Péri-urbanisation

Economie et autres faits de société en Franche-Comté
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Thierry39
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Péri-urbanisation

Message par Thierry39 » mar. 19 juin 2007, 11:11

LES DEPECHES LE PROGRES

Article du mardi 19 juin 2007

Le nord Jura prisé par les Bisontins


L'herbe est-elle plus verte dans le pré voisin ? Elle est en tout cas moins chère pour les Bisontins qui sont de plus en plus nombreux à s'installer dans le département voisin


Habiter à la campagne n'est parfois pas un rêve de citadin mais une contrainte liée à la flambée des prix en ville. C'est le cas de Besançon où les habitants viennent s'installer le long de la RD 673 dans le nord de Jura, de Dampierre jusqu'à Orchamps, éloignées de trente à quarante kilomètres de la boucle.
« Le phénomène de périurbanisation, qui correspond au fait d'aller d'habiter à la campagne autour des villes, s'accentue. Si la population des trois plus grandes villes de la région recule, la croissance des communes de moins de 10 000 habitants est plus soutenue que lors de la décennie précédente, en particulier, pour celles situées dans l'aire urbaine de Besançon », révèle une étude de l'Insee Franche-Comté datant de décembre 2006.
Cette étude précise que cet essor démographique a été le plus fort dans les communes de moins de 2 000 habitants, du sud de la Haute-Saône et de l'est du Doubs. Mais il est également visible dans le nord du Jura où la population de Dampierre est passée de 999 en 1999 à 1 157 en 2004. A Lavans-lès-Dole, elle a augmenté de cent habitants en 12 ans. A Orchamps, ce phénomène se vérifie à travers la création d'un lotissement de vingt-neuf parcelles. « Il n'en reste plus que deux à vendre et les permis de construire ont été délivrés à 80 % à des Bisontins », indique Christian Richard, le maire.

Des prix attractifs
Cette évolution n'est pas passée inaperçue dans les agences immobilières. « Les Bisontins n'ont plus le choix compte tenu de leur budget. Ils ont compris qu'il fallait parcourir plus de kilomètres pour trouver un terrain. Il y a quatre ans, ils s'arrêtaient à Dampierre. Aujourd'hui, ils viennent jusqu'à Orchamps. Même les maisons dans les villages où les gens ne voulaient pas s'installer, comme Gendrey ou Etrepigney, se vendent très bien maintenant », analyse Krystel Amiotte de l'agence « Patrimoine, terre et conseil » à Orchamps dont la clientèle est à 70 % bisontine.
Leur profil ? « Des jeunes couples, 30-35 ans, avec un budget entre 150 et 170 000 euros » selon l'agent immobilier. Et plus les acheteurs s'écartent des villes, plus ils trouvent un logement à portée de leur bourse. « Pour une maison vendue entre 240 et 280 000 euros à Besançon, ils trouveront l'équivalent entre 140 et 165 000 à Lavans-lès-Dole », note Dominique Gremmel, responsable de l'agence Orpi à Dole. Pour le maire d'Orchamps, il n'y a pas que le prix qui décide les ménages : «Les bourg sont devenus plus attractifs. A part une piscine, on dispose de tous les équipements culturels et sportifs nécessaires et il y a une vie associative intéressante ». Une vie associative que le maire souhaite prolonger grâce aux nouveaux venus.

Sandrine Bavard
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Message par Karine » mar. 19 juin 2007, 12:54

Merci pour tes articles Thierry39, c'est super !

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Thierry39
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Message par Thierry39 » mar. 19 juin 2007, 13:08

Merci Karine, mais je n'ai pas beaucoup de mérite : je consulte tous les jours le site du Progrès et un copier/coller est vite fait.
Dommage que L'Est Républicain et Le Pays soient devenus payants ...
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Message par Karine » mar. 19 juin 2007, 13:53

Je ploussoie...

