l’existence de « véritables problèmes biologiques dans certains pays, mais souligne que les solutions devraient être trouvées au niveau local et non global ».

Bernard Vaissière, directeur du laboratoire de pollinisation et écologie des abeilles à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) d'Avignon, et qui s'était déjà exprimé dans Futura-Sciences sur le déclin des populations d'abeilles, relativise cet avis et remet en cause la précision des statistiques de la FAO : « Il faut avoir conscience des limites des statistiques de la FAO, qui reposent sur les données fournies par les pays, a-t-il expliqué dans Le Monde. Or, même au niveau national, nous avons le plus grand mal à disposer de données fiables ».

Il cite en exemple celui d’apiculteurs perdant brusquement une partie de leur cheptel. Habituellement, afin de subir le moins de pertes de revenus possible, ils remplacent rapidement les colonies mortes. Si le recensement est effectué après ce remplacement, les pertes ne sont pas enregistrées. Il met aussi en cause la façon dont les différents pays communiquent leurs chiffres, parfois avec quelques corrections. Et de citer l’exemple de la Chine, qui surévalue systématiquement les données en matière de pêche.

La perspective d’une future crise de la pollinisation n’est toutefois pas écartée. Car même si la population d’abeilles a augmenté depuis 1961 au niveau global, ce qui reste à démontrer, la part des cultures dépendant exclusivement des abeilles pour la pollinisation a augmenté de 300% dans la même période. Dans l'entretien qu'il avait accordé à Futura-Science, Bernard Vaissière citait une étude internationale sur l'importance de la pollinisation par les insectes dans l'agriculture mondiale, un sujet imparfaitement connu. « Seules 25% des cultures n’en dépendent pas du tout (principalement les céréales comme le blé, le maïs et le riz), nous expliquait-il. Au total, c’est 35% de la production mondiale de nourriture qui provient de cultures dépendant de la pollinisation par les insectes. »

http://www.futura-sciences.com/fr/news/ ... xtor=RSS-8


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