La race de Belfort

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Karine
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La race de Belfort

Message non lupar Karine » sam. 08 août 2009, 8:08

Conformément au nouveau partenariat que nous avons passé avec le journal de La Terre de chez nous, nous avons à présent de droit de publier certains de leurs articles et voici le premier que j'ai choisi :

De la rive gauche de la Saône à la Suisse, des Vosges aux Alpes, il existait autrefois trois races de bovins : la race comtoise ou tourache dans le Jura, la race fémeline dans la vallée de la Saône et la bressane dans les Dombes.

Certes, au XVème siècle, des éleveurs venus de Suisse s'installent dans le Haut-Doubs ; pourtant, c'est au XVIIIème siècle que des éleveurs anabaptistes, venant du pays de Berne et poussant devant eux des bovins, arrivent sur les terres montbéliardaises. Ce sont eux qui furent les véritables artisans de la race montbéliarde. Les premiers sont issus des anabaptistes chassés de Suisse et de régions allemandes par le traité de Spire en 1529. On confond alors les pacifistes et les partisans fanatiques de Jean de Leyde et de Thomas Münzer. Expulsés en 1671, ils trouvent refuge en Alsace et dans le Palitinat. Les seconds sont de paisibles partisans de Menno Simonis vivant en Hollande. Ces derniers, ainsi que les premiers cités plus haut, furent appelés mennonites.

Pour la montbéliarde, certains parlent de croisements effectués avec la race simmetanl, voire le schwirtz venue du canton de Vaud en Suisse. Les travaux menés par les mennonites aboutissent à la création de la race d'Alsace qui n'a rien de commun avec la simmental d'Alsace créée entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle. Jusqu'en 1870, Joseph Graber exposait son bétail sous l'appellation de race d'Alsace. Après la guerre de 1870-1871 et l'annexion de l'Alsace et de la Lorraine par l'ennemi, cette race devient étrangère. Joseph Graber réunit un conseil de famille afin de prendre une décision. Cette race pouvait s'appeler la race de Belfort, mais le petit Territoire occupé ne peut alors devenir indépendant tant que le France n'a pas réglé les 5 milliards de francs or exigés par le traité. De même, les éleveurs de la région belfortaine ne montrent pas trop d'empressement pour cette appellation. C'est alors que le nom de race montbéliarde est décidé. Tous se souviennent que le prince de Montbéliard a accueilli autrefois leurs ancêtres pourchassés en 1708.

En 1778, au concours agricole de Langres, Joseph Graber présente un animal du Pays de Montbéliard et il obtient alors la possibilité de faire classer un lot de vaches sélectionnées sous le nom de "race montbéliarde". Le comice agricole de Montbéliard de 1889 apporte la renommée nécessaire à la montbéliarde grâce à la présence de Jules-François-Stanislas Viette, natif de Blamont, député du Doubs et ministre de l'Agriculture qui intervient pour accélérer le dépôt des statuts du Herd Book de la race cette même année.

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