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Message par Beuillot » mer. 20 juin 2007, 0:52

Je suppose que le phénomène se généralise en France.Des maisons et des petits immeubles poussent de façon hallucinante depuis environs 3 ans dans un rayon de 50 km autour de Strasbourg et les prix des terrains ont explosé.Aux alentours de Saverne,le prix de l'are dépasse allègrement les 20 000 euros,voire 25 000,et il suffit de faire quelques km pour passer en Moselle et ces prix sont divisés par 5 (enfin,c'était le cas il y a encore un an mais,j'imagine que la situation ne peut que s'équilibrer).J'ai acheté un appart' neuf sur plan au centre-ville de Stras il y a 4 ans et demi à 2250 euros le m2.Un immeuble va se construire à 40m du mien : 3300 minimum le m2,voire plus!





*** Message édité par Beuillot le 28/01/2008 21:10 ***
Si j'y suis t'été, c'est pas pour y rêtre.

Comme ça. Pour rien.
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Message par Thierry39 » ven. 25 janv. 2008, 10:09

L'ALSACE LE PAYS
http://www.lalsace.fr

Alsace
Urbanisation : l'Alsace doit réduire sa consommation de terrains

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L'habitat s'étale, mais devient de moins en moins individuel, comme ici à Habsheim. Photo Thierry Gachon

800 hectares ont disparu, chaque année, entre 1982 et 2000, au profit des zones d'activité et de l'habitat. Voici quelques tendances lourdes d'une étude sur l'urbanisation en Alsace, présentée aujourd'hui à Strasbourg.

Inexorablement, l'urbanisation a grignoté l'espace alsacien. Entre 1982 et 2000, 14 300 hectares - 1,7 % de la superficie régionale - ont été consommés pour la construction de logements et de locaux d'activité, soit environ 800 hectares par an, l'équivalent d'une commune comme Entzheim. Ou, plus imagé encore : deux fois le ban communal de Strasbourg en 18 ans. Moins frénétique que dans les années 1960 et 1970, la consommation foncière, si l'on y ajoute les infrastructures routières, s'élève à plus de 1 000 hectares par an. Deux fois plus rapide dans le Bas-Rhin que dans le Haut-Rhin, le rythme d'accroissement de la tache urbaine a conduit à un étalement qui touche surtout l'agglomération strasbourgeoise, la région de Molsheim-Obernai et la bande rhénane Nord.
« On consomme en général plus de terrains, analysent en bonne logique les deux agences d'urbanisme ADEUS à Strasbourg et AURM à Mulhouse, parce que la population augmente et que l'économie est en croissance. C'est vrai pour l'agglomération de Strasbourg. Mais ailleurs, l'équation ne se vérifie pas toujours ».

De la « sobriété » à la « surconsommation »
Les auteurs pointent une « surconsommation foncière » - ils n'emploient pas le terme de gaspillage, mais c'est de cela qu'il s'agit - dans plusieurs secteurs bas-rhinois et distinguent, dans le Haut-Rhin, la « sobriété » du secteur Rhin-Vignoble-Grand Ballon.
Globalement, en Alsace, « on consomme plus de foncier qu'il y a 30 ans, ce qui, dit autrement, signifie que le nombre d'emplois et d'habitants par hectare urbanisé a baissé ». 37 % des surfaces aménagées servent à créer de l'activité, une part qui ne représentait que 25 % dans les années 60 et 70.
Pendant ce temps, la population s'accroît. Avec 12 000 habitants nouveaux par an depuis le début de la décennie 1990 (contre 16 000 dans les années 60), la dynamique démographique a repris de la vigueur. Où s'exprime-t-elle le plus fortement ? Désormais un peu partout. « Les années 90, révèle l'étude, sont celles de la généralisation de la croissance à quasiment l'ensemble du territoire régional ». Ce qui - verre à moitié plein - dynamise des secteurs éloignés des zones urbaines, mais produit aussi des effets pervers puisque les déplacements s'allongent de plus en plus entre le lieu de vie et celui du travail, faisant augmenter les émissions de gaz à effet de serre : là, le verre se vide...


