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Economie et autres faits de société en Franche-Comté
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Perle39
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Et encore 98

Message non lupar Perle39 » jeu. 20 avr. 2006, 17:51

Fermetures d'usine : Saint-Lupicin sur la liste noire

La nouvelle a été officialisée mardi. Le site industriel de Mecaplast fermera ses portes d'ici la fin de l'année. Quatre-vingt-dix-huit emplois sont concernés.

Les 98 salariés de Mecaplast à Saint-Lupicin vont faire les frais d'un important plan de restructuration des sites du groupe en France, considéré comme l'un des leaders européens de l'équipement automobile.
D'autres seront également concernés dont celui de Izernore dans l'Ain mais « à plus long terme » expliquait, hier, Jean Philippe, directeur des relations humaines Mecaplast Group. Cette fermeture d'usine pourrait donc être la première d'une longue série, Mecaplast prévoit de supprimer, d'ici fin 2008, près de 700 emplois au sein de son groupe qui en compte 8000 environ dans 47 pays.

Quant au site jurassien, la direction assure être, pour l'instant « dans une phase d'informations avec les partenaires sociaux » sans préciser un quelconque calendrier de rencontres. Cependant, elles pourraient avoir lieu dès la fin de cette semaine, ou au plus tard, en début de semaine prochaine.

Dès le rachat du site jurassien au groupe Neyr Plastiques en 2002, l'équipementier d'automobile Mecaplast ne tardait pas à connaître des difficultés financières, d'où la suppression d'une quarantaine d'emplois sur l'unité lupicinoise, décidée au printemps 2005. Le plan social s'était soldé par 18 licenciements et 7 départs volontaires. Pour Jean Philippe, « nous traversons, actuellement, un marché de l'automobile incertain. »

Des menaces de débrayage
Des reclassements au sein du groupe Mecaplast en France et à l'étranger doivent être proposés aux 98 salariés et un plan de réindustrialisation du site n'est pas exclu.
Christophe Bourillon, secrétaire du CE et délégué syndical CFDT se veut optimiste. « Nous espérons que les accords signés en 2005, seront reconduits en 2006. »
Ainsi, si cela en était le cas, un salarié qui comptabilise 25 ans de présence dans l'entreprise, outre ses indemnités obligatoires en cas de licenciement économique, obtiendrait une prime exceptionnelle de 20 000 euros. Hier, les représentants syndicaux espéraient « entamer les négociations le pus rapidement possible. »

« Le travail continue normalement. Tous les acteurs doivent se sentir responsables et si nous ne pouvons aboutir à un accord satisfaisant, des actions de débrayages, voire de grèves peuvent être envisagées. »



Izernore touché aussi

Parmi les 454 suppressions de postes du groupe Mecaplast, le site d'Izernore est également concerné. Jean Philippe tient à préciser : « deux types de propositions ont été soumis aux partenaires, à court et moyen terme c'est-à-dire 2006 et 2007 et à plus long terme. Le site d'Izernore est concerné par l'éventuelle suppression de 55 postes de structure, dans l'état actuel des prévisions. Maintenant on ne peut pas aller plus loin ».
Le site de production de l'Ain représente environ 380 employés.




60 %
C'est environ le pourcentage des 98 futurs employés licenciés qui résident sur le territoire de la Communauté de communes le Plateau.
2e entreprise
En terme d'emplois, Mecaplast est la deuxième entreprise qui emploie le plus de main-d'oeuvre sur la commune, après la société Bourbon.
9 000 m2
Le site de Mecaplast est implanté sur une surface de 9 000 m2, d'où la difficulté de trouver un repreneur susceptible d'en accepter la totalité.
25 %
Mecaplast a rapporté à la commune, en 2004, près de 70 000 euros de taxe professionnelle, soit 25 % environ du total.
85 %
Mecaplast et Bourbon représentent à eux deux, 85 % de la taxe professionnelle encaissée par la commune.

Source : http://www.leprogres.fr

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Message non lupar Perle39 » jeu. 27 avr. 2006, 18:42

La Franche-Comté va payer un lourd tribut social à la crise de l'automobile


Suppressions de postes, fermetures d'usine, menaces de délocalisation : les salariés de l'industrie automobile en Franche-Comté vont payer un lourd tribut à la crise du secteur, selon les experts et syndicalistes interrogés par l'AFP.

