Signaux Girod à Bellefontaine (39)

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Perle39
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Signaux Girod à Bellefontaine (39)

Message non lupar Perle39 » mer. 15 juin 2005, 17:40

Un siècle de signalisation émaillée

La société familiale, implantée à Bellefontaine, va fêter un siècle d'existence les 30 juin et 1er juillet prochain : six cents salariés sont invités.

Il est loin le temps où Arsène Girod, ouvrier peintre sur émail, s'installa à son compte à la sortie de Morez.
C'est pourtant sur cette époque, que les actuels dirigeants, arrière-petits-enfants du fondateur de l'entreprise, vont se retourner à la fin du mois.

Aujourd'hui, le groupe Signaux Girod, présidé par Philippe Girod, est le premier fabricant français de signalisation émaillée. Le deuxième européen, derrière le groupe Plastic Omnium.
Les derniers résultats annoncés, à l'automne 2004, faisaient état d'un chiffre d'affaires de près de 110 millions d'euros ( 2 %, avec un résultat net de 7,2 millions d'euros, en hausse de 51 % par rapport à 2003).
A cela deux explications très simples : le groupe a soldé il y a deux ans ses actions dans la lunetterie "Airesse", une activité déficitaire. Et 2004 était une année d'élections locales. Une période toujours faste pour l'entreprise. « Les élus font alors beaucoup d'efforts dans ce qui se voit », glisse Philippe Girod

Un marché qui stagne
L'entreprise a d'excellents résultats, une structure de bilan quasiment parfaite, avec un faible niveau d'endettement.
Seulement le marché est aujourd'hui stagnant, et les Signaux Girod en occupent une bonne part (22 %), pour neuf concurrents (en guise de comparaison, il y a une soixantaine de fabricants homologués en Espagne). « Nous avons fait le ménage, commente Philippe Girod. En implantant nos filiales, nous avons pris la place de nos concurrents »
Derniers sites en date : ceux de Niort, début 2003, et de Nice, à l'été 2003. Sans compter l'agrandissement de l'usine de Bellefontaine, en juin 2004.

Trois acquisitions étudiées
« La situation actuelle, quelque part, est frustrante pour des dirigeants.
Nous ne pouvons croître qu'à travers des acquisitions,
explique le président. Nous avons étudié plusieurs possibilité de rachats récemment, mais nous avons buté sur les prix ».

Le groupe a par contre développé de nouveaux créneaux en dehors de la signalisation émaillée, et évolue vers des équipements pour routes et espaces urbains.
C'est le cas de « Girod Line » qui s'inscrit sur le marquage au sol.

Au Canada, les filiales de Québec et d'Ottawa travaillent sur la mise en place d'équipements de sécurité de chantiers (amortisseurs d'impact, séparateurs de voie, panneaux à message variable).

Le groupe a également trouvé une autre destination aux plaques émaillées, avec la création de décorations de façades personnalisées, comme pour sa propre usine de Bellefontaine, ou pour le lycée Victor Hugo de Besançon.

Cent ans plus tard, savoir-faire et esprit d'initiative sont restés les maître mots de la famille Girod.

Le pari du développement de l'automobile
Arsène Girod a fondé l'entreprise en 1905, en se lançant dans la fabrication de plaques et numéros de rue, de chiffes de cadrans d'horloge.
Il mourut en 1915, laissant son fils de 15 ans, Marceau Girod, à la tête de l'entreprise.
La plaque mortuaire représente longtemps après la première guerre mondiale, près de 50 % de l'activité de la « maison Girod ».

Les premiers employés, un tôlier et une femme peintre, sont embauchés dans les années 40. Michel et Pierre Girod intègrent la société en 1943 et 1950, à 13 et 17 ans.

La société parie sur le développement de l'automobile et produit ses premiers panneaux de signalisation routière en 1952.
En 1962, elle compte une quinzaine de salariés et passe le cap de la réflectorisation.

En 1967, la société devient « Signaux Girod » et s'installe à Bellefontaine, avec une trentaine d'employés, en 1969.
Elle rachète "Chelle Signalisation", de Toulouse, inaugurant une série d'implantations. Michel et Pierre Girod succèdent à leur père. Marceau Girod décède en 1973.

Les Signaux Girod, introduits au second marché dans les années 80, développent au début des années 90 leurs filiales à l'étranger.
Depuis 1994, le groupe est dirigé par Philippe et Claude Girod, les fils de Pierre et Michel, et José Camelin.

Source : http://www.leprogres.fr

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Le groupe « Signaux Girod »
Il compte 26 filiales ou établissements secondaires : 19 en France, 7 à l'étranger (Espagne, Portugal, République tchèque, Hongrie, Roumanie, Canada).
Il emploie environ 1 200 personnes, dont 250 sur le site de Bellefontaine (26 000 m2).

Organigramme
Le directoire est présidé par Philippe Girod, Claude Girod et José Camelin occupant les fonctions de directeurs généraux.
Michel Girod, Véronique Girod et Valérie Conclois en sont membres.
Le conseil de surveillance est dirigé par Pierre Girod (président) et Michel Girod (vice-président). Jacqueline Labourier et Hervé Girod en sont membres.

La clientèle
Le groupe travaille avec les collectivités locales et territoriales, l'Etat (D.D.E.), les sociétés autoroutières, la SNCF et la RATP, les sociétés de BTP, les architectes et designers, les hôpitaux, les écoles, les musées.

Petites commandes
Paradoxalement, le montant moyen des 2 000 commandes mensuelles n'excède pas les 1 000 euros sur le site de production de Bellefontaine.
L'entreprise peut répondre à des demandes personnalisées. « Nous sommes des épiciers », sourit Philippe Girod.

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