Lucien Naegelen
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Re: Péri-urbanisation

Message par Thierry39 » lun. 12 janv. 2009, 13:06

L'EST REPUBLICAIN

Article du samedi 10 janvier 2009


Le dernier recensement a compté près de 3.000 habitants supplémentaires dans l'Aire urbaine, dont la population est désormais de 306.383 habitants.

Les résultats du dernier recensement, officiels depuis le 1er janvier, confirment l'augmentation de la population dans l'Aire urbaine.
La croissance est de l'ordre de 1% avec 306.383 habitants pour 2006 en population municipale (personnes domiciliées dans les communes) contre 303.471 en 1991, soit près de 3.000 personnes en plus. Ces résultats ont fait l'objet d'une note approfondie de la part du Syndicat mixte de l'Aire Urbaine (SMAU), qui a engagé depuis 2007 une démarche de veille au sujet des évolutions démographiques en collaboration avec l'INSEE.
Le Territoire de Belfort voit sa population augmenter de 2,75% (+ 3.800 habitants), le Pays d'Héricourt de 4,55% (+ 867 habitants) tandis que la partie du Doubs de l'Aire urbaine régresse de 1,2% ( -1.800 habitants).
Pour cette dernière partie, il convient de relever que la communauté d'agglomération Pays de Montbéliard (CAPM) connaît une érosion de 2,8% (- 3.400 habitants), tandis que les trois communautés de communes du Doubs connaissent, eux, une forte croissance (+ 8,29% pour les Balcons du Lomont, + 9,25% pour les Trois-Cantons et + 9,87% pour la Vallée du Rupt).
Le secteur de Pont-de-Roide est stable.
Dans le Territoire de Belfort, c'est principalement la communauté de communes du bassin de la Bourbeuse qui connaît une forte augmentation (+ 15,40%). La communauté d'agglomération belfortaine (CAB) progresse de 2,43%, la communauté du Tilleul de 7,51%, celle du Pays sous-vosgien de 9,43%, celle de la Haute-Savoureuse de 3,92%. La communauté de communes du Sud Territoire est la seule qui perd des habitants, avec un recul de 1,92%.
Pour le SMAU, l'évolution relevée tend à montrer que « le mouvement de périurbanisation commencé dans les années 90 se poursuit imperturbablement malgré les contraintes liées au transport ».
Il semblerait « que l'Aire urbaine fonctionne comme un bassin de vie intégré et que les pertes de population repérées çà et là peuvent être expliquées par la relocalisation interne des habitants, particulièrement des agglomérations vers les zones périphériques » note le rapport.
En extrapolant ces tendances, le SMAU prévoit une stabilisation de la population de l'Aire urbaine aux alentours de 307.000 habitants d'ici quinze ans et prédit une légère baisse à partir de 2020. « Deux tendances lourdes accompagneront cette évolution : un vieillissement de la population et une hausse continue du nombre de ménages ».
Si les communes proches des deux pôles urbains ont une tendance à grossir, il n'en est pas de même des pôles secondaires, à l'exception de Héricourt (+ 230 habitants). Delle (- 7,7%), Giromagny (-0,6%), Pont-de-Roide (- 3%), Colombier-Fontaine (-4%) perdent de la population.
Parmi les 12 villes de plus de 5.000 habitants, seules quatre (Belfort, +1% ; Seloncourt, +1,9 % ; Valdoie, +3,25 % et Héricourt, + 2,25%) sont en augmentation.
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Philippe PIOT
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Re: Péri-urbanisation

Message par Thierry39 » mar. 13 janv. 2009, 8:21

LE PAYS
www.lepays.fr

Article du mardi 13 janvier 2009


Recensement : 306383 habitants dans l'Aire urbaine

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L’Aire urbaine Belfort, Montbéliard et Héricourt est actuellement peuplée de 306 383 habitants. Photo Jérôme Gil

Les chiffres officiels du dernier recensement valable pour l’année 2006, publiés par l’Insee le 1er janvier, indique une légère croissance (0,96 %) de la population de l’Aire urbaine qui compte officiellement 306 383 habitants. Soit 2912 de plus qu’en 1999.