Pour ces spécialistes du secteur, la stagnation des ventes de véhicules en France, le recul de la production (-3,9% entre février et janvier) conjuguées à la flambée des prix du brut fragilisent le sort des 36.500 salariés de l'automobile en Franche-Comté, soit un emploi industriel sur trois dans la région, selon l'Insee.

La fermeture de l'usine PSA Peugeot Citroën de Ryton (Grande-Bretagne) a renforcé l'inquiétude des syndicats de voir le groupe, qui concentre 70% des salariés de la filière en Franche-Comté et fait vivre nombre d'équipementiers automobiles, se désengager de la région au profit de l'Europe de l'Est.

« De 1990 à 2003, l'industrie automobile a été le poumon de la Franche-Comté et a contribué à asseoir son rang de première région industrielle », indique Patrice Perron, responsable de la conjoncture à l'Insee. « Mais une page est manifestement en train de se tourner ».

Pour l'heure, les équipementiers automobiles de la région sont les plus touchés : fermeture annoncée de l'usine Mecaplast (98 salariés) ; suppressions annoncées de 77 postes chez Rencast et de 130 autres chez Visteon; 80 postes menacés, selon la CGT, chez Wagon Automotive; tensions chez Delphi et chez Faurecia.

De son côté, PSA aurait supprimé depuis le début 2006 quelque 1.000 postes d'intérimaires sur le site de Sochaux, selon la CFDT.

« On n'a jamais vu ça dans la région », affirme Jacques Bauquier, secrétaire régional de la CGT, qui incrimine « la logique de PSA qui délocalise et fait pression sur les équipementiers pour qu'ils baissent les prix ». Résultat, selon lui: « Les salariés restent sur le carreau. »

« Le temps où, dans la région, on se disait " L'automobile nous donnera toujours un emploi " est révolu », regrette Jean-Paul Even, responsable CFDT sur le site de Sochaux.

A l'Insee, M. Perrin prévoit « une baisse continue pour l'emploi en 2006 » mais espère « un rebond» en 2007. « Les Peugeot 607 et 307 produites à Sochaux arrivent en fin de vie. L'activité va rester atone jusqu'à l'arrivée de la 308 l'année prochaine », pronostique-t-il.

Responsable à la chambre de commerce et d'industrie, Marc Vuillet prédit, lui, une « casse bien plus durable » sur l'emploi. « Le marché français de l'automobile est saturé », analyse-t-il. « Le mouvement de PSA vers l'Est et l'Asie pour conquérir des marchés émergents est une tendance lourde ».

« On ne pourra pas sauver cette industrie telle quelle, comme on n'a pas pu sauver l'industrie horlogère dans les années 70. Il faut dès maintenant penser à des solutions de reconversion pour accompagner l'inéluctable mutation du tissu industriel », estime M. Vuillet.

« On reconnaît l'utilité d'investir dans d'autres pays, sur des marchés émergents », assure M. Even de la CFDT. « Mais PSA et ses équipementiers doivent assumer leur responsabilité sociale: ils doivent maintenir leur activité dans la région jusqu'à ce que de vraies possibilités de reconversion existent ».

Source : http://www.tageblatt.lu

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Message non lupar WebMezzo.Net » lun. 09 oct. 2006, 17:38

Et puis fermer les frontières n'empêchera pas les autres de répliquer.

Le problème, c'est que nous critiquons tous la mondialisation, mais que faisons-nous dans les rayons des supermarchés ? Nous achetons les produits les moins chers sans se soucier de leurs provenances.
Nous consommons vite et mal.
Nous achetons des produits pourris qui durent moins longtemps. Et moi, le premier.
J'en suis à mon 3ème tire-bouchons qui me reste entre les mains.
Et impossible de trouver ces vieilles râpes à fromage en métal bien solide.
Le dernier en plastique m'a pété dans les doigts avec le fromage qui a fait un magnifique vol plané sur la table.

Nous en arrivons à un point où nous n'avons même plus le choix entre la qualité et la daube.
Faudra-t-il revenir à l'artisanat pour avoir de la qualité en France ?

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Message non lupar Bisontin la vertu » lun. 09 oct. 2006, 21:29

Je plussoie !
Commençons par acheter de façon raisonné en respectant les saisons, privilégiant les producteurs locaux, évitant les grandes surfaces quitte à faire quelques sacrifices par ailleurs.


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