EXPOSITION LES PAPIERS

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CrowFoot
Une cuillère pour goûter
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EXPOSITION LES PAPIERS

Message non lupar CrowFoot » mar. 10 nov. 2015, 9:58

Du 14 au 22 novembre 2015 se tiendra a l’Espace Gianni Toti d’Hérimoncourt une exposition de cinq artistes rassemblés sous l’égide l’auteur photographe Christophe Bohème autour du thème : « Les Papiers ».
Ce sera en effet le support d’expression commun à tous.
En cette époque triomphante du numérique et du virtuel tous asymuts, le support papier retrouve une certaine vogue ainsi que le dessin d’ailleurs. On le constate à travers un certain nombre d’expositions consacrées à cet antique moyen de communication.
Dans cette présentation riche de diversité, chaque artiste, que ce soit par la photo, le dessin, le volume, la couleur ou le noir et blanc proposera un panel de son «monde» et de son mode créatif en rapport à une extériorité ou à une intériorité, les deux ne s’excluant pas mais dialoguant ensemble.
Nous en avons un exemple frappant dans le travail photographique de Christophe Bohème qui par ses paysages de forêt en grands formats couleurs, parvient, tout en étant au plus près de la matière secrète de la nature et de ses métamorphoses, à faire passer une vision personnelle, soutenue par une idée en acte, celle-là même que L. de Vinci nommait «Cosa mentale». L’abstraction sensible est visée. Son objectif capte une lumière transfigurée. Pour notre plaisir, il saisit avec le plus grand bonheur le fugitif, le temporel, extrait de la «gangue immonde», la chose de gloire qui s’y terre, comme l’écrit magnifiquement A. Jarry.
Pour Danièle Carrel, artiste suisse, sa présentation de volumes à la texture de papier chinois, carton etc… évoque plutôt des choses d’une grande légèreté d’âme, comme venues d’ailleurs, d’une région plus qu’humaine, habitée de lumière apaisante mais non exempte d’étrangeté… Le coté apparemment fragile de ses « sculptures » de forme conique ou autre n’empêche pas, bien au contraire une qualité de présence très forte et interrogative… Ces «cocons», comme elle les appelle sont vides mais pleins de vie, de souvenirs, de souffles vécus. Comme des enveloppes humaines ou animales, mais spirituelles qui nourrissent une transmission des étapes de notre vie, précise-t-elle. L’aspect récupération de matériaux à l’heure de la consommation et des déchets proliférant est aussi très important pour elle.
Anne Marie Quemar, quant à elle a un parcours dont le matériau prédominant est le papier le plus commun, issu aussi du «social» : journaux, revues etc … Elle s’en sert pour tresser, tricoter, des trames chatoyantes témoignant d’une opiniâtreté digne d’une Pénélope mais qui ne reviendrait pas sur son métier. Fil et mots sont les mots-clés de sa démarche. Elle transpose également ses structures arachnéennes en métal ou en terre. Elle entoure des branches végétales de papiers en s’inspirant de la nature, de même dans de grands dessins au fusain faisant penser à des rhizomes (Deleuze n’est pas loin), larges radicelles ou algues flottant au gré de leur destin ! La liaison et la déliaison paraissent être des pôles essentiels dans son écriture plastique.
Darko Vulic, artiste également suisse, né en Bosnie, a derrière lui de multiples recherches à partir de la tâche. Sur des papiers journaux, dessiner autour des taches de marc de café turc lui rappelant l’atmosphère des cafés à Sarajevo fut le signal inaugural de son art. Puis des mousses, des pierres, il tire des animaux, des figures, des symboles.
Un univers magique affleure à nos yeux qui renoue avec de très anciens temps et d’anciennes croyances. Avec Darko Vulic, les esprits animaux chamaniques renaissent de leur cendre et viennent déposer leurs signes sur le papier.

Railtisse (J.C. Sitler), graphomane, moète et prociférateur, lui, joue sur les deux registres du graphisme et de l’écriture mais séparément, même s’ils participent du même univers. Il présentera une série de dessins en noir et blanc, au rotring appelée « Théatries ». Ce sont des scènes, paysages diffractés où des personnages, être hybrides, moqueurs, coquins, dansent, volent, s’affichent en liberté, sortis des coulisses de ce qu’on pourrait appeler avec Freud « l’autre scène ». Il y a une invitation à être le metteur en scène imaginaire d’une histoire dont les paroles ont fui la représentation. Quelques « graphomanies », longs rouleaux d’une ménagerie pré-humaine, hiéroglyphique ponctueront les dessins. Ils participent également de l’obsession de Railtisse pour un monde sans début ni fin.

Christophe Bohème - Auteur Photographe - http://www.christophe-boheme.fr
Darko Vulic - Plasticien - http://www.darkovulic.ch
Danièle Carrel - Aquarelliste - http://www.danielecarrel.ch
Jean Hubert Sitler - Graphomane
Anne Marie Quemar - Plasticienne

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