« L’Aire urbaine fonctionne comme un bassin de vie intégré. Les pertes de populations ça et là peuvent être expliquées par la relocalisation interne des habitants, particulièrement des agglomérations vers les zones périphériques. »
Dans une note rédigée à partir des nouveaux chiffres du dernier recensement publié le 1er janvier 2009 par l’Insee, le Syndicat mixte de l’Aire urbaine (Smau) dresse ainsi un premier bilan démographique de l’Aire urbaine venant corroborer les résultats de deux études prospectives commandées par le Smau en 2007.
Établis à partir d’une nouvelle méthode d’enquête et donnant l’état de la population en 2006 (lire encadré), les nouveaux chiffres de l’Insee sont venus confirmer les tendances observées par les spécialistes.
Premier constat : la population de l’Aire urbaine Belfort-Montbéliard enregistre une croissance de près de 1 % (0,96 %) par rapport au dernier recensement de 1999 tandis que la Franche-Comté dans son ensemble a bénéficié d’une croissance de 3 % (1 150 624 habitants en 2006 contre 1 117 059 en 1999). Avec un total de 306 383 habitants en 2006, l’Aire urbaine compte en 2006, 2912 personnes de plus qu’en 1999.
Le Nord-Est Franche-Comté, qui accueille donc 27 % de la population franc-comtoise sur moins de 8 % de son territoire, reste donc un territoire très peuplé avec une densité moyenne de 247 hab./km² (contre 71 hab./km² en Franche-Comté et 113 hab./km² pour la France).

À l’échelle départementale, le Territoire de Belfort connaît une progression de 2,76 % (+ 3800 habitants), la partie haut-saônoise de l’Aire urbaine de 4,56 % (+ 867 habitants) tandis que le Doubs enregistre un recul de 1,18 % (- 1800 habitants).
Autre constat : le phénomène de périurbanisation déjà constaté lors du recensement de 1999 se poursuit. Les chiffres montrent, en effet, une évolution contrastée entre les deux pôles urbains centraux (Belfort et Montbéliard) qui représentent 70 % de la population, d’une part, et les territoires périphériques, d’autre part.
En effet, les deux agglomérations de l’Aire urbaine perdent 1170 habitants. Une perte de 0,55 % imputable à la communauté d’agglomération du pays de Montbéliard qui a vu, à elle seule, sa population diminuer de 3410 habitants depuis 1999 tandis que la communauté de l’agglomération belfortaine enregistre une hausse de 2,43 % (94 366 en 2006 contre 92 123 en 1999).
En revanche, la couronne des neuf communautés de communes périphériques connaît une croissance moyenne de 4,5 % (+ 4000 habitants).
Dans le Territoire, la communauté du Bassin de la Bourbeuse connaît une croissance de 15,40 %, + 9,43 % pour le Pays sous-vosgien, + 7,51 % pour le Tilleul et + 3,92 % pour la Haute Savoureuse.
Même constat pour les communautés de communes du secteur de Montbéliard : + 9,87 % pour la Vallée du Rupt, + 9,25 % dans les Trois Cantons et + 8,29 pour les Balcons du Lomont. Seule exception, la communauté de commune du Sud-Territoire a perdu 390 habitants au cours de ces sept années (- 1,92 %).
Lorsqu’on affine encore l’échelle d’étude, on constate que le phénomène de périurbanisation touche d’abord les villes principales. En effet, huit des douze communes de plus de 5000 habitants ont enregistré une variation négative sur la période 1999-2006. Seuls, Valdoie (+ 3,24 %), Héricourt (+ 2 %), Seloncourt (+ 2 %) et Belfort (+ 1,23 %) échappent à cette tendance.
À l’inverse, Montbéliard, à l’image de sa communauté d’agglomération, a perdu 1035 habitants entre 1999 et 2006 (- 4) %. Bethoncourt (- 8,43 %), Valentigney (- 7,65 %) et Delle (- 7,71 %) enregistrent les plus fortes pertes.
Même constat pour les pôles urbains secondaires qui ne semblent pas profiter de la croissance démographique des territoires périphériques. Beaucourt (- 5,48 %), Colombier-Fontaine (- 4 %), Pont-de-Roide de Roide (- 3 %) ou encore Giromagny (- 0,55 %) sont également déficitaires.



Héricourt progresse, Champagney franchit le cap des 3500 habitants

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La population du Val de Gouhenans a progressé de… 80 %. Photo Sylvain Michel

Entre 1999 et 2006, la population d’Héricourt est passée de 10 133 à 10 361 habitants. Une croissance modeste (+2 %) qui suffit pour confirmer la cité teufionne en tant que seconde ville du département derrière Vesoul (16 370 âmes contre 17 091 sept ans plus tôt). La communauté de communes du Pays d’Héricourt se situe dans une bonne dynamique avec une évolution globale de +4,56 % alimentée notamment par Mandrevillars (qui compte 202 habitants, +44 %), Verlans (136, +25 %), Tavey (394, +19 %), Champey (817, +15 %) ou Couthenans (787, +10 %), Saulnot (686, -3 %) et Chenebier (685, -1 %) basculant dans la balance des négatifs.
Le solde reste largement avantageux puisque la CCPH, profitant d’un transfert de population des départements voisins, principalement du Territoire de Belfort, progresse de plus de 850 habitants (de 18 786 à 19 643).
Orientée à la hausse, la cote de Champagney (de 3310 à 3552) s’accompagnera d’un changement notable au niveau des élections municipales puisque le scrutin plurinominal laissera place à un scrutin proportionnel de liste à deux tours — sans panachage — pour choisir 27, et non plus 23, conseillers.
Lure, la sous-préfecture de la Haute-Saône (8352, -4 %), a poursuivi un déclin constaté depuis le recensement de 1990. Démographiquement, le départ du 1er régiment de Dragons, en 1997, n’a par ailleurs été que partiellement compensé par l’arrivée d’un escadron de gendarmerie mobile.
Cette évolution contraste avec celle du canton de Lure-Sud qui est à l’honneur grâce, entre autres, à Andornay (+28% de 148 à 190), Frotey-lès-Lure (+18% de 502 à 591), Magny-Jobert (+30% de 69 à 90), Magny-Vernois (+17% de 1023 à 1200) qui bénéficie de l’activité de Faurecia et Vétoquinol, Roye (+10% de 1127 à 1236) ou encore du Val de Gouhenans qui a presque… doublé le nombre de ses administrés (+80% de 35 à 63).
Autant de villages qui devraient encore développer leur attractivité grâce à l’ouverture, prévue en 2010-2011, de la 2x2 voies entre Lure et Héricourt.

S.M.



Légère érosion dans le pays de Montbéliard

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300 nouveaux logements sont prévus dans le quartier du Mont-Chevis. Photo P.L.

De 1999 à 2006, le pays de Montbéliard perd près de 3 % de la population. En l’espace de 30 ans, la population du Pays de Montbéliard est passée chute de 135 000 âmes à moins de 120 000. Explication : le parc immobilier ne répond plus aux attentes des ménages et les prix y sont élevés. D’où le départ des familles vers les communes périphériques. Entre 1999 et 2006, ces dernières connaissent une évolution positive : autour de 10 % pour la Communauté de communes de la Vallée du Rupt, celle des Balcons du Lomont et celle des Trois-Cantons. L’enjeu pour l’agglomération est de mettre en chantier entre 800 et 1000 logements par an pour compenser la baisse.
Montbéliard enregistre une perte de 4 % passant de 27 510 en 1999 habitants à 26 535 en 2006. Cette érosion est liée à la destruction de nombreux logements sociaux, notamment sur le quartier de la Petite-Hollande. 234 logements démolis pour 120 reconstruits. Désormais la volonté de la Ville qu’une reconstruction suive une démolition.
Par ailleurs, depuis deux ans, de nombreux programmes sont sortis de terre. C’est le cas du Mont-Chevis. À terme 300 logements devraient sortir de terre sur 25 hectares.
Par ailleurs, Jacques Hélias, maire, défend ses nouvelles orientations dont un des axes forts est la création de logements sociaux au centre-ville. Une opération est prévue à la Place Saint-Martin autour de la construction de 15 logements, à partir de 2010.
Douze autres logements non encore localisés devraient voir le jour à partir de 2011. Il est question des Blancheries et de la Lizaine. En outre, un éco quartier sortirait de terre vers l’école de police.
Taillecourt fait un bond de 41 %. 1045 Taillecourtois aujourd’hui contre 743 en 1999. Cette explosion est liée à la création de 150 nouveaux logements attirant majoritairement des retraités délaissant maisons pour un appartement. Pour faire face à cette forte progression, la Ville a dû embaucher les personnes dans les services.
Étupes, passée sous la barre fatidique des 3500 pour cause d’implosion d’immeubles à la Montagne, a déjà remonté la pente. Selon le maire, la commune serait autour de 4120 habitants (chiffre 2008). Ce qui lui a rapporté un complément de 70 000 € au titre de la Dotation globale de fonctionnement.

Patricia Louis



Belfort tire son épingle du jeu, le Sud-Territoire est à la peine

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Foussemagne est la commune qui a le plus gagné d’habitants. Photo C.M.

Les grandes communes de l’Aire urbaine qui n’ont pas enregistré une baisse de leur population entre 1999 et 2006 sont peu nombreuses. Belfort en fait partie : la cité du lion a gagné 619 habitants (+1,23%) en sept ans. C’est cependant Valdoie qui tire le mieux son épingle du jeu : la commune avec 5000 habitants enregistre la plus forte progression parmi les grandes communes de l’Aire urbaine (+3,24%).
Dans le Territoire, seule, en fait, la Communauté de communes du Sud-Territoire perd des habitants (-1,92 %). Delle fait partie des communes qui enregistrent les plus fortes baisses (-7,71 %), tout comme Beaucourt (-5,48 %) où, selon Cédric Perrin, le maire, la baisse est constante depuis des années, et ce bien avant 1999.
« On essaie de stopper le phénomène », souligne l’élu qui évoque les constructions de logements en cours ou prévus.
Le logement, Françoise Bouvier, le maire d’Offemont, en parle également : dans le département c’est sa commune qui a le plus perdu d’habitants entre 1999 et 2006 (-15,27 %). La ville, du coup, passe en dessous du seuil des 3500 habitants, ce qui a un impact certain, notamment sur le niveau de la dotation globale de fonctionnement.
« C’est transitoire, souligne l’élue. Nous sommes dans une période charnière. Dans le cadre de la rénovation urbaine nous avons démoli beaucoup de logements et nous n’avons pas encore tout reconstruit ».
La question des seuils ne concerne pas qu’Offemont : plusieurs communes à l’instar de Lachapelle-sous-Rougemont ont changé de taille et gagné, par exemple, plusieurs sièges de conseillers municipaux — modification qui n’entrera cependant en vigueur qu’aux prochaines élections municipales.
Restent les bonnes notes : les communes qui ont le plus gagné d’habitants. La timbale revient à Foussemagne (+48%). « C’est une volonté municipale », explique Louis Massias, le maire qui évoque, notamment, la construction de trois nouveaux lotissements. À Vellescot (+41,46%), le premier magistrat, Jean-Claude Bourouh, a, lui, une autre façon d’expliquer l’attractivité de sa commune : « C’est un charmant petit village, avec un comité des fêtes très dynamique, une très bonne ambiance, un maire très sympathique et… très modeste ! »

C.M.
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